18 mars 2010 - 23H31  

A Montpellier, Frêche (DVG) et Couderc (UMP) battent le rappel de leurs troupes
A trois jours du scrutin, Georges Frêche (DVG) et son challenger en Languedoc-Roussillon Raymond Couderc (UMP) ont battu jeudi soir à Montpellier le rappel de leurs troupes, le premier dans un Zénith archi comble, le second avec le soutien du secrétaire général de son parti, Xavier Bertrand, et d'Eric Besson.
A trois jours du scrutin, Georges Frêche (DVG) et son challenger en Languedoc-Roussillon Raymond Couderc (UMP) ont battu jeudi soir à Montpellier le rappel de leurs troupes, le premier dans un Zénith archi comble, le second avec le soutien du secrétaire général de son parti, Xavier Bertrand, et d'Eric Besson.
Venus prêter main forte au sénateur-maire de Béziers Raymond Couderc, le patron de l'UMP et le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale ont refusé de céder au pessimisme, même si un sondage publié dans la matinée donne le président sortant de la région Georges Frêche largement vainqueur des régionales, dimanche, avec 58% des voix. Soit 30 points devant le candidat UMP.
Venus prêter main forte au sénateur-maire de Béziers Raymond Couderc, le patron de l'UMP et le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale ont refusé de céder au pessimisme, même si un sondage publié dans la matinée donne le président sortant de la région Georges Frêche largement vainqueur des régionales, dimanche, avec 58% des voix. Soit 30 points devant le candidat UMP.

AFP - A trois jours du scrutin, Georges Frêche (DVG) et son challenger en Languedoc-Roussillon Raymond Couderc (UMP) ont battu jeudi soir à Montpellier le rappel de leurs troupes, le premier dans un Zénith archi comble, le second avec le soutien du secrétaire général de son parti, Xavier Bertrand, et d'Eric Besson.

Venus prêter main forte au sénateur-maire de Béziers Raymond Couderc, le patron de l'UMP et le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale ont refusé de céder au pessimisme, même si un sondage publié dans la matinée donne le président sortant de la région Georges Frêche largement vainqueur des régionales, dimanche, avec 58% des voix. Soit 30 points devant le candidat UMP.

"C'est une nouvelle campagne qui a commencé dimanche soir", assure Xavier Bertrand. J'en appelle à la mobilisation de chacun. Nous avons des réserves de voix très importantes à droite et au centre", déclare-t-il lors d'un point presse.

Et de mettre en garde les électeurs du FN, parti qui, grâce à ses 12,67% du premier tour, sera présent au second: "S'ils revotent FN, c'est laisser clairement la région à M. Frêche", prévient M. Bertrand avant de prendre la route pour le lieu du meeting, un gymnase où attendent 1.200 personnes (selon les organisateurs).

A quelques kilomètres de là, la salle du Zénith est pleine à craquer: 5.000 personnes, d'après l'équipe de campagne de Georges Frêche.

Ici, pas question non plus de baisser la garde: "le succès est à portée de main" mais "rien n'est gagné, tout est à faire", affirment les colistiers du candidat Frêche. Le président sortant arrive sous les vivas: pour lui, "il faut rester attelé à la tâche", "ne pas faiblir", pour "faire mieux que les sondages". Pour "étonner la France".

On attendait une rock star flamboyante après une campagne surexposée, on a un Georges Frêche solennel qui, une fois n'est pas coutume, lit son discours. Un texte ponctué de références à "la gauche populaire", au "peuple", à "la République" ou "au monde rural". Il en appelle à Jaurès, son "maître", qui "s'intéressait aux plus petits, aux plus pauvres pour qui il s'est battu".

Dans le gymnase voisin, à la même heure, l'UMP est partie à l'assaut de la forteresse Frêche. Raymond Couderc attribue trois cartons jaunes à son rival: un pour son "incontinence verbale" - allusion à ses dérapages verbaux -, un pour son bilan économique, et le troisième, synonyme de carton rouge, pour ses "mensonges et les gaspillages".

Xavier Bertrand, lui, enfonce le clou et dénonce "un système établi à la gloire d'un homme, et non pas pour l'avenir d'une région". "Avec M. Frêche, "nous n'avons pas la même vision de la politique", dit-il avant de déplorer les "87% d'augmentation d'impôts locaux en six ans". "C'est une médaille d'or dont le Languedoc-Roussillon se passerait".

Retour au Zénith. La région, Georges Frêche, seul sur scène, veut continuer à la construire, pour en faire rien moins qu'un laboratoire de la France, un "laboratoire d'idées neuves" et y "développer la révolution du XXIe siècle qui s'appuie sur l'intelligence humaine".

En conclusion, il ne pourra s'empêcher d'égratigner la première secrétaire du PS Martine Aubry et ceux qui l'ont "insulté", "traîné dans la boue". Mais "ils ont fait ma campagne. Merci Martine", lance-t-il, provoquant les rires dans les gradins.

Le PS a exclu les 58 militants socialistes - dont des parlementaires et les 5 secrétaires départementaux du PS dans la région - qui lui sont restés fidèles.

"Qu'on réintègre tous mes amis, conclut-il. Moi non, je mourrai socialiste, avec ou sans carte".

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