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FRANCE

Tollé après les propos de Gérard Longuet sur le profil du futur président de la Halde

Vidéo par France 2

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 11/03/2010

L'opposition condamne les propos du chef de file des sénateurs UMP qui a souhaité, mercredi, que le futur président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité soit issu du "corps français traditionnel".

Gérard Longuet ne semble pas très enthousiaste à l’idée que Malek Boutih prenne la relève de Louis Schweitzer à la tête de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). Serait-ce en raison de leur appartenance à des partis politiques rivaux que le sénateur de la Meuse, président du groupe UMP au Sénat, rejette la candidature du socialiste, favori pour le poste ?

Il n’en est rien. D’après Gérard Longuet, Malek Boutih, qui est certes un homme "de grande qualité", n’est "pas le bon personnage" car "il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de nos compatriotes".

"La Halde, cela veut dire que c'est la France qui s'ouvre aux populations nouvelles. Schweitzer est un vieux protestant, parfait !", a expliqué Gérard Longuet dans une interview diffusée hier sur France Info et La chaîne parlementaire, avant d’ajouter : "Si vous mettez quelqu’un de symbolique pour ouvrir la France à l’extérieur, c’est rater l’opération".

Des déclarations qui ont suscité un tollé immédiat dans l’opposition, mais aussi au sein de son propre parti.

"Un discours aux relents racistes"

Harlem Désir, secrétaire national chargé de la coordination au Parti socialiste (PS), a demandé à l'UMP de "condamner ces propos", dénonçant un discours raciste et anti-républicain.

"En assimilant les Français d'origine étrangère à des citoyens de second rang, Gérard Longuet tient un discours intolérable, aux relents racistes, qui justifie et légitime les discriminations", affirme-t-il dans un communiqué.

"Ces propos sont bien plus qu'un dérapage. Il s’agit d’une véritable théorie raciale totalement contraire à l'idée de la Nation républicaine et à l'égalité des droits entre les citoyens de toutes origines", a-t-il encore ajouté.

Pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, cette "remarque est d'un autre siècle. Ce n'est pas un cas isolé. Il n'y a plus de hasard. Cette famille politique est malade de son rapport au Front national. Quelque chose s'est déverrouillé après le débat sur l'identité nationale, qui sent particulièrement mauvais", a-t-il réagi sur Public Sénat.

De son côté, l’UMP a pris ses distances avec Gérard Longuet. "Ces propos n’engagent que lui", a estimé sur France Info le porte-parole du parti présidentiel, Dominique Paillé.

Dérapages à répétition

Face à l’ampleur prise par la polémique à quatre jours du premier tour des élections régionales, Gérard Longuet a tenté de rectifier le tir en présentant ses excuses à Harlem Désir et Malek Boutih.

"J'ai simplement exprimé le désir que l'ouverture d'esprit soit portée par une personnalité moins politique et parfaitement sereine, en qui puissent et doivent se reconnaître tous nos compatriotes dans leur diversité et dans leur unité", a-t-il ajouté.

Gérard Longuet n’en est pas à son premier dérapage. En novembre 2008 déjà, il avait provoqué la polémique en assimilant l’homosexualité à la pédophilie : "C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut des formes nouvelles de sexualité dans l'école [l’homosexualité, ndlr] et qu'on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête", avait-il alors affirmé.

Louis Schweitzer, qui a quitté la présidence de la Halde lundi dernier, avait rappelé, lors de sa dernière intervention, que l’origine ethnique restait le principal facteur de discrimination dans la société française...

Première publication : 11/03/2010

  • FRANCE

    La Halde ne connaît toujours pas le nom de son futur président

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