09 mars 2010 - 00H24  

Rein: plus d'une personne sur 1.000 traitée par dialyse ou greffe
Le nombre de personnes traitées par dialyse ou greffe rénale, pour insuffisance rénale chronique terminale, est estimé en France au 1er janvier 2009, à 68.000, soit plus d'une personne pour 1.000, selon le Réseau épidémiologie et information en néphrologie (Rein).
Le nombre de personnes traitées par dialyse ou greffe rénale, pour insuffisance rénale chronique terminale, est estimé en France au 1er janvier 2009, à 68.000, soit plus d'une personne pour 1.000, selon le Réseau épidémiologie et information en néphrologie (Rein).

AFP - Le nombre de personnes traitées par dialyse ou greffe rénale, pour insuffisance rénale chronique terminale, est estimé en France au 1er janvier 2009, à 68.000, soit plus d'une personne pour 1.000, selon le Réseau épidémiologie et information en néphrologie (Rein).

Plus de la moitié (54%) de ces personnes sont traitées par dialyse, l'autre moitié étant porteuse d'un greffon rénal, selon les données du registre du Rein publiées mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), à la veille de la Journée mondiale du Rein du 11 mars.

Le réseau, qui dépend de l'Agence de la biomédecine, relève "d'importantes différences régionales", avec des taux d'insuffisance rénale chronique terminale plus élevés dans le Nord-Est et plus bas dans l'Ouest.

Ces différences semblent liées à des critères sociaux et médicaux, montre une étude en cours dans 71 départements. Ainsi, une augmentation de 1,3% de la proportion de personnes recevant le revenu minimum d'insertion est associée à une augmentation de l'incidence de 11% de l'insuffisance rénale chronique terminale.

Le diabète est la maladie associée la plus fréquente, puisqu'il touche 40% des patients.

Une autre étude, également publiée dans le BEH, met en évidence une augmentation "significative" de l'âge des patients débutant une première dialyse : en quatre ans (2004-2007), l'âge moyen est passé de 66,7 ans à 68,4 ans.

Dans un éditorial, le Pr Maurice Laville (hôpital Edouard Herriot, Lyon), appelle par ailleurs à "enrayer le déclin de la dialyse autonome". "Globalement, la proportion de patients traités par méthodes +autonomes+, à domicile et hors centre, décroît régulièrement", souligne-t-il.

Au 31 décembre 2008, 60% des dialyses se faisaient en centres de dialyse, le mode le plus médicalisé, selon une analyse du Registre Rein pour la période 2005-2008.

La dialyse péritonéale (une solution est injectée dans le péritoine du patient, puis évacuée), réalisée à domicile, la plus autonome, continue, elle, de stagner (8%).

Fermer