31 mars 2010 - 21H49  

Villepin dialogue avec des jeunes des quartiers dans un café parisien
Sécurité, intégration, éducation...l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a débattu mercredi soir pendant deux heures dans un café parisien avec des élus et des jeunes de quartiers de banlieues d'Ile-de-France qu'il a appelés à s'engager "pour faire bouger les choses".
Sécurité, intégration, éducation...l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a débattu mercredi soir pendant deux heures dans un café parisien avec des élus et des jeunes de quartiers de banlieues d'Ile-de-France qu'il a appelés à s'engager "pour faire bouger les choses".

AFP - Sécurité, intégration, éducation...l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a débattu mercredi soir pendant deux heures dans un café parisien avec des élus et des jeunes de quartiers de banlieues d'Ile-de-France qu'il a appelés à s'engager "pour faire bouger les choses".

Ils étaient une cinquantaine de jeunes à s'être donné rendez-vous au "café de la Place" dans le 18e pour dialoguer avec l'ancien Premier ministre sur les banquettes d'un café, entouré d'un parterre de journalistes.

Selon plusieurs témoignages, l'ex-ministre de l'Intérieur disposerait d'une cote de sympathie chez certains jeunes issus de l'immigration pour s'être opposé à la guerre en Irak en février 2003 à l'ONU.

"Alors que les musulmans étaient montrés du doigt, son discours a beaucoup touché les gens d'origine maghrébine", a expliqué à l'AFP l'un des participants.

"J'ai eu le sentiment de porter les valeurs de la France", a fait valoir Dominique de Villepin.

S'ensuit un dialogue de deux heures avec des jeunes qui interrogent le candidat virtuel à la présidentielle sur ses idées pour la banlieue.

"Nous devons tirer les leçons de ce qui a été fait depuis trente ans et qui n'a pas marché", dit-il en dénonçant "un pouvoir enfermé dans ses certitudes (...) qui pensait pouvoir régler les problèmes à coup de millions en regardant vers le bas". "Il faut travailler sur la confiance, le partenariat avec les élus, les associations", a plaidé l'ex-Premier ministre.

Dénonçant "la stigmatisation" d'un débat "équivoque" sur l'indentité nationale, il dit considérer "la question sociale" comme "centrale" citant notamment le fort chômage des jeunes en banlieue et la mauvaise desserte des quartiers en transport public.

"Il faut inventer des leviers pour accélérer le développement économique des quartier", dit-il en proposant de consacrer les rez-de-chaussée d'immeuble à l'accueil d'activités économiques. Il suggère également d'associer les petites entreprises locales aux appels d'offre sur le développement des quartiers et défend un meilleur accès aux services publics, notamment en matière d'orientation. Il propose également des pôles emplois capables d'apporter une réponse adaptée aux jeunes des banlieues.

En matière de sécurité, M. de Villepin explique ne pas vouloir faire d'idéologie et propose d'associer la vidéosurveillance, prônée par la droite, à la police de proximité, chère à la gauche.

Défendant l'égalité des chances par l'éducation, M. de Villepin s'est en revanche déclaré hostile à la politique des quotas : "Je ne crois pas aux élus, aux citoyens à plusieurs vitesses". Il s'est également dit contre le vote des étrangers.

Fermer