- Carnet de route - Maroc - Rallye
Le prologue, moment de vérité
Laure Manent et Valérie Defert de France 24 participent au Rallye Aïcha des Gazelles, une course automobile 100% féminine sans aucun critère de vitesse, basé sur la navigation "à l'ancienne" dans le désert marocain. Suivez leurs aventures en images.
La veille du début de la course, le prologue est une sorte d’épreuve test dont le double objectif est de s’assurer que toutes les participantes ont bien compris ce qu’elles sont censées faire sur le terrain et d’obtenir un classement qui permettra d’établir l’ordre des lignes de départ du lendemain matin, premier jour de course.
Au menu : 3 balises à trouver dans le désert, sur un terrain de quelques kilomètres
carrés seulement - au lieu de plusieurs dizaines de kilomètres séparant les balises les unes des autres en course réelle. C’est l’occasion de vérifier qu’on maîtrise bien la navigation, de se poser les premières questions sur la façon d’appréhender le terrain (passer par le Nord ou contourner par le Sud ? Franchir les obstacles ou décider de les éviter ?) et de s’assurer que le courant passe bien entre membres d’un même équipage.
Mais rien ne sert de courir, ni même de partir à point, l’essentiel, comme pendant le Rallye, est de parcourir le minimum de kilomètres possible. Une fois les balises "touchées" (une pastille donnée par un organisateur posté à chaque balise faisant foi), nous devons retourner au bivouac, faire valider le nombre de kilomètres.
Les organisateurs du PC course font les calculs et déterminent les équipages qui s’en sont le mieux tiré. Les meilleurs partiront en première ligne le lendemain, les moins bien classés seront les derniers à quitter le bivouac. Un détail dans une course qui ne prend pas en compte la vitesse ? Pas vraiment. Car toutes entre la première ligne et la dernière ligne, près d’une heure s’écoule – or toutes les Gazelles se lèvent à 4 h du matin pour se rendre religieusement au brieffing de 5 h. C’est donc au final une heure de perdue pour les dernières, une heure qu’elles pourraient passer à dormir en rentrant plus tôt au bivouac le soir.


























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