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Après la défaite électorale, Sarkozy s'apprête à remanier le gouvernement
Au lendemain de sa sévère défaite aux régionales, la majorité tente de tirer les leçons du scrutin. Nicolas Sarkozy a reçu ce matin le Premier ministre François Fillon pour faire le point et préparer un remaniement du gouvernement.
Le bilan des élections régionales est sans pitié pour l’UMP. La droite n’a obtenu que 35,4 % des voix en France métropolitaine au second tour, contre 54,1% des voix pour les listes de gauche. Le Premier ministre, François Fillon, qui a reconnu la défaite de son camp, s’entretenait ce matin avec le chef de l’État à l'Elysée pour évoquer un remaniement ministériel - remaniement qui pourrait avoir lieu dans la journée. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, annonçait dès ce week-end un remodelage "modeste". Le gouvernement assure toutefois qu’aucun changement de cap n’est prévu. "Les Français n'ont pas dit non aux réformes", soutenait dimanche soir le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.
Coincé entre une gauche "solidaire" et conquérante et un FN revigoré, "la droite sort très affaiblie de ce scrutin, à commencer par son chef, Nicolas Sarkozy", analyse Roselyne Febvre, spécialiste de politique française à FRANCE 24. Des avis discordants, au sein de la majorité, n’ont pas tardé à émerger après ce camouflet électoral. Dimanche soir, Jean-François Copé a appelé la majorité à "revenir aux fondamentaux". "Dans des périodes comme celle-là, difficile pour une famille politique, on doit faire preuve de beaucoup de lucidité, donc crever les abcès", a assèné le chef de file des députés UMP.
Raffarin demande "un vote de confiance" à Fillon
Ce matin, Xavier Bertrand a rétorqué sur RTL que "nous [la majorité ndlr] n'avons tourné le dos ni à nos valeurs, ni à nos fondamentaux, ni à nos électeurs [....]". Ce matin, sur l'antenne de Canal +, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, déjà très virulent sur son blog, a demandé à François Fillon de venir faire "un discours de politique générale" devant le Parlement et solliciter un vote de confiance.
Entre les deux tours, de nombreuses voix s’étaient déjà élevés contre le "rythme" des réformes, le "style" du président et l’ouverture à gauche. Dans ce contexte, qu’adviendra-t-il des ministres d’ouverture ? Les personnalités de gauche, comme la secrétaire d'État à la Ville Fadela Amara et le Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse Martin Hirsh, pourraient être les premières à faire les frais du remaniement annoncé.



























Commentaires (3)
REMANIEMENT
Oui, mais cela ne changera pas beaucoup de choses malheureusement.
Ha bon!?
Ha bon ?! Sarko n'avait il pas dit "A élections régionales, enjeu régional..." ?
Bizarre, bizarre... Vous avez dit bizarre ?
remaniement
les problemes de défiscits, de précarité, de chômage de pauvreté etc. auquels est confrontée de la france ne resultent pas de la seule responsabilité de sarkozy mais de la somme des incompetences qui se sont succedées à la tête du pays depuis des décenies( sarkozi y compros)....
ce n´est pas un remaniement qui y changera quelque chose mais bien un changement des regles de jeux politiques
tant que les politiques seront élus sur la base de promesses qu´ils se sont immagiées et qu´ils n´ont occune obligation de tenir , le probleme ira grandissant...
il est temps que les problemes ´`a resoudre par les politiques soient définis par les population et que chaque candidat dise clairement sa strategie, les résultats escomptés et les delais de réalisation ; de manière à ce que ces politiques soient déboutés dès que leur travail s´avère improductif
ainsi , ils seront obligé de reflechir à des strategies assez concrètes.
il faut une réforme démocratique et surtout une nouvelle approche de gestion de la chose publique...
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