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Asie - pacifique

L'Australie et Rio Tinto disent avoir confiance en la justice chinoise

Vidéo par Baptiste FALLEVOZ

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/03/2010

Au deuxième jour du procès de quatre salariés du groupe anglo-australien Rio Tinto qui se tient à Shanghaï, le gouvernement australien et la société minière ont indiqué qu'ils respecteraient la décision de la justice chinoise.

AFP - L'Australie tout comme le groupe Rio Tinto ont déclaré mardi qu'il fallait désormais laisser la justice chinoise suivre son cours, au deuxième jour du procès sensible de Stern Hu, cadre australien du géant minier jugé à Shanghai.

La première journée, lundi, a été marquée par une admission partielle des faits de corruption de la part du seul accusé étranger, l'Australien Stern Hu, qui dirige le bureau de Rio Tinto à Shanghai, selon des sources judiciaire et diplomatique.

Selon l'avocat d'un des collaborateurs de Stern Hu, ce dernier a en effet plaidé coupable dans le volet corruption de ce procès, suivi de près par les autorités australiennes mais aussi les investisseurs étrangers.

Le directeur de la branche fer de Rio Tinto, Sam Walsh, a fait peu de commentaires sur cette affaire mardi, indiquant seulement que le groupe laissait la justice chinoise faire son travail.

"Nous respecterons la décision de la justice chinoise", a-t-il déclaré à l'agence Dow Jones Newswires.

Le ministre australien des Petites et moyennes entreprises, Craig Emerson, a adopté une position similaire, estimant que Canberra avait fait le nécessaire dans ce procés.

"Notre demande auprès du gouvernement chinois a été de tenir ce procès rapidement et de manière transparente. Je pense que nous avons fait tout ce que nous pouvions, laissons la justice suivre son cours", a-t-il déclaré à Sky News.

Stern Hu et trois de ses collègues sont accusés d'espionnage industriel et corruption.

Cette affaire a suscité des tensions entre Canberra et Pékin. Le Premier ministre australien, Kevin Rudd, a averti que "le monde allait être très attentif" à ce procès.

Première publication : 23/03/2010

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