AFP - L'ex-Premier ministre Alain Juppé a suggéré mardi de revenir sur le bouclier fiscal, soulignant qu'il ne serait "pas choqué" qu'"on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise".
"Il faut s'interroger sur ce qu'on appelle le bouclier fiscal parce que les choses ont changé, la crise est venue", a déclaré le maire UMP de Bordeaux sur France Info.
"On voit aujourd'hui qu'une petite minorité de très riches ne cesse de s'enrichir", a-t-il ajouté.
"Ca ne me choquerait pas qu'on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise", a estimé M. Juppé, indiquant avoir "cru comprendre que dans les débats qui ont eu lieu dans le groupe parlementaire UMP, la question avait été posée".
En réponse, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a estimé que, face à "l'ampleur des déficits", "faire croire qu'une seule mesure permettrait de tout régler, ce n'est pas la vérité".
"Ce n'est pas avec des symboles que vous êtes efficaces, que vous relevez davantage encore le défi de la lutte contre le chômage", a-t-il déclaré sur i-Télé, soulignant que "le bouclier fiscal, c'est un enjeu d'à peu près 500 millions d'euros. Quand on voit aujourd'hui l'ampleur des déficits, faire croire qu'une seule mesure permettrait de tout régler ce n'est pas la vérité".
M. Bertrand a également souligné la "cohérence dans l'action" gouvernementale sur le sujet, la France étant un "pays où on paye trop de charges, trop d'impôts, trop de cotisations".
"Le bouclier fiscal a été voté pour maintenir un principe simple : pas plus de 50% de votre revenu en impôt parce que celles et ceux qui gagnent de l'argent, on a tout intérêt à ce qu'ils dépensent leur argent en France", a-t-il ajouté, préférant que les entrepreneurs "entreprennent en France plutôt que d'entreprendre à l'étranger".






