Dernière modification : 22/03/2010 

- France - Régionales 2010


Un remaniement ministériel se profile au lendemain des élections

Après la lourde défaite de la droite aux régionales, le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon s'apprêtent à remanier le gouvernement. Il ne devrait s'agir que d'un "remaniement technique", selon un proche du chef de l'État.

Par James ANDRE (vidéo)
Dépêche (texte)
 

 

REUTERS - Le président Nicolas Sarkozy a reçu lundi matin son Premier ministre François Fillon pendant plus d'une heure pour tirer les leçons des élections régionales et préparer un remaniement dont l'ampleur est incertaine.

Selon des sources gouvernementales, le ministre du Travail Xavier Darcos, battu lourdement en Aquitaine, paraît l'un des ministres les plus menacés, alors qu'il est censé conduire la réforme des retraites dans les prochaines semaines.

François Fillon est arrivé à 9h00 (8h00 GMT) au Palais de l'Elysée. Selon son entourage, il n'était pas prévu qu'il présente sa démission, même pour la forme.

Une heure plus tard, alors qu'il était toujours là, c'est le député UMP François Baroin, un proche de l'ancien président Jacques Chirac, qui est arrivé au palais présidentiel. A 10h25 (9h25 GMT), François Fillon était de retour à Matignon.

Le nom de l'actuel ministre du Budget, Eric Woerth, est cité pour remplacer, le cas échéant, Xavier Darcos afin de mener la mission à haut risque que constitue la réforme des retraites, à moins qu'un poste soit créé spécifiquement pour ce dossier.

Dans l'éventualité où Eric Woerth serait promu, François Baroin pourrait le remplacer au budget, dit-on de source gouvernementale.

Si cela se confirmait, le remaniement serait plus que l'ajustement "modeste" et "technique" annoncé ce week-end par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. D'autant plus que d'autres têtes pourraient tomber, comme celles de Fadela Amara (politique de la ville) ou d'Hubert Falco (anciens combattants).

Le second tour des élections régionales s'est soldé dimanche par une défaite de la droite, qui ne préside plus qu'une région métropolitaine, l'Alsace, à laquelle s'ajoutent, outre-mer, la Guyane, grâce à un transfuge de la gauche, et La Réunion.

 

Commentaires (2)

remaniement

À quoi sert un remaniement, qui plus est , "technique"? Quand c'est le fond qui manque le plus! Mesdames, Messieurs continuez, à dénier... Comme dit le proverbe rira bien...
Cerise

élections régionales

Facile quand on a perdu sa région de chercher un bouc émissaire à savoir le Président de la République et sa politique que l'on critique maintenant alors qu'elle a été le cheval de bataille de la majorité UMP lors des présidentielles. Et si, tout compte fait, les électeurs avaient voulu sanctionner une mauvaise gestion des régions par cette même majorité et partant sanctionner le vrai responsable à savoir le Président de la Région ? Alors, messieurs, agissez en gens responsables, soyez de bons perdants et remettez - vous honnêtement et rapidement en question.

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