Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • En direct : le "non" à l'indépendance de l'Écosse remporte 55,3 % des voix

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse: les indépendantistes n'ont pas tout perdu

    En savoir plus

  • À Washington, Petro Porochenko réclame et obtient plus de soutien des États-Unis

    En savoir plus

  • Barack Obama salue la France, "un partenaire solide contre le terrorisme"

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

Asie - pacifique

Le Premier ministre accepte d'ouvrir des négociations avec les "chemises rouges"

Vidéo par Aude SOUFI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/04/2010

Alors que depuis deux semaines les partisans de Thaksin Shinawatra organisent des manifestations monstres pour tenter de faire tomber le Premier ministre, le gouvernement a accepté d'ouvrir des pourparlers pour trouver une issue à la crise.

AFP - Des pourparlers entre le gouvernement thaïlandais et des représentants des manifestants qui réclament la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva ont débuté dimanche à Bangkok pour trouver une issue à la crise qui grippe la vie politique du pays depuis deux semaines.
   
Le Premier ministre s'est rendu avec deux membres de son équipe sur le lieu des entretiens, où il a serré la main de ses interlocuteurs avant de prendre place à la table des discussions, selon des images retransmises par la télévision.
   
"Ca ne devrait pas durer trop longtemps car l'atmosphère est bonne. Tout le monde fait preuve de bonne volonté pour le bien du pays", s'est félicité Weng Tojirakarn l'un des trois émissaires des manifestants présents à la rencontre.
   
Les "chemises rouges" - favorables à l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra - jugent Abhisit illégitime et refusent d'attendre les prochaines élections prévues en principe fin 2011, arguant que Thaksin a été renversé par un coup d'Etat en 2006 après avoir été réélu.
   
"Le gouvernement souhaite calmer le jeu. Nous avons soumis une proposition que les manifestants ont acceptée  -- c'est bon signe", avait assuré plus tôt Satit Wongnongtoey, un membre du gouvernement.
   
Mais ces tractations pourraient rapidement tourner court, les responsables des "chemises rouges" ne semblant pas enclins au compromis.
   
"Nous avons un objectif: la dissolution du parlement", a répété l'un des cadres des "Rouges", Nattawut Saikua.
   
Pour le commentateur politique Chris Baker, co-auteur de plusieurs ouvrages sur la Thaïlande, les négociations seront sûrement dominées par le calendrier des prochaines élections.
   
"Je ne vois pas ces discussions se terminer de sitôt. Je pense qu'elles seront entourées de l'habituelle dramaturgie. Au final, je ne serais pas étonné qu'on aboutisse à des élections au mois de novembre", a-t-il dit.
   
Installés depuis le 14 mars dans le centre-ville de Bangkok, les "chemises rouges" exigent des élections anticipées et le départ du Premier ministre Abhisit accusé de servir les élites traditionnelles royalistes de Bangkok.
   
Beaucoup espèrent aussi le retour de Thaksin, renversé en 2006 par un putsch légitimiste et qui vit en exil depuis deux ans pour échapper à la prison.
   
Le magnat des télécoms continue de dominer la vie politique depuis l'étranger. Les "Rouges" le considèrent comme le seul homme politique à s'être jamais préoccupé de leur sort, tandis que les élites de la capitale lui reprochent son populisme, son affairisme et la menace qu'il représente selon elles contre la monarchie.
   
Le camp des "Rouges" avait beaucoup perdu de sa crédibilité en avril 2009, lorsque des manifestations avaient dégénéré, faisant deux morts.
   
En dépit d'une dramatisation de la situation par le gouvernement, ils ont jusqu'ici démontré que leurs rassemblements étaient pacifiques dans les rues de la capitale, où une série d'attaques à la grenades non revendiquées ont cependant eu lieu.
   
Une dizaine de personnes ont été blessés depuis samedi, dont quatre militaires après un jet de grenade contre des baraquements de l'armée faisant office de QG de crise du gouvernement.
   
Samedi, les "chemises rouges" avaient convergé dans la bonne humeur à pied, en moto et en voiture, vers plusieurs points de rassemblement dans la capitale où les militaires sont massés depuis quinze jours.
   
Face à la pression des quelque 80.000 manifestants, les troupes ont dû faire machine arrière dans au moins quatre sites, une décision qualifiée de simple "ajustement" par le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban.
 

Première publication : 28/03/2010

  • THAÏLANDE

    À Bangkok, près de 80 000 "chemises rouges" font reculer l'armée

    En savoir plus

  • THAÏLANDE

    Les "chemises rouges" exigent de négocier exclusivement avec le Premier ministre

    En savoir plus

  • THAÏLANDE

    Les "chemises rouges" déversent du sang devant le domicile du Premier ministre

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)