Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Europol lance un calendrier de l'avent des criminels les plus recherchés

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Valls : premier ministre clivant, candidat rassembleur ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Journée de la laïcité : une exception française

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Corée du sud : la déferlante culturelle

En savoir plus

TECH 24

#OpenGov : la démocratie en mode startup

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Ciao Renzi : l'Italie en crise politique et institutionnelle

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidentielle française : deux gauches irréconciliables ?

En savoir plus

FOCUS

Côte d'Ivoire : plongeon dans le trafic illicite et très lucratif des faux médicaments

En savoir plus

#ActuElles

Oui cheffe ! La gastronomie se féminise

En savoir plus

FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 05/04/2010

Le casse-tête de la corruption

L'aide internationale bénéficie-t-elle à ceux qui en ont le plus besoin ? Dévastée par un séisme, Haïti devrait recevoir 5 milliards de dollars sur 2 ans pour sa reconstruction. Comment s’assurer que cette manne ne sera pas détournée, comme cela a déjà été le cas dans de précédentes grandes catastrophes, tel le cyclone Nargis qui a frappé la Birmanie ?

La Birmanie est l’un des pays les plus corrompus du monde. La corruption y est presque institutionnalisée. Elle touche tout l’appareil du pouvoir du plus haut au plus bas de l’échelle. L’argent de l’aide humanitaire n’échappe pas la règle. Une partie des millions d’euros envoyés par la communauté internationale pour venir en aide aux victimes du cyclone Nargis en mai 2008 sont détournés au profit des autorités locales.

En mai 2008, un cyclone d’une force dévastatrice frappe la région immensément peuplée du Delta de l’Irrawaddy en Birmanie. Le monde découvre avec effroi l’étendue de la catastrophe : cent quarante mille morts, des dizaines de milliers de blessés et toute une zone profondément marquée par le passage du cyclone.

L’aide humanitaire arrive massivement après plusieurs semaines de refus du régime birman de laisser entrer les secouristes étrangers. Mais les survivants ne reçoivent qu’une partie de l’aide. Près de deux ans après la catastrophe, des paysans birmans vivant dans un village de Bogale, la zone la plus touchée en mai 2008, prennent des risques énormes pour témoigner de la corruption généralisée dont ils sont les victimes.

Ils assurent qu’une grande partie de l’argent qui doit leur revenir pour l’effort de reconstruction est détourné par le chef de leur village. Ce dernier évoque « des frais » pour justifier une ponction de 40% par exemple sur un chèque donnée par des organisations humanitaires internationales financées par la Commission Européenne. Ils affirment aussi que les bateaux, les tracteurs envoyés et si vitaux pour eux ont été revendus par les autorités locales. Un moine accuse pour sa part le chef du district de Bogale d’avoir détourné la somme destinée à la reconstruction de son temple détruit pendant le passage du cyclone.

Après avoir fermé le pays pendant plusieurs semaines aux secouristes et à l’aide humanitaire - une position qui a probablement coûté la vie à des milliers de survivants les premiers jours - la junte militaire birmane a clairement perçu la manne internationale comme un nouveau moyen de gagner de l’argent, dit un expert du dossier.

Le chef de la mission humanitaire de la Commission Européenne à Rangoon, estime quant lui, que la pyramide de corruption est une possibilité, une réalité qui existe mais qui reste incontrôlable.

 

  • Emission préparée par Marie Billon et Patrick Lovett
  • Avec en invité : Rolando TOMASINI, directeur du groupe de recherche de logistique humanitaire à l’INSEAD

Par Cyril PAYEN

COMMENTAIRE(S)

Les archives

09/12/2016 Afrique

Côte d'Ivoire : plongeon dans le trafic illicite et très lucratif des faux médicaments

En Côte d’Ivoire, 30 à 40% des médicaments sont achetés dans la rue. Réputés peu chers, ils sont au mieux inefficaces, au pire toxiques, voire mortels pour ceux qui les...

En savoir plus

08/12/2016 Moyen-Orient

Vidéo : avec "La Division d'or", à la conquête de Mossoul

Nous vous proposons un reportage exclusif de nos reporters en Irak, Matthieu Mabin et Noreddine Bezziou, qui ont suivi les forces antiterroristes irakiennes au plus près des...

En savoir plus

07/12/2016 Ghana

Au Ghana, la présidentielle s’annonce serrée

Alors que les Ghanéens sont appelés aux urnes ce mercredi pour la présidentielle, le chef de l’État sortant, John Dramani Mahama, qui brigue un second mandat se dit "très...

En savoir plus

06/12/2016 Asie - pacifique

Corée du Sud : la rue en passe de faire chuter la présidente Park Geung-Hye

Depuis plus d'un mois, des centaines de milliers de Coréens manifestent pour réclamer la démission de la présidente Park Geung-Hye. Cette dernière est soupçonnée d'avoir aidé son...

En savoir plus

05/12/2016 Italie

Italie : la région désertée de Basilicate reprend vie grâce aux migrants

Depuis janvier 2016, près de 170 000 migrants ont débarqué sur les côtes de la péninsule italienne. Contrairement à d'autres, la région de Basilicate, dans le sud de l’Italie,...

En savoir plus