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AFP - La vasque des jeux Paralympiques d'hiver s'enflammera vendredi à Vancouver, marquant le lancement des compétitions pour plus de 500 athlètes handicapés venus de 45 pays, chacun d'entre eux porteur d'une histoire personnelle hors du commun.
Succédant aux Olympiens dont la grande fête a pris fin le 28 février, ils seront 383 hommes et 123 femmes, selon le dernier décompte, à s'affronter pendant neuf jours en ski alpin, biathlon et ski de fond à Whistler et en curling en fauteuil roulant et en hockey sur luge à Vancouver, a indiqué à l'AFP un porte-parole des organisateurs, Chris Boyes.
Ils seront encadrés par plus de 500 entraîneurs et membres des comités paralympiques nationaux.
Pour relancer l'intérêt des médias, les jeux ont été simplifiés, le nombre de médailles réduit et les athlètes classés en trois catégories seulement: assis, debout et déficients visuels.
C'est la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean qui ouvrira les jeux Paralympiques au stade BC Place et cinq mille artistes participeront au spectacle qui suivra.
"Les athlètes eux-mêmes m'ont inspiré", a dit à la presse le créateur du show Patrick Roberte. "Nous voulons que les spectateurs et les athlètes soient emportés par la magie quand nous célébrerons leurs histoires incroyables et les encouragerons à réaliser leurs rêves".
La cérémonie doit rappeler l'histoire des jeux Paralympiques, baptisés ainsi en l'honneur des athlètes paraplégiques, mais dont le nom est interprété aujourd'hui comme mettant en valeur leur caractère "parallèle" par rapport aux JO.
Leur origine remonte à une compétition de tir à l'arc organisée en 1948 dans un hôpital britannique pour vétérans souffrant de blessures à la colonne vertébrale. Leur popularité croissant, en 1960 ils ont été tenus à Rome, site des jeux Olympiques d'été cette année-là. Les premiers jeux Paralympiques d'hiver ont été organisés en 1976 à Örnsköldsvik en Suède.
Les participants doivent souffrir de handicaps importants: un ou plusieurs membres amputés, blessures à l'épine dorsale, déficience motrice, paralysie cérébrale, vue fortement affaiblie. Des personnes atteintes de sclérose en plaques ou de dystrophie musculaire sont également admises.
Il s'agit souvent d'anciens soldats, de victimes d'accidents de la route et de survivants de maladies graves. En même temps, beaucoup sont professionnellement actifs.
Le biathlète français Georges Bettega, 47 ans, a confié récemment à l'AFP qu'il devait se lever régulièrement à 4 heures du matin pour s'entraîner, tout en continuant à travailler comme chirurgien à Grenoble. Atteint à l'âge de trois mois d'une poliomyélite, il avait perdu l'usage de ses jambes.
Jean Labonté, auteur de programmes informatiques et porte-drapeau de la délégation canadienne, est l'une des locomotives de l'équipe en tant que capitaine de l'équipe de hockey sur luge, médaille d'or à Turin-2006. Agé aujourd'hui de 40 ans, il avait perdu une jambe dans sa jeunesse à cause d'un cancer des os.
Il risque de trouver face à lui Alexi Salamone, 22 ans, né en Ukraine, qui avait perdu ses deux jambes à la suite de l'accident nucléaire de Tchernobyl, et a été adopté par une famille américaine à l'âge de six ans. Le match de hockey sur luge entre Américains et Canadiens risque de susciter de fortes émotions, l'équipe à la feuille d'érable ayant battu celle de l'Oncle Sam en finale olympique.







