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EUROPE

Élections régionales à haut risque pour Berlusconi

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Benjamin DODMAN

Dernière modification : 29/03/2010

Après une campagne tragi-comique marquée par des déclarations machistes, des batailles judiciaires et la désormais fameuse gaffe du panini, les Italiens se rendent aux urnes ces dimanche et lundi pour élire leurs conseils régionaux.

Une lettre de menace accompagnée d'une balle adressée au président du Conseil italien Silvio Berlusconi et un colis piégé envoyé à un ministre ont ajouté samedi une dernière touche dramatique à la plus chaotique campagne électorale de l'histoire récente du pays.

"La participation est en nette baisse"

Les menaces - les secondes ont été revendiquées par la peu connue Fédération informelle des anarchistes (FAI) - sont survenues à la veille d'élections régionales disputées, les électeurs étant appelés à se rendre aux urnes dimanche et lundi pour le dernier rendez-vous électoral avant les législatives de 2013.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, la participation dimanche à 20 heures s'élevait à 46,2%, soit une chute de près de neuf points par rapport aux régionales de 2005.

Les analystes suggèrent que l’abstention pourrait être plus forte parmi l’électorat de Berlusconi, mécontent de la hausse du taux de chômage.

A 73 ans, Silvio Berlusconi joue sa réputation. Il a fait campagne en première ligne, en terminant vendredi par un marathon d'interviews sur les principales chaînes de télévision italiennes - dont la moitié lui appartiennent.

Acculé par les scandales et un taux de popularité en baisse, Berlusconi a réagi par une campagne d'attaques répétées à l'encontre de l'opposition et du système judicaire, qu'il accuse de vouloir miner son gouvernement.

"Juges communistes"

Mais le magnat des médias mène une bataille ardue depuis que son Parti du peuple de la liberté (PDL) a échoué à prendre part au vote dans la région-clé du Lazio (Rome) : un membre du staff a raté le délai d'inscription de la liste des candidats du parti, parce qu'il était sorti acheter un panini...

Cette gaffe spectaculaire a conduit à des semaines de batailles judiciaires, pendant lesquelles les tribunaux italiens ont constamment rejeté les requêtes visant à réadmettre le parti et débouté un décret électoral présenté en urgence par le gouvernement. Berlusconi a explosé et traité les juges de "communistes"...

La débâcle de Rome semble avoir réduit les chances du PDL dans la bataille pour le Lazio, détenu par la gauche qui contrôle 11 des 13 régions.

Selon le plus récent sondage, publié deux semaines avant les élections, le centre-droit mené par le PDL devrait conserver ses bastions du Nord, la Lombardie et le Veneto, et pourrait prendre le contrôle de deux nouvelles régions dans le sud.

Crise économique

Une victoire dans la région-clé du Piemont, dans le nord-ouest de l'Italie, serait vue comme un triomphe de Berlusconi. Mais la décision du Parti démocratique de centre-gauche d'axer sa campagne sur l'emploi, et sa toute nouvelle unité sous le leadership de Pier-Luigi Bersani, pourrait payer dans une région industrielle largement affectée par la crise économique.

Quelle que soit l'issue du vote, le plus grand challenge de Berlusconi pourrait venir des alliés de sa propre coalition. Un bon score de la Ligue du Nord, qui mise sur des gains importants dans les régions du nord, altèrerait vraisemblablement l'équilibre des forces au sein de la coalition au pouvoir, en faveur du parti anti-immigration.

Première publication : 28/03/2010

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