19 mars 2010 - 14H19  

Milan-Sanremo: la première grande classique de la saison, prend le Belge Tom Boonen pour repère
Le peloton de Milan-Sanremo, la première grande classique de la saison, prend le Belge Tom Boonen pour repère au départ d'une course de 298 kilomètres qui garde un pouvoir de fascination intact.
Le peloton de Milan-Sanremo, la première grande classique de la saison, prend le Belge Tom Boonen pour repère au départ d'une course de 298 kilomètres qui garde un pouvoir de fascination intact.

AFP - Le peloton de Milan-Sanremo, la première grande classique de la saison, prend le Belge Tom Boonen pour repère au départ d'une course de 298 kilomètres qui garde un pouvoir de fascination intact.

Le forfait annoncé vendredi de l'Américain Lance Armstrong, pour cause de gastro-entérite soudaine, laisse inchangée la hiérarchie. Pour le septuple vainqueur du Tour de France, il n'était question que de faire de la figuration dans la Primavera, course de haute tension qui se joue le plus souvent entre les puncheurs et les sprinteurs dans les dix derniers kilomètres sur les rivages de la Riviera.

Le Poggio, le dernier tremplin dont le sommet est situé à 6200 mètres de la ligne, avantage les attaquants. Mais la descente et surtout la partie plane dans les rues de la cité des fleurs jusqu'au Lungomare Italo Calvino, où l'arrivée est jugée depuis 2008, redonnent toutes leurs chances aux sprinteurs sous réserve qu'ils aient limité l'écart dans la montée serpentant au-dessus de la mer Ligure.

Mark Cavendish avait ainsi réussi des débuts fracassants l'année passée. Mais, cette fois, la forme précaire du Britannique, en théorie le plus rapide, semble l'écarter du jeu. Elle laisse surtout à ses adversaires le poids de la course qui commence par la longue traversée de la plaine du Pô et le passage au Turchino avant de grimper la Manie à moins de 100 kilomètres de l'arrivée puis les modestes "capi" (collines) du littoral.

"Par son parcours, c'est l'une des courses les plus faciles mais c'est l'une des plus difficiles à gagner", résume Patrick Lefevere, le manager de l'équipe (Quick Step) de Boonen. "Il y a toujours des coureurs qui attaquent sur le Poggio et tout le monde se retrouve un peu désorganisé".

Toujours en échec jusqu'à présent dans la "classicissima", Boonen se présente avec un moral au zénith. Vainqueur à quatre reprises au sprint depuis le début de la saison, il a fini par s'imposer pour la première fois sur le sol italien la semaine passée (2e étape de Tirreno-Adriatico). Mais, à sa huitième participation, le champion belge sait tout de la subtilité tactique du final, la complexité des options à prendre en fonction des adversaires et de ses propres ressources physiques.

Dans Tirreno-Adriatico, le triple vainqueur de Paris-Roubaix a vérifié la condition ascendante des autres routiers-sprinteurs, les Italiens Daniele Bennati -l'homme de pointe d'une puissante équipe Liquigas- et Alessandro Petacchi, et surtout le Norvégien Edvald Boasson Hagen, idéalement placé pour donner sa première grande classique à la nouvelle formation britannique Sky.

"Ma forme est bonne mais n'est pas encore parfaite", tempère le Norvégien (22 ans), capable de suivre les meilleurs dans les deux derniers obstacles (Cipressa et Poggio) mais aussi de gagner au sprint. Seule inconnue, l'aptitude du prodige à garder toute sa fraîcheur mentale et sa lucidité en conclusion d'une journée de grand stress.

Cette maîtrise nerveuse, l'Espagnol Oscar Freire en a fait depuis longtemps son point fort. Pour s'être imposé déjà deux fois à Sanremo, l'ex-champion du monde n'a rien à perdre. Tout comme l'Italien Filippo Pozzato, autre ancien lauréat qui affiche une condition de pointe au départ de la 101e édition d'une course toujours chérie dans la péninsule, où elle est considérée comme le championnat du monde des routiers-sprinteurs.

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