15 mars 2010 - 13H37  

Languedoc-Roussillon : pas de consigne de vote d'Europe Ecologie
Europe Ecologie a annoncé lundi qu'elle ne donnait aucune consigne de vote pour le second tour en Languedoc-Roussillon, une région où se disputera dimanche une triangulaire entre Georges Frêche (DVG), l'UMP et le Front national.
Europe Ecologie a annoncé lundi qu'elle ne donnait aucune consigne de vote pour le second tour en Languedoc-Roussillon, une région où se disputera dimanche une triangulaire entre Georges Frêche (DVG), l'UMP et le Front national.

AFP - Europe Ecologie a annoncé lundi qu'elle ne donnait aucune consigne de vote pour le second tour en Languedoc-Roussillon, une région où se disputera dimanche une triangulaire entre Georges Frêche (DVG), arrivé largement en tête du premier tour, l'UMP et le Front national.

"Dans cette région, il n'y a pas de risque de victoire de l'UMP ou du Front national", a commenté lundi la tête de liste EE Jean-Louis Roumégas, éliminé après le premier tour, à l'instar des listes PS et Front de gauche/NPA.

"Dans cette situation où les écologistes ne sont pas représentés au second tour dans aucune liste (...), que la gauche officielle n'est absolument pas représentée au second tour par aucune des listes qui seront présentes, dans cette situation nous ne donnons aucune consigne de vote, nous laissons nos électeurs absolument libres de leur choix" a déclaré M. Roumégas, lors d'un point de presse.

Pour M. Roumégas, "nous sommes dans une sorte de 21 avril à l'échelle du Languedoc" (-Roussillon) "où la gauche n'est pas représentée, les écologistes ne seront pas représentés au second tour".

"Aucune force de la gauche officielle, celle que nous reconnaissons et avec laquelle nous pouvions fusionner, c'est-à-dire ni EE, ni le Parti socialiste, ni le Front de gauche ne seront représentés dans cette élection", a-t-il expliqué.

M. Roumégas a une nouvelle fois déploré la stratégie "tardive et incompréhensive" du PS "et de Martine Aubry" qui ont "voulu à tout prix" une liste socialiste en Languedoc-Roussillon et ont investi le maire de Montpellier Hélène Mandroux face à M. Frêche.

Pourtant, a rappelé M. Roumégas, "on avait une possibilité de rassemblement puisque nous avions accepté le principe d'accueillir sur notre liste Hélène Mandroux et les socialistes qui ne se reconnaissaient pas dans la liste de Georges Frêche".

Mais la direction du PS "a préféré imposer une liste socialiste dans cette région pour refuser, ne serait-ce que dans une région, d'avoir une situation où ils ne sont pas en hégémonie", a-t-il dit.

Conséquence, selon lui, le PS a "créé un réflexe émotionnel en faveur de Frêche. C'est devenu un plébiscite". "Ils ont peut-être réussi au niveau national, ils ont échoué dans cette région", a assuré M. Roumégas pour qui le PS a "sacrifié" le Languedoc-Roussillon.

Le président sortant DVG de la Région Georges Frêche est arrivé en tête au soir du premier tour avec 34,28% des suffrages. Il a devancé le candidat UMP, Raymond Couderc (19,63%) et le FN (12,67%).

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