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Sports

La FFT envisage de délocaliser Roland-Garros en banlieue parisienne

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/03/2010

La Fédération française de tennis a confirmé, ce lundi, qu'elle réfléchissait toujours à un déménagement du tournoi, confronté à des problèmes d'espace sur son site actuel de la Porte d'Auteuil. La décision devrait être prise avant février 2011.

AFP - Quatre sites de la banlieue parisienne, Versailles, Marne-la-Vallée, Evry et Gonesse, sont à l'étude pour un éventuel déménagement du tournoi de Roland-Garros, confronté au manque d'espace dans son site historique de la Porte d'Auteuil.

"Ce serait un crève-coeur, mais il faut l'envisager", a déclaré lundi le directeur général de la Fédération française de tennis (FFT), Gilbert Ysern.

Deux solutions sont en balance: le réaménagement du stade actuel et la délocalisation dans le but de régler le lancinant problème de l'étroitesse des lieux. "Soit on pousse les murs, soit on déménage", a résumé le DG, engagé l'année dernière par le nouveau président Jean Gachassin.

Le stade Roland-Garros, construit dans les années 1920 pour accueillir les exploits des Mousquetaires en Coupe Davis, s'étend sur seulement 8,5 hectares, contre 18 pour Wimbledon, ce qui pose des problèmes d'accueil des joueurs et des spectateurs. Par ailleurs, il est devenu indispensable de posséder au moins une enceinte couvrable, comme à Londres et à Melbourne.

"Les autres Grands Chelems ont plus progressé que nous. Il y a un risque de délitement du crédit du tournoi. Roland-Garros ne peut pas rester tel qu'il est aujourd'hui", a répété M. Ysern.

Deux variantes existent dans le cadre d'un maintien du tournoi à son emplacement actuel. L'une est la couverture de l'actuel Central Philippe-Chatrier et l'autre la destruction du court Suzanne Lenglen (13.000 places) et son remplacement par une nouvelle salle à toit rétractable.

Décision en février 2011

En revanche, le projet de construction d'un nouveau central sur le site du stade Georges-Hébert, situé à environ 500 mètres de l'actuel Philippe-Chatrier, est "dans l'ornière, victime de fortes oppositions et d'un manque de consensus politique", a dit M. Ysern.

Le gros inconvénient d'un réaménagement in situ est qu'il ne sera pas possible de gagner beaucoup de place, le stade étant entouré d'espaces protégés comme les serres d'Auteuil et le bois de Boulogne.

Si la solution radicale du déménagement, déjà adoptée par l'US Open dans les années 70 et par l'Open d'Australie la décennie suivante, était retenue, le tournoi du Grand Chelem sur terre battue quitterait Paris pour la grande banlieue.

Les sites envisagés sont Marne-la-Vallée, à l'est, près du parc d'attractions Disneyland, Versailles, à l'ouest, à proximité du parc du château, Evry-Bondoufle, au sud, où cent hectares sont disponibles sur le site de l'hippodrome, ou Gonesse, au nord de la capitale.

M. Ysern a assuré qu'aucun n'était privilégié pour l'instant, mais n'a pas caché que "Versailles serait d'avantage dans la continuité au niveau de l'image".

Le principal inconvénient d'un déménagement est son coût, évalué à 600 millions d'euros par la FFT, soit trois fois plus qu'un lifting du stade existant.

Pour faciliter le financement, le nouveau complexe pourrait accueillir "d'autres événements sportifs, voire des concerts", a dit M. Ysern.

La décision doit être prise au plus tard lors de l'assemblée générale de la FFT en février 2011. Il faudra compter deux ans pour mener à bien le réaménagement du stade actuel et quatre à cinq ans pour en construire un nouveau ex nihilo.
 

Première publication : 22/03/2010

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