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Planète

Près de 400 scientifiques prennent Pécresse à témoin contre Allègre

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/04/2010

Dans "L'imposture climatique", Claude Allègre qualifiait les climatologues de "mafieux" et de "totalitaires". En réponse, plus de 400 scientifiques de la discipline demandent à la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, de le désavouer.

AFP- Environ 400 climatologues, mécontents des attaques portées contre eux par Claude Allègre, ont demandé une prise de position de la ministre de la Recherche Valérie Pécresse, qui leur a accordé un soutien politique tout en demandant à l'Académie des Sciences de trancher sur le fond.
   
"Depuis plusieurs mois, des scientifiques reconnus dans leurs domaines respectifs dénigrent les sciences du climat et l’organisation de l’expertise internationale, criant à l’imposture scientifique", affirment les chercheurs dans leur courrier, citant en particulier l'ancien ministre de l'Education.
   
"Ces accusations ou affirmations péremptoires ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques", ajoutent-ils. Des auteurs tels que M. Allègre, estiments-ils, "oublient les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société".
   
"Nous pensons que ces accusations demandent une réaction de votre part, et l’expression publique de votre confiance vis-à-vis de notre intégrité et du sérieux de nos travaux", concluent, dans cette lettre ouverte, les universitaires et chercheurs en sciences du climat.
   
"L'action politique du gouvernement témoigne de notre confiance dans la démarche scientifique des climatologues puisque nous avons lancé le Grenelle de l'environnement", a répondu Valérie Pécresse dans un entretien à l'AFP.
   
Elle a ajouté que le climatologue français Jean Jouzel, vice-président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui fait l'objet d'attaques personnelles répétées de la part de Claude Allègre, était le candidat du gouvernement à la présidence du Haut conseil de la science et de la technologie, où il a été nommé fin 2009.
   
Mais la ministre refuse pour autant de prendre parti sur le terrain scientifique, demandant au président de l'Académie des sciences Jean Salençon d'organiser un débat sur le sujet.

France: ça chauffe pour Allègre


   
"C'est l'Académie des sciences qui pourra juger de l'intégrité scientifique des travaux des uns et des autres. Ca ne peut pas être la ministre de la recheche qui tranche entre la fiabilité des données d'Allègre et celles des climatologues", a-t-elle encore dit.
   
A l'appui de leur courrier, les climatologues ont entrepris de recenser toutes les erreurs factuelles identifiées dans l'ouvrage de l'ancien ministre.
   
Dans son livre intitulé "L'imposture climatique ou la fausse écologie", Claude Allègre met en cause les travaux du Giec, dénonçant une mobilisation de la planète autour "d'un mythe sans fondement". Il s'en prend avec véhémence à nombre de climatologues qui y participent.
   
Sollicité par Libération, qui a révélé l'existence du courrier, Claude Allègre a balayé d'un revers de manche ce qu'il a qualifié de "pétition nulle et stupide", ironisant sur une réaction de gens "qui ont gaspillé beaucoup d'argent public et ont peur de perdre des moyens, peur de perdre leur job".

Première publication : 01/04/2010

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