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Culture

Pour le MoMA, c’est de l’@rt

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 23/03/2010

Le célèbre Museum of Modern Art (MoMA) de New York a acquis, lundi, le symbole "@" pour "le passage à l’ère du tout informatique" qu'il représenterait. L'arobase figure dorénavant dans le catalogue du département de design et d’architecture du musée.

C’est un petit signe sur un clavier d’ordinateur, mais un grand pas pour le MoMA. Pour la première fois de son histoire, le célèbre musée d’art contemporain new-yorkais a inscrit dans son catalogue le signe "@", une œuvre "virtuelle" libre de droits, comme le souligne sur son blog Paola Antonelli, conservatrice du département de design et d’architecture du musée.

Une acquisition à forte valeur symbolique ajoutée car le "@" représenterait, "par excellence, le passage à l’ère du tout informatique", assure Paola Antonelli. Il est également l’un des signes les plus communs dans notre "communication avec les autres". L’arobase, élément constitutif du courriel, transcenderait en effet la barrière des langues.

Amphora

Pour autant, ce symbole n’est pas né de la dernière pluie, ni du premier ordinateur. S’il est impossible de dater précisément son apparition, le MoMA retrouve sa trace au 6e siècle, puis de nouveau au 16e siècle, dans une lettre d’un marchand italien. À l’époque, il désignait l’amphora, un récipient utilisé comme unité de mesure.

Sa forme finale remonte à 1971. Elle est l’œuvre de Ray Tomlinson, un ingénieur américain. Il est d’ailleurs le premier à avoir utilisé l'arobase dans un e-mail, découvrant à ce symbole une utilité alors que l’"@" peinait tristement dans un coin du clavier…

Si le MoMA a décidé de célébrer ce cheminement historique et symbolique en se l’appropriant, encore faut-il savoir maintenant ce que le musée compte faire d’un symbole qui, libre de droits, appartient à tout le monde et à personne à la fois… Il ne s’agit en effet pas d’une œuvre classique concrète pouvant être exposée et revendiquée comme propriété du musée. C’est d’ailleurs là le prix de la gratuité : l’objet ne lui appartient pas, tout au plus le MoMA peut-il s’approprier le concept. Et c’est bien ce que Paola Antonelli compte faire. En le plaçant à côté d’autres grandes réalisations du design, elle espère mettre en valeur sa capacité à "être réutilisé et à s’adapter".

Première publication : 23/03/2010

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