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Moyen-orient

Netanyahou refuse de transiger sur la question de Jérusalem

Vidéo par Alix LE BOURDON

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/03/2010

En réponse à Hillary Clinton qui, devant le principal lobby pro-israélien des États-Unis, a condamné la colonisation en Israël, le chef du gouvernement hébreu a déclaré que Jérusalem n'était pas "une colonie, mais la capitale" du pays.

AFP - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est resté ferme sur la question de Jérusalem, lundi à Washington, après que la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a appelé Israël à faire des choix "difficiles mais nécessaires".
   

"Sur les constructions, la politique ne changera pas"

Dans une déclaration devant le Congrès annuel de l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis, M. Netanyahu s'est montré confiant "dans la poursuite de l'amitié" avec les Etats-Unis.
   
"D'un président à l'autre, d'un Congrès à l'autre, l'engagement de l'Amérique dans la sécurité d'Israël est resté indéfectible", a-t-il déclaré dans son discours de 45 minutes.
   
Qualifiant les Etats-Unis de "plus grande nation du monde", il a indiqué avoir confiance sur le fait "de pouvoir obtenir la poursuite de l'amitié" avec Washington.
   
Il s'est montré également ferme sur l'Iran, affirmant qu'Israël attendait que "la communauté internationale agisse de manière rapide et décisive" contre la menace nucléaire iranienne et se réservait "le droit de se défendre par lui-même".
   
Israël attend "de la communauté internationale qu'elle agisse de manière rapide et décisive pour contrecarrer ce danger, mais nous nous réserverons toujours le droit de nous défendre nous-mêmes", a-t-il dit.
   
"Jérusalem n'est pas une colonie" mais la capitale d'Israël. "Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd'hui. Jérusalem n'est pas une colonie. C'est notre capitale", a déclaré le Premier ministre israélien, en estimant qu'il suivait simplement la politique de tous les gouvernements d'Israël depuis 1967, une déclaration accueillie par une ovation debout de la part de la plupart des quelque 7.500 délégués présents à la conférence, mais aussi quelques protestations.
   

À la Une : Netanyahou, les États-Unis impuissants ?
M. Netanyahu faisait allusion au secteur oriental de la Ville sainte conquis et annexé par Israël en juin 1967. La communauté internationale ne reconnaît pas cette annexion.
   
Une douzaine de nouveaux quartiers juifs abritant quelque 200.000 Israéliens vivent dans ce secteur, aux côtés de 270.000 Palestiniens.
   
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait appelé lundi Israël à faire des choix "difficiles mais nécessaires" au premier jour de la visite à Washington de M. Netanyahu.
   
Une avancée vers la paix "exige que toutes les parties, y compris Israël, fassent des choix difficiles mais nécessaires", avait déclaré Mme Clinton devant le comité.
   
Les relations sont passablement dégradées entre les Etats-Unis et Israël en raison du refus de M. Netanyahu de lâcher du lest sur la colonisation. La crise diplomatique avec Washington a éclaté avec l'annonce de la construction de 1.600 logements dans un quartier juif de Jérusalem-Est, en pleine visite du vice-président Joe Biden à la mi-mars.
   
Les constructions israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie nuisent au climat de confiance, au dialogue de paix et au rôle de médiation des Etats-Unis, avait insisté lundi Mme Clinton.
   
Le Premier ministre, dans son discours, n'a à aucun moment fait allusion à la querelle actuelle sur les nouvelles implantations juives.
   
M. Netanyahu doit rencontrer mardi à la Maison Blanche le président Barack Obama, auréolé de la réussite de sa réforme du système de santé.
   
A Bruxelles, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, représentant du Quartette pour le Proche-Orient, a dit voir chez les Israéliens la volonté de se lancer dans des négociations directes avec les Palestiniens, pour peu que les parties jugent "que ces négociations auront des chances d'être constructives".

Première publication : 23/03/2010

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