Dernière modification : 16/03/2010 

- Benjamin Netanyahou - Colonies israéliennes - George Mitchell - Israël


La crise israélo-américaine contraint Mitchell à reporter sa visite au Proche-Orient

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ce lundi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu est revenu à la charge -- pas question de remettre en cause l' annonce faite la semaine dernière de la construction de mille six cents nouveaux logements à Jérusalem-Est
jusqu' ici la construction de ces quartiers juifs n' a en aucune façon porter préjudice aux Arabes vivant à Jérusalem-Est -- cela ne s' est pas fait à leurs dépens
l' annonce en tout cas rendu furieuse l' administration américaine -- au point que l' ambassadeur israélien aux États-Unis parle de plus grave crise entre les deux pays en trente-cinq ans -- depuis son arrivée à la Maison Blanche Barack Obama tente de relancer les négociations de paix -- ils réclament un gel total de la colonisation en Cisjordanie Israël n' accepte qu' un gel partiel allié indéfectible et soutien financier de l' état hébreu -- les États-Unis se sont jusqu' ici montrés patients -- mais l' annonce de nouvelles constructions est intervenue alors même que le vice-président américain venait d' arriver en Israël -- peu après son départ vendredi -- c' est la secrétaire d' état américaine Hillary Clinton qui a mis les points sur les
les voisins -- cet incident était insultant et pas seulement insultant pour le vice-président qui bien sûr ne méritait pas ça -- il était là avec un message très clair d' engagement dans le processus de paix avec le peuple israélien -- mais c' était aussi une insulte envers les États-Unis
l' administration américaine attend maintenant des preuves de la bonne volonté d' Israël pour tenter de relancer le processus de paix -- une tâche compliquée à laquelle l' émissaire américain dans la région George Mitchell devra s' atteler dès mardi à son arrivée à Jérusalem

La venue à Jérusalem de l'émissaire américain au Proche-Orient est suspendue à la réponse qu'Israël doit fournir aux États-Unis sur le délicat dossier des colonies, à l'origine de la crise entre Tel Aviv et Washington.

Par Pierrick LEURENT (vidéo)
Dépêche (texte)
 

REUTERS - L'émissaire américain George Mitchell qui devait se rendre lundi au Proche-Orient, a repoussé sa visite à mardi mais pourrait même ne pas faire étape dans la région, dans un contexte de tension entre les Etats-Unis et Israël, ont déclaré deux responsables américains.

Washington attend une réponse d'Israël, à qui il a demandé de faire la preuve la preuve de son sérieux quant au processus de paix, a indiqué lundi le département d'Etat.

L'annonce d'un programme de construction de 1.600 logements pour des colons juifs à Jérusalem-Est a suscité de vives tensions entre l'Etat juif et les Etats-Unis, qui ont dit
considérer cette décision - divulguée alors que le vice-président Joe Biden était en Israël - comme une insulte.

Par Julie CALDERON, correspondante à Jérusalem

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a adressé la semaine dernière des exigences précises au Premier ministre Benjamin Netanyahu à propos de ce projet et de l'engagement d'Israël à mener des pourparlers de paix indirects avec les Palestiniens, a dit le département d'Etat. Netanyahu a cependant exclu lundi de limiter les constructions dans les environs de Jérusalem.

Sans faire un lien direct avec l'attitude du gouvernement israélien, P.J. Crowley, porte-parole du département d'Etat, a dit que le départ de l'émissaire George Mitchell pour le Proche-Orient, envisagé pour ce lundi, était en suspens. Il a ajouté que Washington attendait une réponse officielle d'Israël.

"George Mitchell a l'intention de se rendre dans la région cette semaine, mais son programme n'est pas encore fixé", a dit Crowley aux journalistes. "C'est une situation indécise. Pour le moment, il est toujours aux Etats-Unis."

Deux responsables ont précisé plus tard que la visite de Mitchell avait été reportée de 24 heures.

Mais cela reste en suspens, ont-ils ajouté, et l'émissaire de Barack Obama pourrait se rendre directement à Moscou pour la réunion du "quartet" de médiateurs sur le Proche-Orient (Russie, Onu, Etats-Unis et Union européenne) à laquelle il doit
participer avec Clinton.

Crowley s'est refusé à indiquer avec précision ce que Clinton avait demandé à Netanyahu. Il a dit que cela se rapportait au projet de Jérusalem-Est, "mais plus encore à (...) la volonté des deux parties de s'engager sérieusement dans le
processus de paix".

Selon un autre responsable, qui a requis l'anonymat, la question de savoir quand Mitchell partira dépend du moment où Israël répondra et du temps disponible pour que l'émissaire en parle dans la région avant de prendre part à une réunion sur le Proche-Orient en fin de semaine à Moscou.

Par Guillaume MEYER, correspondant à Washington

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