URGENT
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10 mars 2010 - 20H13  

Les ténors de la majorité sonnent la mobilisation à Marseille
Les ténors de la majorité ont choisi Marseille, en Paca, pour le dernier grand meeting de la campagne régionale, quatre jours avant le premier tour d'un scrutin qui s'annonce difficile pour l'UMP et ses alliés.
Les ténors de la majorité ont choisi Marseille, en Paca, pour le dernier grand meeting de la campagne régionale, quatre jours avant le premier tour d'un scrutin qui s'annonce difficile pour l'UMP et ses alliés.

AFP - Les ténors de la majorité ont choisi Marseille, en Paca, pour le dernier grand meeting de la campagne régionale, quatre jours avant le premier tour d'un scrutin qui s'annonce difficile pour l'UMP et ses alliés.

Dans une région qui faisait partie de leurs objectifs de reconquête en début de campagne, mais que tous les sondages voient promise au président sortant Michel Vauzelle (PS), Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Laurent Wauquiez, Hervé Morin et les responsables régionaux de l'UMP, dont le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin et le ministre de l'Industrie et maire de Nice Christian Estrosi sont venus déclarer la mobilisation générale.

La réunion publique devait démarrer vers 19H00 au Dôme de Marseille.

Mardi encore, un sondage TNS Sofres/Logica donnait M. Vauzelle vainqueur dans tous les cas de figure au second tour, face au chef de file UMP et député du Vaucluse Thierry Mariani, même si ce dernier devrait devancer son rival PS au premier tour.

Une enquête qui va dans le sens de tous les derniers sondages qui dépeignent une gauche dominante dans les régions métropolitaines, seule la région Alsace, déjà détenue par l'UMP, semblant en mesure de résister à la vague rose annoncée.

Jean-Claude Gaudin, président de la Commission des investitures à l'UMP, reconnaît que ces pronostics "traduisent une désaffection de l'électorat de droite et du centre sur l'ensemble du pays", dans un contexte de crise et d'élections intermédiaires qui "ne sont jamais profitables" à l'exécutif.

L'électorat de droite, a-t-il expliqué à l'AFP, a pu "être un peu déstabilisé par quelques éléments" comme la politique d'ouverture menée par Nicolas Sarkozy depuis 2007 ou certaines réformes en chantier "qu'il faut avoir le courage de faire", comme celle des retraites.

Le Premier ministre François Fillon et les membres du gouvernement, dont huit briguent des présidences d'exécutifs régionaux, se sont activement mobilisés sur le terrain pour défendre l'action gouvernementale et leurs projets régionaux, en épinglant le bilan des régions socialistes (20 sur 22 en métropole), notamment sur les thèmes de la fiscalité, de la sécurité et de l'emploi.

Le président de la République n'a pas hésité à apporter sa contribution, en allant soutenir notamment ses secrétaires d'Etat Hervé Novelli et Alain Joyandet, en Centre et en Franche-Comté, autres régions convoitées par l'UMP.

M. Gaudin espère que cette implication au plus haut niveau permettra un sursaut de l'électorat de la majorité, "comme il avait su se mobiliser aux européennes, en réaction aux excès de l'opposition" dans ses attaques contre Nicolas Sarkozy.

En choisissant, comme lors du scrutin européen de juin (à un tour), une stratégie de rassemblement de toutes les composantes de la majorité dès le premier tour des régionales, la majorité ne peut en effet miser que sur une forte mobilisation pour que "cette dynamique gagnante" fonctionne.

Cette stratégie devrait permettre aux listes de la majorité d'arriver en tête au premier tour dans un grand nombre de régions, fait valoir le maire de Marseille. Même si la droite apparaît minoritaire face au bloc de la gauche qui devra faire l'union entre les deux tours, et un Front national qui semble en mesure de se maintenir au deuxième tour dans plusieurs régions.

En Paca, par exemple, la liste conduite par le leader frontiste Jean-Marie Le Pen, est créditée de 13%.

Jean-Claude Gaudin est catégorique dans son appel à la mobilisation à J-4: "c'est soit la droite républicaine et le centre, soit la gauche. Toute voix pour le Front national est perdue!"

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