Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Le succès des meubles en open source

En savoir plus

SUR LE NET

La France tente de contrer la propagande djihadiste

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Grèce, la victoire de Syriza doit-elle inquiéter les Européens ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Union Africaine, est-ce vraiment une union ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Hollande, le "Hitler" d'Al Watan Al An

En savoir plus

REPORTERS

Syrie : Kobané, la reconquête

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Lutte contre Boko Haram : des bombardements tchadiens au Nigeria

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Manifestations anti-MINUSMA : l'ONU ouvre une enquête

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le Who's who du procès Bettencourt

En savoir plus

FRANCE

"Trop d'anglicismes sont entrés dans la vie courante des Français"

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 01/04/2010

Pour le secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, "il n'existe aucune espèce de fatalité" aux anglicismes. Aussi a-t-il lancé sur Internet un concours de mots français, Francomot.


FRANCE 24 - Pourquoi avoir organisé un tel concours ?

Alain Joyandet - Trop d'anglicismes sont entrés dans la vie courante des Français ces dernières années sans que l'on n'y prenne garde. Je pense en particulier au domaine des nouvelles technologies et au langage usuel des jeunes. Puisque je suis chargé de la Francophonie depuis deux ans, j'ai décidé de m'attaquer à l'aspect qualitatif de notre langue : comment faire en sorte que ceux qui parlent déjà notre langue la parlent bien ? C'est ainsi que ce concours, destiné à faire prendre conscience à notre jeunesse qu'il ne fallait pas être paresseux ou passif vis-à-vis de notre langue, est né.

 

F24 - La langue anglaise est pleine de mots français. Pourquoi vouloir à tout prix "nettoyer" le français des anglicismes ?

A. J. - Les Anglo-Saxons peuvent être satisfaits des quelques mots

De "buzz" ou de "ramdam", qui l’emportera ?

français qui émaillent leur jolie langue : chauffeur, prêt-à-porter... Et d'autres mots qui connotent notre art de vivre. Mais je trouve que, de notre côté, les mots anglais sont "importés" dans notre vocabulaire sans que nous ne fassions même l'effort de les traduire et de trouver des équivalences... De plus, je crois qu'il n'existe aucune espèce de fatalité, Ainsi le "baladeur" est désormais plus courant que le "walkman"... De même, on parle maintenant plus souvent de "logiciel" que de "software" ! Nos langues sont vivantes, interpénétrées. Il ne faut surtout pas tenter de les figer.

 

F24 - Mais n'est-ce pas ce que vous faites par cette initiative ?

A. J. - Avec ce concours, j'ai simplement souhaité encourager notre créativité, notre inventivité linguistique. Les mots "bolidage", "ramdam" sont des inventions sympathiques! Nous sommes face à des termes certes nouveaux mais empruntés de connotations qui nous sont familières. Cela fait du lien entre nous. Pour autant, nous ne croyons absolument pas que nous sommes assiégés ! Le "franglais" en France, le "spanglish" aux Etats-Unis... Ces mouvements sont connus. Le "franglais" ne menace pas plus le français que ce dernier ne menaçait l'anglais du XVIIe au XIXe siècle. Une fois de plus, il faut observer cela sur du long terme. Par définition, une langue de stature internationale comme le français, parlée par 200 millions de personnes sur tous les continents est exposée aux emprunts et c'est tant mieux. Laissons le temps de digérer tout cela.

Première publication : 31/03/2010

  • FRANCOPHONIE

    De "buzz" ou de "ramdam", qui l’emportera ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)