Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

Coup d'envoi de la transition énergétique en France

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Centenaire de la Grande Guerre : retour sur la bataille de Verdun

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza : les larmes d'un responsable de l'ONU

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Offre surprise de Free sur le géant américain T-Mobile

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Le Liberia en lutte contre le virus Ebola

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Il faut lever la voix face au massacre perpétré à Gaza"

En savoir plus

DÉBAT

"Fonds vautours" : l'Argentine en défaut de paiement, et après ?

En savoir plus

DÉBAT

Boko Haram : une menace incontrôlable ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Quelle diplomatie économique pour la France ? Avec Hubert Védrine et Pascal Lamy

En savoir plus

  • En direct : l'armée israélienne annonce la fin du cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Ebola : sommet régional à Conakry pour tenter d'enrayer l'épidémie

    En savoir plus

  • Centenaire de 14-18 : les clochers de France sonnent la “mobilisation générale”

    En savoir plus

  • Free convoite T-mobile : "What the hell is Iliad ?" se demandent les Américains

    En savoir plus

  • Ouganda : la Cour constitutionnelle annule une loi anti-gay extrême

    En savoir plus

  • Plus de 50 kilos de cocaïne volatilisés au "36, quai des Orfèvres"

    En savoir plus

  • Vidéo : les réfugiés libyens affluent en masse à la frontière tunisienne

    En savoir plus

  • Kerviel : la justice accorde une peine aménagée, appel du parquet

    En savoir plus

  • Une dizaine de soldats ukrainiens tués par des séparatistes dans l'Est

    En savoir plus

  • Carte : l’opération Barkhane de l’armée française au Sahel

    En savoir plus

  • Lourd bilan après une série d’explosions dues au gaz à Taïwan

    En savoir plus

  • En images : rassemblement pro-Israël à Paris sous haute protection policière

    En savoir plus

  • Ebola : l’OMS débloque 100 millions de dollars

    En savoir plus

  • Gaza : un responsable de l'ONU fond en larmes en direct

    En savoir plus

  • Royaume-Uni : HSBC ferme les comptes de plusieurs clients musulmans

    En savoir plus

  • Ils ont fait plier l'Argentine : qui sont ces fonds "vautours" ?

    En savoir plus

Culture

"Crime et Châtiment" au musée d'Orsay, le crime dans la lorgnette des artistes

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/03/2010

"Pourquoi est-ce que l'Homme tue ? Quelle est cette justice qui pendant si longtemps a elle-même tué l'Homme ? Je me suis dit que l'art me permettrait d'avancer dans ma connaissance", explique l'avocat Robert Badinter, qui a imaginé cette exposition.

AFP - La guillotine voilée de noir, la porte des condamnés à mort chargée de graffitis, des moulages de têtes de criminels mais aussi des chefs d'oeuvre picturaux: l'exposition "Crime et châtiment" qui ouvre mardi au musée d'Orsay en met plein la vue.

Imaginée par l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter et conçue par l'académicien Jean Clair, elle explore le regard des artistes sur le crime, de la Révolution à 1939.

"Pourquoi est-ce que l'homme tue? Quelle est cette justice qui pendant si longtemps a elle-même tué l'homme? je me suis dit que l'art me permettrait d'avancer dans ma connaissance" du crime et de ses châtiments, a expliqué vendredi à la presse Robert Badinter qui a fait voter l'abolition de la peine de mort en septembre 1981.

"J'ai découvert que ce qui intéresse l'artiste, c'est la violation des interdits fondamentaux, le sacrilège, le sexe, la mort", a-t-il ajouté.

L'ancien avocat, qui pensait à cette exposition depuis dix ans, l'a d'abord proposée au Louvre puis, avec Jean Clair, il s'est rapproché du musée d'Orsay.

Il n'a pas fallu "cinq minutes" pour qu'elle soit acceptée par Guy Cocheval, le président du musée d'Orsay, relate Jean Clair. Elle a ensuite été montée très vite: 475 pièces ont été réunies en un temps record.

"A partir du moment où vous avez 45 têtes coupées, 33 membres détachés, des crânes phrénologiques, une lame de guillotine, des tableaux symbolistes en pagaille, il a fallu organiser tout cela par sections afin que ce soit lisible par un public non averti", poursuit l'historien d'art.

"L'abolition de la peine de mort a constitué le socle fondamental à partir duquel nous sommes partis", a-t-il ajouté. Au fond de la première salle, se tient la guillotine, voilée de noir mais à la lame bien visible. Une vision glaçante.

"C'est la première fois qu'on ose montrer dans un musée d'art un objet aussi atroce", souligne Jean Clair. "L'objet réel est plus étonnant que toutes les représentations qu'on a pu en faire", relève-t-il.

Guy Cocheval reconnaît qu'il n'était "pas très pour" l'exposer mais qu'il s'est laissé convaincre.

Autre objet choc, la porte des condamnés à mort, prêtée par le musée pénitentiaire de Fontainebleau. Sur le bois, les prisonniers en attente de la peine capitale ont gravé au couteau de pauvres inscriptions "adieux Frisette'", "pas de chance". Avec des dates. 1899, 1911, etc.

L'assassinat du révolutionnaire Marat par Charlotte Corday en 1793 a droit à une place de choix dans l'exposition. Il a donné lieu à des représentations nombreuses qui ont évolué au fil du temps. La meurtrière est devenue peu à peu héroïne tandis que l'apôtre de la Terreur prenait les traits du bourreau.

L'exposition explore aussi les tentatives de la science de se saisir du fait criminel au XIXème siècle. Avec la phrénologie (étude du caractère d'après la forme du crâne) et l'anthropologie criminelle, se développe l'idée que l'homme n'a pas son libre-arbitre.

La danseuse de 14 ans d'Edgar Degas est "une fleur du pavée, au front fuyant, qui va transmettre la syphilis aux vieux bourgeois qui viennent la voir", avance Jean Clair.

Dans le magnifique tableau "Intérieur", dit aussi "Le Viol", Degas pose un regard scientifique sur la scène douloureuse où la femme se recroqueville sur elle même alors que l'homme se dresse dans l'ombre.
 

Première publication : 21/03/2010

COMMENTAIRE(S)