Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Ebola: ne pas oublier l'Afrique

En savoir plus

DÉBAT

France - budget 2015 : le gouvernement serre la ceinture (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

France - budget 2015 : le gouvernement serre la ceinture (Partie 1)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

"Il faut une réponse globale" contre le terrorisme, dit le Premier ministre malien sur France 24

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sophie Marceau et Patrick Bruel en sex-addicts !

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

France : la politique familiale à l'heure des économies

En savoir plus

FOCUS

Ces réseaux salafistes qui inquiètent les autorités allemandes

En savoir plus

DÉBAT

Afghanistan : collaborer avec les États-unis... et les Taliban ?

En savoir plus

DÉBAT

Hong Kong se révolte : le pouvoir de Pékin face au défi démocratique

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 17/03/2010

Les "oubliés" du Katanga

Comme de nombreux enfants métis au Congo, ils sont nés d’un père japonais venu travailler au sud-est du pays, dans les mines du Katanga. Aujourd’hui, ils accusent leurs pères d’avoir voulu les tuer pour ne pas laisser de traces avant leur retour au Japon. Nos reporters ont rencontré ces hommes et ces femmes en quête d’une reconnaissance qu’on leur refuse.

Par dizaines, des femmes congolaises affirment que leurs enfants métis ont été tués systématiquement par leurs pères japonais, venus travailler dans la Province du Katanga, pendant les années soixante-dix. Leurs démarches juridiques et politiques sont restées lettre morte.

Des centaines de travailleurs japonais s’étaient installés dans la région minière de Kasumbalesa (frontière avec la Zambie, sud-est du Congo), entre 1972 et 1983 afin de faire tourner la principale mine de cuivre du Congo.

Avec une production de 5000 tonnes de cuivre brut par jour, il s’agissait du fleuron de l’industrie minière congolaise, alors première productrice de cuivre du monde.

Cependant, pour Yvonne Kaymba et ses voisines, cette présence rappelle de mauvais souvenirs. Au cimetière du village, elles nous montrent les tombes des enfants qu’elles ont eus avec ces travailleurs japonais de passage. Selon elles, les enfants ont été tués systématiquement sur demande de leurs pères japonais avant qu’ils ne retournent au Japon.

"Le docteur japonais a osculté mon enfant d’un an. Le lendemain, l’enfant est mort", explique Yvonne Kaymba.

Une dizaine de femmes nous ont livré des témoignages semblables. La plupart ont eu d’autres enfants depuis mais seuls leurs enfants métisses de père japonais sont décédés, affirment-elles.

Pour leur part, les quelques enfants métisses congolo-japonais nés à cette époque que nous avons rencontrés se présentent comme des "rescapés".

Nhanha Kamisawa, qui aujourd’hui monnaye ses charmes auprès des camionneurs de la région, a grandi cachée. "Nos grands-parents nous disaient « si vous allez en ville, on va vous tuer », c’est ainsi que nous avons grandi au village", explique-t-elle.

Tous les enfants métisses rencontrés affirment avoir grandi cachés et avoir survécu grâce à cela.

Kowe Karube tient une petite pharmacie. "Nos grands-parents évitaient de nous emmener à l’hôpital, c’est comme cela que nous avons pu nous en sortir et être rescapés", indique-t-il.

Des médecins japonais avaient alors pris en charge l’hôpital de la mine. Selon Sébastien Kahozi Muyumba, infirmier à la retraite, devenu aveugle aujourd’hui, le taux de mortalité était particulièrement élevé chez les enfants métisses de père japonais qui venaient s’y faire soigner. "On voyait que le taux de mortalité était élevé et on se demandait pourquoi. Il y en a qui disaient que les Japonais ne veulent pas laisser leurs enfants métisses ici chez nous. Alors, il y avait des soupçons qu’on les empoisonnait ", a-t-il indiqué.

Le règlement de l’usine était stricte. Les travailleurs japonais n’avaient pas le droit de fréquenter les filles des environs, indique un responsable de l’usine, aujourd’hui quasiment à l’arrêt.

Cependant, selon Martin Majende, Secrétaire Général de la SODIMICO (Société de Développement Industriel et Minier du Congo), les travailleurs japonais "ont trouvé parmi les Congolaises des belles filles et ont estimé qu’ils pouvaient partager un lit et un toit ensemble (…) C’est par contre chez eux où l’on ne pouvait pas rapatrier la progéniture".

A en croire de nombreux témoins, et le député Moïse Chokwe, qui milite pour une enquête parlementaire, les infanticides furent systématiques.

L’ambassade du Japon en République Démocratique du Congo a refusé de réagir à ces allégations. Une note verbale envoyée par le vice-ministre congolais des Affaires étrangères à l’Ambassade du Japon à Kinshasa le 6 octobre 2007 est restée sans réponse.

Idem pour les questions de FRANCE 24 auxquelles l’ambassade du Japon a refusé de réagir.

Par Marlène RABAUD , Arnaud ZAJTMAN

COMMENTAIRE(S)

Les archives

26/09/2014 Organisation de l'État islamique

Vidéo : elle filme au péril de sa vie à Raqqa, fief de l'EI en Syrie

Nous vous proposons un document exceptionnel de 12 minutes, tourné dans la ville de Raqqa, bastion de l’organisation de l’État islamique, au nord de la Syrie. Cachée sous son...

En savoir plus

26/09/2014 Crimée

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En mars 2014, la Crimée votait massivement pour un rattachement à la Russie, lors d’un référendum jugé illégal par la communauté internationale. Si la majorité des habitants sont...

En savoir plus

19/09/2014 Terrorisme

Exclusif : de Sarajevo à Guantanamo, l’itinéraire des six d’Algérie

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, six ressortissants algériens ont été arrêtés en Bosnie-Herzégovine. Accusés d’être des terroristes et de préparer de nouvelles...

En savoir plus

12/09/2014 Italie

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

L'indépendance ou le Royaume-Uni ? Le 18 septembre, les Écossais vont devoir choisir. L’union entre Anglais et Écossais remonte à plus de trois siècles, mais la rupture apparaît...

En savoir plus

06/09/2014 Kurdistan

Vidéo : aux côtés des combattants kurdes, en première ligne contre l’EI

Alors qu’une coalition internationale se profile pour "détruire" l’organisation de l’État islamique, France 24 a partagé le quotidien des réfugiés et des combattants kurdes, pour...

En savoir plus