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FRANCE

Le Parti socialiste devance l'UMP, le FN joue les trouble-fête

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/03/2010

Taux d'abstention record, percée d'une gauche en quête du grand chelem, résurrection du Front national et déconfiture du MoDem... En attendant les tractations d'entre deux tours, FRANCE 24 se penche sur les leçons du premier tour des régionales 2010.

Un taux d’abstention record. Le premier tour du scrutin a été marqué par une abstention culminant à 53,65 % en France métropolitaine. Un taux qui pulvérise le précédent record enregistré lors des régionales de 1998 (42,3 %). Toutes élections confondues, seules les Européennes de 2009 ont connu une désaffection encore plus massive, avec 59,37 % d’abstention. "La façon qu’a Nicolas Sarkozy de conduire l’action politique ne correspond pas à l’idée que s’en fait son électorat",

analyse pour l'AFP Jean-Daniel Lévy, de l’institut de sondages CSA, pour qui l’UMP a le plus souffert de l’abstention. Brice Teinturier (Sofres) met quant à lui l’abstention sur le compte de "l’absence d’enjeu fort et clair". Pour Frédéric Dabi, de l’institut de sondages Ifop, cette tendance confirme "une spirale abstentionniste" d’élection en élection.

 

Sursaut du FN. Le Front national (FN) a de quoi se réjouir. Avec un score de 11,55 % au niveau national, le parti d’extrême droite peut se maintenir dans 12 des 22 régions de la France métropolitaine. Jean-Marie Le Pen s’est félicité sur la chaîne TF1 que son parti "annoncé comme vaincu, enterré par le président de la République, a démontré qu’il était une force nationale". Certes, le FN se retrouve en deçà des 14,7 % des régionales de 2004, mais il fait mieux que les 10 % que le parti s’était fixé comme objectif avant le premier tour du scrutin. Surtout, il revient en force après la déculotté aux législatives de 2007 (4,29 %) et la gifle des européennes de 2009 (6,8 %). Et la fille du leader historique de l'extrême droite française, Marine Le Pen obtient 18,31 % dans le Nord-Pas-de-Calais. Même si les régionales réussissent traditionnellement mieux au FN, on peut se demander si la polémique autour du débat sur l’identité nationale, voulu par Nicolas Sarkozy, ne lui a pas été favorable.

 

La gauche confirme son ancrage régional. Prime aux sortants ou vote sanction ? Quelles que soient les raisons de son avance sur l’UMP au premier tour (29,48 % contre 26,18 %), le Parti socialiste (PS) peut espérer réaliser le grand chelem dimanche prochain. Seul, il se place en première place dans 11 régions. Et si les socialistes, Europe Ecologie et le Front de gauche (le mouvement de Jean-Luc Mélenchon) réussissent à s’entendre entre les deux tours, leur score cumulé (plus de 50 % de suffrages au niveau national) devrait pouvoir leur permettre de rafler l’ensemble des 26 conseils régionaux. La seule liste à avoir pu annoncer une victoire au premier tour est celle du socialiste Victorin Lurel en Guadeloupe.

 

La déroute du MoDem. En Aquitaine, Jean Lassalle doit se sentir bien seul. Il est l’unique candidat du Mouvement démocrate (Modem), le parti centriste emmené par François Bayrou, à pouvoir se maintenir au second tour. Le MoDem dépasse péniblement les 4 %. Et perd ainsi la moitié des électeurs qui avaient voté pour lui aux européennes de 2009. François Bayrou doit amèrement regretter la présidentielle de 2007, où il était arrivé troisième derrière Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS). Comble du revers électoral, le Front de gauche - qui s’oppose à un rapprochement entre le PS et le MoDem - le devance au lendemain du premier tour avec 6 % des voix.

 

Sarkozy sanctionné ? L’UMP a eu beau tenter de ramener l’enjeu du scrutin à une dimension régionale et de dire, à l’instar du Premier ministre François Fillon, qu’au vu de l’abstention il "était impossible de tirer des conséquences nationales" du scrutin, l’opposition a tiré à boulet rouge sur le chef de l’Etat. L’ancien secrétaire national du PS, François Hollande a estimé sur France 2 que Nicolas Sarkozy devra "tirer les leçons de ce vote sanction", et Daniel Cohn Bendit (Europe Ecologie) a pour sa part conseillé sur TF1 à l’UMP de "changer de président".

Première publication : 15/03/2010

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