Dernière modification : 10/03/2010 

- Fashion week - Mode - Paris


Un panégyrique à la féminité signé Elie Saab

Un panégyrique à la féminité signé Elie Saab

Point final de la Fashion Week parisienne, les robes du Libanais Elie Saab ont pris leurs quartiers d'automne-hiver au jardin des Tuileries. Pour y dessiner les "contours de la femme mystérieuse"...

Par Daphné SEGRETAIN (texte)
 

Cliquez pour voir quelques modèles

Bio express d'Elie Saab

Cet aîné d'une famille de cinq enfants passe son temps à dessiner des croquis pour ses sœurs. Des jeux d'enfants aux premiers coups de ciseaux, le styliste en herbe se fait un carnet d'adresses dans sa ville natale, Beyrouth. Il a tout juste 18 ans lorsqu'il fonde, en 1982, son premier atelier de couture au Liban. Le succès des créations ultra-féminines de l'artiste autodidacte dépasse rapidement les frontières libanaises. En 1998, Elie Saab devient membre invité du calendrier des collections avec sa ligne de prêt-à-porter. Installé à Paris depuis 2002, le styliste libanais inaugure en 2005 sa nouvelle maison de couture en plein centre-ville reconstruit de Beyrouth.
 

Entre la place de la Concorde et le Louvre, le jardin des Tuileries accueille, ce mercredi, dernier jour de la Fashion Week parisienne, le sombre chapiteau sous lequel se jouent les collections de prêt-à-porter féminin pour l’automne-hiver 2010-2011 du couturier libanais Elie Saab. Le programme annonce une kyrielle de modèles, dont "la ligne coule le long du corps comme un trait de fusain".

Dès les premiers passages, on reconnaît le coup de crayon d’Elie Saab. Qu’elles soient de tulle ou de crêpe de laine, les robes à longueurs variées épousent les silhouettes longilignes. Robes à manches courtes, robes bustier, robes asymétriques... Le styliste, chouchou des tapis rouges, étoffe un vestiaire toujours plus élégant. Les mannequins, vissés dans leurs escarpins à bout pointu, noirs bien sûr, s’émancipent au fur et à mesure des passages. Les robes se fendent jusqu’en haut de la cuisse, les décolletés savamment découpés font place aux V ultra-plongeant dans le dos.

Drapés de déesse grecque

De crêpes de laine en tulles et dentelles, les robes se désépaississent tout en étant de plus en plus travaillées. Un imprimé ton sur ton, qui évoque les feuillages, court comme du lierre à la surface du corps. Elie Saab se fait poète et parle d’une femme qui "éveille l’esprit de la forêt".

Rompant le rythme effréné d’une déclinaison de robes toujours plus voluptueuses, des ensembles vestes et jupes ou pantalons font leur apparition sur le podium. Le haut est un boléro structuré qui joue avec les fermetures Eclair. Le bas change : petit short, pantalon ultra-moulant ou pantalon à pinces. Quand la femme Elie Saab n’est pas en robe, elle demeure sexy à souhait.

Dans cette maison, les tenues de soirée sont des "robes de grands soirs". Le couturier s’amuse avec les matières et les couleurs. Rouge amarante, vert mélèze, bleu paon et noir métallique, les drapés de déesse grecque, qui laissent entrevoir un cou ou une épaule, volent au fil des passages. D’autres robes à paillettes leur donnent la réplique. Déclinés sur cette même palette de couleurs chaudes hivernales, ces modèles lumineux soulignent les épaules avec un jeu de coupe-découpe.

Grège, lie-de-vin et vert feuillage, une dernière série de robes en tulles pailletés joue le flou et la transparence. Cette fin de collection est d’humeur angevine et féminine en diable. Comme à son habitude, Elie Saab signe un prêt-à-porter éternellement chic.

 

Elie Saab décrypte sa collection

 

Commentaires (4)

The legend

You are The BOSS

congratulations

c'est manna de la tunisie; je vous encage de plus pour tes belles collections. bonne chance Illi

Elie Saab

La boutique Elie Saab est grande et belle mais ce ne sont pas les mêmes collections vendues qu'en France, non?

Heu... le terme panégyrique....

Je pense que le mot choisi pour parler de la mode est un peu et même beaucoup mal à propos. Mieux vaux écrire : une ode, ou bien, une éloge, louange... pas panégyrique.

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