Dernière modification : 10/06/2010 

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La guerre du yuan s'envenime entre la Chine et les États-Unis

La guerre du yuan s'envenime entre la Chine et les États-Unis

Les attaques contre la politique monétaire chinoise se multiplient mais Pékin maintient sa position... et le yuan à niveau faible. Dans cette guerre commerciale, les États-Unis accusent la Chine de fausser le jeu.

Par FRANCE 24 (texte)
 

"Le yuan n’est pas une potion magique destinée à résoudre tous les problèmes économiques mondiaux." Cette sortie d’un responsable du ministère chinois du Commerce témoigne de l’agacement grandissant de Pékin face aux critiques de plus en plus pressantes de nombreux pays, au premier desquels les Etats-Unis, irritées par le taux de change désespérément faible de la monnaie chinoise. Le Fonds monétaire international (FMI) a même officiellement estimé, mercredi, que le yuan était "très sous-évalué".

Depuis le début de l’année, la Chine fait face à une fronde de la part de ses principaux partenaires commerciaux qui lui demandent de mettre fin à sa décision, prise en juillet 2008, de maintenir sa monnaie stable contre le dollar. Si, en 2009, les grandes puissances se voulaient solidaires face au choc économique et financier, 2010 s’annonce comme l’année du bras de fer.

Manipulation

Tout a commencé en janvier lorsque, devant la commission des finances du Congrès américain, le secrétaire du Trésor, Tim Geithner, a assuré que Barack Obama soupçonnait la Chine de "manipuler sa devise". De fait, le président américain reproche à Pékin de fausser le commerce international : un yuan faible favorise les exportations chinoises et handicape celles de leur principal partenaire économique, les Etats-Unis.

Des accusations que le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, s'est empressé de balayer avant de qualifier les demandes américaines de "protectionnisme commercial".

Fin de non-recevoir

Depuis lors, aucune rencontre entre les autorités chinoises et un autre pays ne se fait sans un échange d’amabilités sur la question. Lors d’une visite en Chine, en février, une délégation européenne, qui réclamait une réévaluation du yuan, s’est vu signifier une fin de non-recevoir. Pour sa première visite dans l’ex-empire du Milieu en mars, Barack Obama n’a pas eu plus de succès.

Les principales économies occidentales estiment que cette politique du yuan faible ralentit leur sortie de crise. Cette stratégie les irrite d’autant plus que la Chine a annoncé un taux de croissance de 8,7 % pour 2009. De quoi faire baver d’envie n’importe quel gouvernement européen ou américain.

La prochaine étape de cette guerre commerciale pourrait bien être à la mi-avril, si le rapport annuel du Trésor américain décide effectivement d’inscrire le yuan sur la liste des monnaies manipulées.

Commentaires (3)

Le Yuan

La chine n'a pas encore l'habitude de la transparance. C'est une dictature, pas de syndicats libres permettant d'augmenter les salaires et donc la compétitivité des autres pays ainsi que sa consommation intérieure.
Le Japon, la Corée du Sud sont devenus de moins en moins compétitifs au fur et a mesure que leurs population bénéficiait de meilleurs salaires et d'une meilleure protection sociale. Les grèves des ouvriers Japonais puis Coréens ont améliorées les conditions ouvrières.
Quand à un pays soit disant gouverné par la dictatutre du peuple, on ne voit pas où se trouve l'expression de ses masses ouvrières, monopolisée par des dirigeants capitalistes.
Quand au Yuan, son taux de change ne dépend pas du jeu des marchés mais du gouvernement Chinois.
Les règles du jeu mondial ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

réévaluation de la monnaie chinoise

Je suis pleinement d'accord avec les remarques pertinentes sur la sous-évaluation de la monnaie chinoise.
En effet, comment se mesurer à un adversaire si ce dernier utilise des armes qui sont imparables ?
En ces temps de crise, les peuples de la planète devraient s'épauler pour le bien-être de tous les peuples.
La Chine mène une bataille économique qui n'est pas "réglo". Elle exporte ses produits manufacturés à bas prix et ainsi "casse" les marchés nationaux américains et européens : elle s'en met pein les fouilles au grand dame du FMI.
Il n'y a pas d'arbitrage ; quand cela va-t'il changer ?

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