14 mars 2010 - 10H28  

Procès Concorde: le tribunal va approfondir l'examen des responsabilités
Le tribunal correctionnel de Pontoise va approfondir à partir de mardi l'examen des responsabilités dans l'accident du Concorde qui avait fait 113 morts en 2000, avec notamment la perte d'une lamelle tombée d'un DC10 de Continental Airlines, un des principaux prévenus.
Le tribunal correctionnel de Pontoise va approfondir à partir de mardi l'examen des responsabilités dans l'accident du Concorde qui avait fait 113 morts en 2000, avec notamment la perte d'une lamelle tombée d'un DC10 de Continental Airlines, un des principaux prévenus.

AFP - Le tribunal correctionnel de Pontoise va approfondir à partir de mardi l'examen des responsabilités dans l'accident du Concorde qui avait fait 113 morts en 2000, avec notamment la perte d'une lamelle tombée d'un DC10 de Continental Airlines, un des principaux prévenus.

L'accusation maintient que cette pièce, tombée de l'appareil qui avait décollé de Roissy quelques minutes avant le supersonique, a déclenché l'accident du Concorde qui a roulé dessus.

En fin de semaine, le tribunal a commencé à aborder le volet "responsabilités éventuelles, volet américain", qui doit durer dix audiences soit jusqu'au 27 mars, et notamment la perte de cette lamelle en titane.

La semaine prochaine, il devrait entendre Stanley Ford, 70 ans, accusé en tant que chef d'équipe chez Continental Airlines d'avoir validé une réparation effectuée sur cette pièce par John Taylor, sans contrôler son travail. Ce dernier est poursuivi pour avoir confectionné et posé la lamelle en titane "en violation des normes en vigueur".

La semaine passée, Air France, compagnie exploitante du Concorde et partie civile au procès, a affirmé que la reconstitution de l'accident réalisée Continental Airlines, était une "fiction" visant à "manipuler le public".

La semaine précédente, Continental Airlines avait projeté devant le tribunal correctionnel, une reconstitution en 3D de l'accident survenu le 25 juillet 2000 à Gonesse (Val-d'Oise).

Avec ces images, la défense de la compagnie américaine voulait démontrer, sur la base de témoignages écartés par les experts judiciaires, que le supersonique était en feu environ 700 mètres avant d'avoir roulé sur la lamelle perdue par un DC10 de Continental Airlines.

"Cette production, que j'admire dans la technique, est en réalité une fiction, ayant pour objet de manipuler le public", a déclaré Me Garnault, avocat d'Air France.

"La presse a été utilisée" par la défense de Continental Airlines, a-t-il affirmé. La projection avait attiré de nombreux journalistes et Continental Airlines, qui a dépensé 800.000 euros pour la réalisation de ce film numérique, avait mis des séquences sur internet à la disposition des médias.

Le procès doit durer jusqu'au 28 mai.

Fermer