Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération de Karim Wade : une décision dénoncée par des militants anti-corruption

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Condamnation de Moïse Katumbi : l'opposition dénonce un "harcèlement"

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE DÉBAT

Le Royaume-Uni quitte l'Union Européenne, un pays et une Europe sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Fintech : quand les startups font trembler la banque

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 2)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Refaire passer le chef de l’État par une primaire ne me paraît pas logique »

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Nous sommes arrivés à un moment où il n’y a plus de débat démocratique ni de dialogue social »

En savoir plus

Economie

Google décide de passer outre la censure chinoise, Pékin s'offusque

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/03/2010

Google a décidé de cesser de censurer la version chinoise de son moteur de recherche. Pékin a aussitôt accusé le géant de l'Internet d'avoir "violé ses promesses" et d'être "complètement dans l'erreur", tout en minimisant l'impact de cette mesure.

"On attend la réaction du gouvernement chinois"

Google.cn n’est plus, vive Google.com.hk ! Après trois mois de bagarre entre le géant de l’Internet et les autorités chinoises, celui-ci a décidé lundi d’arrêter les frais et de ne plus censurer les résultats des requêtes formulées par les internautes chinois. "Conformément  à ce que nous avions annoncé en janvier, nous avons cessé de censurer les recherches des internautes chinois, parce que nous ne pouvions plus le supporter", explique à FRANCE 24, Bill Echikson, porte-parole de Google Europe.

Après une première réaction reprochant au groupe américain d’avoir violé une "promesse écrite" et d'être "complètement dans l'erreur", Pékin a minimisé mardi l’impact de cette mesure. "Je ne pense pas que cela influencera les relations sino-américaines sauf si certains veulent politiser" cette décision, a déclaré Qin Gang, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Impossibilité de cliquer sur les liens

SUR LES OBSERVATEURS

L’adresse chinoise du moteur de recherche - google.cn - redirige désormais automatiquement ses usagers vers sa version hongkongaise - non censurée. À l’heure actuelle, les internautes chinois ont donc un accès intégral à tous les résultats de Google. Une recherche pour l’expression "Human Rights Watch" fait ainsi apparaître le lien vers le site de l’association de défense des droits de l’Homme, particulièrement critique à l’égard de Pékin. Cependant, la Chine n’a aucun mal "à maintenir un immense pare-feu pour les informations provenant de Hong Kong", explique Baptiste Fallevoz, correspondant de FRANCE 24 à Shangaï. "Après vérification, il y a effectivement des résultats qui s’affichent quand on tape des mots-clés censurés. Mais quand on clique sur les liens pour accéder aux sites, ces derniers demeurent indisponibles", précise notre journaliste. 
 
Les hostilités entre les deux géants avaient commencé en janvier, lorsque Google avait annoncé que plusieurs comptes Gmail (sa messagerie électronique) de défenseurs de droits de l’Homme avaient été piratés en Chine. Même si les responsables de ces attaques n’ont pas encore été identifiés, une intervention des autorités chinoises avait été largement évoquée. Une implication que Pékin a toujours démentie...
 
Le moteur de recherche chinois Baidu rebondit
 
"La Chine n'a aucun mal à installer son pare-feu"
Le géant de l’Internet avait, dans la foulée, fait savoir qu’il comptait arrêter de censurer ses résultats dans le pays, menaçant de s'en retirer si cela lui était refusé. Le régime chinois avait rétorqué que, pour travailler sur place, il fallait se plier aux lois locales. L’échange d’amabilités avait ensuite pris une dimension plus diplomatique lorsque l’administration Obama avait pris fait et cause pour Google. Depuis près d’une semaine sur google.cn, certaines requêtes sensibles - comme celles relatives au Tibet - n’étaient déjà plus censurées.
 
En marge de sa décision de rediriger tous les internautes vers son site hongkongais, Google a confirmé qu’il maintenait ses activités de recherche et développement en Chine. À Wall Street, la nouvelle a été accueillie par une progression (+1,48 %) de l’action de… Baidu, le principal moteur de recherche chinois concurrent de Google.

 

Première publication : 23/03/2010

  • INTERNET

    Google s'autorise quelques libertés avec la censure chinoise

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)