Dernière modification : 22/03/2010 

- Angela Merkel - Finance - Grèce - José Manuel Barroso - Zone euro


"Exclure un État membre de la zone euro est une idée absurde"

Dans un entretien exclusif à FRANCE 24, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s’exprime sur la possibilité d’une aide du FMI à la Grèce. Il rejette l’idée allemande d’une exclusion de certains États membres de la zone euro.

Par FRANCE 24 (texte)
 

Les propos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a demandé que les pays qui ne respectent pas les critères de stabilité soient, à l’avenir, exclus de la zone euro, suscitent une vague de réactions. Alors que la Grèce croule sous une dette et un déficit budgétaire énormes, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s’est opposé à cette idée dans un entretien exclusif à France 24.

Angela Merkel a répété, mercredi, le refus de son pays d’apporter son soutien à la Grèce, estimant que faire un geste envers Athènes maintenant n'était "pas la bonne réponse". Il faut "attaquer le problème à la racine", a-t-elle affirmé.

L’exclusion, une idée "absurde"

"Je n'ai pas à faire de commentaire sur d'autres commentaires, explique José Manuel Barroso à France 24. Ce que je peux vous dire, c'est la position de la Commission, notamment par rapport au traité actuel (ndlr : le traité de Lisbonne). Actuellement, l’exclusion de la zone euro d’un État membre n'est pas possible. C'est absurde."

"On peut discuter de beaucoup de scénarios, il y a plusieurs idées pour l'avenir. Nous sommes pour le renforcement de la surveillance dans la zone euro, sans doute. Mais je crois que l’idée d’une exclusion n'est pas envisageable dans le cadre actuel, ce serait même conraire au traité", ajoute-t-il.

"L'exclusion d'un État membre est contraire au traité"

"La sortie d’Angela Merkel, sur la possibilité d’exclure un pays de la zone euro, est très forte, précise Caroline de Camaret, spécialiste Europe à France 24. C’est effectivement un tabou qui tombe. Depuis 1991 et le traité de Maastricht, on avait toujours considéré qu’on pouvait entrer dans la zone euro, mais pas en sortir. "

Le gouvernement grec doit emprunter 53 milliards d'euros sur les marchés financiers en 2010, dont près de 20 milliards d’ici fin mai, afin de refinancer sa dette.

José Manuel Barroso, de son côté, a exhorté, vendredi, les États membres à s’accorder sur une feuille de route pour sortir la Grèce de la crise le plus rapidement possible. Il propose que tous octroient des prêts bilatéraux à Athènes d'une manière coordonnée, estimant qu'une telle initiative ne contreviendrait en rien au principe de non-renflouement en vigueur dans la zone euro.

L’intervention du FMI, une humiliation pour l’Europe ?

Selon certains médias, et notamment le Daily Telegraph, la Grèce pourrait se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) pour emprunter de l’argent à un taux d’intérêt de 3,25 %. Si l'Union européenne n’a pas précisé les conditions d’une aide éventuelle, elle a laissé entendre qu’elle pourrait pratiquer un taux "sanction" de l’ordre de 4 ou 5 %.

"Je ne vais pas commencer à spéculer sur les différents scénarios, indique José Manuel Barroso. Ce que je veux rappeler, c'est que la Grèce et tous les États de l'Union européenne sont membres du FMI. Les pays européens sont même de loin la plus grosse source de revenus pour le FMI. Donc ce n'est pas une question de prestige. La question est de savoir quel sera le meilleur moyen de répondre à cette situation."

"L'intervention du FMI n'est pas une question de prestige pour l'UE"

Pour Caroline de Camaret, l’idée d’une participation du FMI au sauvetage de la Grèce "fait son chemin".

 Le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, a cependant nié formellement, jeudi, que son pays puisse demander l’aide du FMI début avril. Il a qualifié ces informations de "stupides".

José Manuel Barroso, de son côté, en appelle au respect du traité de Lisbonne et à la raison des États européens.

"Les chefs de certains gouvernements ont, lors du dernier conseil européen informel, affirmé que la zone euro était prête à prendre toutes les mesures nécessaires, rappelle-t-il. Si la Grèce a besoin d'un soutien, ils sont prêts à l'aider. L'Allemagne est prête, dans le cas où la Grèce en aurait besoin. Pour l'instant, Athènes n’a réclamé aucune assistance financière."
 

Commentaires (9)

QUANT

Quant à créer une agnece de notation européenne, où est le regard
indépendant !
C'est du grand n'importe quoi !

demande de transfère de cette vidéo sur mon facebook

bonjour je m'appelle ibrahima sall diallo j'habite au sénégal et je fais la terminale. bon j'ai trouvé important cet entretien de votre journaliste avec le président de la commission européenne jose manuel barroso .por des problèmes de temps je n'ai pas pu regardé cet interview et l'accès à l'internet m'est un peu difficile.c'est pour celaque je vous demande de m'envoyer ce extrait sur mon facebook et aussi si vous pouvez me mettre en contact avec vos journalistes et experts en économie politique ... pour qu'on communique de temps en temps ce qui me permettra de mieux etre à jour dans tout ce qui ce passe dans le monde.dans l'attente d'une réponse favorable à ma proposition veuillez accueillir mes félicitations .france 24 est la meilleure chaine qui nous fournit des informations justes ,vérifiées et fiables.

Pourquoi ......

Barroso est portugais, et l'on sait que le Portugal n'est pas au mieux de sa forme, alors si on aide le Grèce, ce sera la même chose pour le Portugal, etc...etc..et bientôt la France qui est pillée et matraquée et rachetée ( par d'autres pays hors de l'Europe)Dans 10 ans si cela continue nous serons un pays pauvre où les riches pourront venir en vacances comme cela s'est passé pour l'Espagne il y a 40 ans, le Portugal il y a 20 ans etc....etc...

Grèce

le président de la commission ne veut pas exclure la Grèce , il se désavouerait lui même et ses complices d'avoir inclus tous ces pays au rabais dans l'europe . Celle-ci fonctonnait très mal à 12 alors à 27 ???? mais cela arrange bien les copains de l'industrie et des banques

faillite

merkel souleve le cas d'expultion ! cette situation n'est pas envisageable ! il eut eté beaucoup plus avisé d'etudier ces cas de deficit avant d'accepter l'integration ! les dirigeants des periodes ou l'integration s'est faite ont pris la decision de faire entrer dans le giron tous ceux qui en feraient la demande il eut eté sage d'etudier alors la possibilité d'alignement mais c'etait trop demander il falait meme bruler les etapes sans avoir la certitude qu'un jour ces pays pourraient esperer approcher le niveau de reference . apres avoir donc accordé a ces pays l'integration on ne pourrait en aucun cas penser a les rejeter c'est a nos dirigeants de mettre en oeuvre toutes les options necessaires a leur integration ! il va s'en dire qu'il n'est pas question de rabaisser les autres pays de la communauté pour faire l'equilibre , le but est de trouver la solution qui les approche de l'equilibre et meme d'y parvenir si possible sans devaluer les autres partenaires . certes des exploiteurs profitant de la situation révent de benefices mais la solution ne peut etre celle la , les exploiteurs ont toujours trouvé des solutions avantageuses . il est du devoir de chaque pays de faire le maximum pour solutionner ce probleme sans penaliser les voisins et meme de punir ceux qui tenteraient cette exploitation illegale . nos dirigeants auront ils le courage de prendre ce probleme dans le bon sens en respectant la masse ouvriere

le problème de la Gréce

Pour une fois je suis d'accord avec Mr Barroso.Pourquoi sortir la Gréce de la zone euro,ce n'est pas le gouvernement actuel qui a mis la Gréce dans l'état où elle se trouve aujourd'hui,c'est l'ancien gouvernement de droite,et là,Mme Merkel était restée muette ou est l'erreur?

L'Arrogance de Mme Merkel et ses salaires subventionnés

Peu de monde en France savent qu’en Allemagne on subventionne des salaires: Il n’y a pas de SMIC ou équivalent en Allemagne. C’est pourquoi il y a des salaires, spécialement a‘ l’est, dont on ne peut pas vivre, au-dessous du RMI, appelé “ALG2” ou „Hartz4“ en Allemagne. Pour ceux qui a‘ cause d’une formation devenue obsolète ou pour d’autres raisons doivent faire des travaux non-qualifiés et qui souvent touchent ces salaries au-dessous du RMI allemand, l’état ajoute d’argent, afin que les récipients avec salaire plus subvention d’Etat arrivent au niveau du “ALG2”. Parce qu’il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne, plus d’une million de travailleur reçoivent ces salaires subventionnés. Ces salaries subventionnées son tune des raisons pour la compétitivité allemande
Le pouvoir d’achat en Allemagne a baissé légèrement pendant les 10 dernières années. Cette politique sociale manquée est la raison pour les exportations fortes de l’Allemagne, et par suite pour l’arrogance de Mme Merkel et sa de coalition libéral économique - conservatrice. Cette politique sociale manquée est pourquoi. La baisse des retraites (travail jusqu’a 67 ans), l’absence d’un salaire minimal et les coupes dans l’assurance maladie ont fait possible des coûts de production très basses en Allemagne. « En Allemagne l’état ne fixe pas les salaires » dit le ministre des finances M. Schäuble. Non, mais de cette manière l’état réduit les frais sociales des entreprises allemandes.

Pas de sanctions

Puisqu'il n'y a pas de sanctions contre les pays qui ne respectent pas les critères de stabilité, pourquoi nous cassons nous la tête à les respecter.
Des pays en casi faillite comme la France ( les caisses sont vides, et notre dette est abyssale ) vont devoir venir renflouer la gestion catastrophique des socialistes ?

L'exclusion absurde

Ce qui est , en fait , absurde , c'est de déclarer absurde l'exclusion d'un membre de la zone euro .
Ca finira par arriver , avec ce simulacre d'entente avec le germain du chef gaulois qui donne des leçons à tout le monde - sauf à lui-même - et prétend piloter un foiraïl moutonnier où les satrapes et prodigues se serviraient dans la poche des économes en vertu du culte de la solidarité.

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