Dernière modification : 10/03/2010 

- Nigeria - Religion


Tirs à Jos, des habitants se réfugient dans des casernes de police

Des coups de feu ont été entendus, mardi soir, dans un quartier chrétien de la périphérie de Jos (centre du Nigeria), où la tension est extrêmement vive depuis les tueries qui ont fait plusieurs centaines de morts, le week-end dernier.

Par Hélène DROUET (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

La ville nigériane de Jos connaît une certaine accalmie, mercredi matin, après les coups de feu qui ont provoqué la panique dans le quartier de Tudun Wada, la veille. "Le calme est revenu progressivement dès hier soir", rapporte l’envoyée spéciale de RFI à Jos, Julie Vandal, "mais la tension reste encore très vive ce matin."

Correspondance de Julie Vandal, envoyée spéciale RFI à Jos

Des tirs à l’arme automatique ont éclaté à 21h (heure locale), mardi soir. "Cela a duré 10 minutes, les tirs étaient intenses", témoigne Julie Vandal. "Selon une source policière, cela s’est déroulé dans le quartier de Tudun Wada, majoritairement chrétien, situé à la périphérie nord de la ville. Les habitants suspectent un camion d’être rentré dans le quartier avec des membres de l’ethnie Fulani à bord." Mais selon le témoignage d’une résidente, Joséphine Emmanuel, recueilli par l’AFP, les coups de feu ont été tirés par la police pour disperser des chrétiens criant vengeance.

Des militaires sont descendus dans la zone pour ramener le calme, rapporte la correspondante de RFI, et auraient tiré en l’air pour que les gens rentrent chez eux. "Impossible de savoir si ces tirs ont fait des victimes", poursuit Julie Vandal.

L’alerte donnée, plusieurs centaines d’habitants ont trouvé refuge dans une caserne de police de Bukka Uku, un quartier chrétien de la périphérie de Jos. Les familles sont progressivement rentrées chez elles, mercredi matin, indiquent RFI et l’AFP.

L’armée mise en cause

Ces tensions font suite au massacre perpétué par des Haoussas et Fulanis musulmans dans des villages chrétiens de Dogo, aux alentours de Jos, la nuit de samedi à dimanche. Selon le ministre chrétien de l'Information de l'Etat du Plateau, le bilan est d'au moins 500 morts, mais d'autres sources locales, sécuritaires ou civiles, parlent plutôt de 200 à 400 morts. Des femmes et des enfants ont été tués à la machette ou brûlés.

Ils disent qu'ils les ont attrapés, mais on ne sait pas !
Une habitante de Jos

Mardi, le gouverneur de l'Etat du Plateau, Jonah Jang, a accusé l'armée de ne pas être intervenue à temps et d'avoir ignoré les signaux d'alerte. "J'ai reçu un rapport à 21h00 (samedi, ndlr) qui faisait état de mouvements de gens armés aux alentours des trois villages, et j'ai transmis au commandant de l'armée qui m'a dit qu'il allait envoyer des troupes", a-t-il expliqué à des journalistes à Abuja.

La zone a été déclarée, dimanche soir, en état d'alerte maximum sur ordre du président par intérim Goodluck Jonathan. Elle était déjà en partie sous couvre-feu de 18h00 à 06h00 depuis de précédentes violences en janvier, où plus de 300 musulmans ont été tués par des chrétiens.

Les autorités locales ont annoncé les arrestations de 95 personnes, dimanche soir. Le président par intérim a congédié son conseiller à la sécurité, le général Sarki Mukhtar.
 

Analyse d'une spécialiste du Nigeria à l'université d'Oxford
Commentaires (8)

nigeria

je ne crois pas que c'est une guerre religieuse qu'il enlève la religion dans leur affaire personnel.

CENSURE

MERCI DE ME CENSURER, UNE FOIS DE PLUS...
MON COMMENTAIRE N'AVAIT RIEN D'OUTRANCIER
BRAVO LE POLITIQUEMENT CORRECT GENERALISE

massacres au nigeria

il faut que les nigerians,chretiens ou musulmans comprennent que nous sommes tous egaux devant et seul la tolerance permettra de vivre en harmonie dans une paix durable

Réaction par rapport aux massacres de Jos.

Nous pensons que c'est trés regrettable quand nous voyons toutes ces vies humaines périrent pour des raisons qu'on ne peut pas expliquer.
Je ne suis pas d'accord avec ceux qui évoquent toujours des raisons d'ordres coloniales car après un demi-siècle d'indépendance nous devons avoir une autre vision de l'occident.D'autres priorités nous interpellent aujourd'hui c'est l'éducation,la formation,l'emploi,la santé,la sécurité alimentaire et l'épanouissement des peuples africains.
Nous pensons qu'il est urgent de se prendre en charge de ne pas se constituer en victime et surtout de se constituer en véritable acteurs et faire abstractions de nos croyances et développer nos pays respectifs.
L'urgence est aujourd'hui d'éviter ces politiciens démagogues qui ne roulent pour la plupart que pour les occidentaux.
Et il est important de se rappeller de la phrase du Dalai-lama je cite: "quand te vous perdez ne perdez pas la leçon "

pourquoi l'afrique

je suis un jeune ivoirien.je ne comprens pas l'afrique et ses enfants.la guerre les querelles les rebellions.tout ça pour l'interait d'une seule personne et la personne c'est les presidents afriquain.merci

a regarder avec attention

Les communications moderne rend facile la manipulations de ses massacre, depuis lointains. On voit bien une operations diriger depuis l'exterieures, biensure par les elements de l'Islam radicale. Nous devront regarder avec serieux cet avant signe d'un pareille probleme qui tombera sur l'Occident, et cela dés que la demographie soit propice. Et SVP, France24, cesse de censurer les poste lucide et serieux.

Tirs à Jos, des habitants se réfugient dans des casernes de poli

Il est triste que les vieux démons qui hantent le Nigérie depuis des lustres font encore autant de morts. Peut-on croire que ces personnes qui se disent chretiennes ou musulmanes le soient véritablement? Je n'ai rien contre la Bible et Coran, contre Jésus et Mahomed, seleument ce que je crois c'est que toutes ces personnes ne vivent pas en accord avec les enseignements de leur religion, c'est tout simplement dommage...

arreter la violence

c,est vraiment une honte pour l,afrique .les nigerians ne changeront jamais.

Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet

 
 
 
Fermer