Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • En direct : Cameron promet des pouvoirs élargis à l'Écosse

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

Planète

L'ONU place le Giec sous surveillance

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/03/2010

L'ONU a demandé à une organisation scientifique de renom basée aux Pays-Bas de superviser les travaux du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), dont les récentes erreurs ont ravivé les critiques des climato-sceptiques.

AFP - L'ONU a chargé mercredi une organisation scientifique internationale de renom de superviser les travaux de son organe spécialisé sur l'évolution du climat, récemment critiqué pour des erreurs, tout en réaffirmant la réalité du réchauffement climatique.
   
Le secrétaire général, Ban Ki-moon, a annoncé avoir demandé au Conseil inter-académique (InterAcademy Council, IAC), basé aux Pays-Bas, d'effectuer une étude "sur les procédures et méthodes" suivies par le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec).
   
Celui-ci, lauréat du prix Nobel de la Paix et dont les recherches servent de base à la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCCC), a été attaqué par les sceptiques du réchauffement climatique après avoir reconnu avoir commis une "regrettable erreur" en affirmant dans un rapport en 2007, que les glaciers de l'Himalaya "pourraient disparaître d'ici 2035, voire avant".
   
Son directeur, l'Indien Rajendra Pachauri qui préside par ailleurs une société de conseil, a aussi été accusé d'être en position de conflit d'intérêt, ce qu'il dément.
   
"Que ce soit bien clair: la menace posée par le changement climatique est réelle. Rien de ce qui a été affirmé ou révélé dans les médias récemment ne modifie le consensus scientifique de fond sur le changement climatique", a affirmé M. Ban à la presse.
   
"Et cela ne diminue pas non plus l'importance du travail du Giec", a-t-il ajouté.
   
Reconnaissant l'existence "d'un petit nombre d'erreurs" dans le rapport de 2007, M. Ban a affirmé n'avoir vu "aucune preuve crédible qui permette de remettre en cause ses conclusions". Ce rapport affirmait que les activités humaines étaient pour une large part responsables du réchauffement.
   
"Nous devons agir sur la base des meilleures données scientifiques possible. Nous devons assurer une totale transparence, exactitude et objectivité et minimiser le potentiel d'erreur", a cependant dit M. Ban pour expliquer sa décision.
   
A ses côtés, M. Pachauri a indiqué que le Giec travaillait à son 5e rapport, qui devra "satisfaire à des critères scientifiques objectifs, crédibles et solides".
   
Affirmant que son groupe était "réceptif et sensible" aux récentes critiques, il a salué la décision de M. Ban qui permettra au Giec de "renforcer le processus de préparation de ses rapports".
   
Il a lui aussi réaffirmé cependant que les erreurs commises ne remettaient pas en cause les conclusions passées des travaux du Giec.
   
L'ONU avait annoncé le 26 février à Nusa Dua (Bali, Indonésie) son intention de "solidifier" les recherches sur lesquelles se base l'UNFCCC, pour tenter de calmer la polémique sur les travaux du Giec, surtout présente aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
   
L'IAC, dont le secrétariat est à Amsterdam, produit des rapports sur les grandes questions scientifiques, technologiques et sanitaires de notre temps à l'intention des gouvernements et des organisations internationales.
   
Son conseil de direction se compose notamment des présidents de 15 académies des sciences de différents pays.
   
Son co-directeur, Robbert Dijkgraaf, a déclaré à la presse que la tâche de l'IAC sera d'assurer qu'à l'avenir, les Etats recevront du Giec "des conseils scientifiques bien fondés".
   
Soulignant que l'IAC se bornerait à recommander des améliorations des procédures du Giec, il a fixé à fin août la date de remise de son rapport.

 

Première publication : 10/03/2010

  • ENVIRONNEMENT

    Le Giec admet une "erreur regrettable" sur la fonte des glaciers de l'Himalaya

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)