21 mars 2010 - 23H02  

En Alsace, les rescapés UMP de la vague rose affichent leur soulagement
"On a l'Alsace et on la garde": dès l'annonce des premières estimations créditant la liste UMP d'une confortable avance, le QG de campagne de Philippe Richert explosait de joie, tandis que l'amertume gagnait le camp du PS et des écologistes.
"On a l'Alsace et on la garde": dès l'annonce des premières estimations créditant la liste UMP d'une confortable avance, le QG de campagne de Philippe Richert explosait de joie, tandis que l'amertume gagnait le camp du PS et des écologistes.

AFP - "On a l'Alsace et on la garde": dès l'annonce des premières estimations créditant la liste UMP d'une confortable avance, le QG de campagne de Philippe Richert explosait de joie, tandis que l'amertume gagnait le camp du PS et des écologistes.

"L'Alsace est à droite", chantaient colistiers et militants, célébrant la seule liste UMP rescapée de la vague rose qui a submergé la France métropolitaine, dimanche au second tour des régionales.

"Martine Aubry n'a pas fait le grand Chelem, on est très content", se félicitait un militant. "L'Alsace reste l'Alsace. Les Alsaciens font un grand pied de nez au reste du pays", jugeait de son côté le député UMP Yves Bur.

A 21h00, le nouveau champion de la droite locale, le sénateur Philippe Richert, fait son entrée dans l'exigu local de campagne surchauffé, sous les applaudissements nourris.

Sans évoquer la spécificité nationale de l'Alsace, le futur président de région, décontracté et sans cravate, se félicite sobrement d'un "score magnifique" et se contente de remercier son "équipe soudée".

Au même moment ou presque, à quelques kilomètres de là, militants socialistes et écologistes, à qui les sondages avaient laissé espérer un résultat final très serré, accueillaient la défaite de leur camp avec une déception mesurée et une pointe de fatalisme.

A 20h00 précises, l'annonce des estimations a bien sûr été saluée par un "Aaah" désolé parmi les quelque 100 à 200 personnes réunies au QG de campagne de la liste conduite par Jacques Bigot (PS), un bar à musique branché du centre-ville de Strasbourg.

Mais les cris de déception ont très vite fait place à des "Bravo Jacques", plus positifs. Certains criaient même "On y arrivera!", renvoyant aux régionales de 2014.

Dès 20h30, les deux leaders de la liste d'union, les "deux Jacques" (Bigot pour le PS, Fernique pour Europe écologie) montent sur la petite scène du bar, et font part, sous les applaudissements nourris, de leur "amertume" mais de leur volonté de "continuer à construire" pour qu'un jour le basculement de l'Alsace soit possible.

"Il n'y a pas de malédiction de la gauche en Alsace", confiait l'ex-maire de Strasbourg et actuelle eurodéputée (PS) Catherine Trautmann.

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