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Les internautes Sud-Africains inquiets après le meurtre d'Eugène Terre'blanche
Dans cette édition : Les internautes Sud Africains craignent un regain de tensions raciales dans le pays; Greenpeace dénonce les pratiques d’un groupe agroalimentaire via une campagne en ligne; et une vidéo présente le tour du monde en 80 secondes.
TENSIONS RACIALES EN AFRIQUE DU SUD
Eugène Terre'blanche était le leader de l'extrême droite sud-africaine. Ce partisan de l'apartheid a été tué samedi dans sa ferme par deux de ses employés agricoles. Bien que ce meurtre soit vraisemblablement lié à une dispute au sujet de salaires non payés, la blogosphère affiche ses craintes d’un regain de tensions raciales dans le pays.
Cet internaute exprime ainsi ses inquiétudes de voir l'Afrique du Sud resombrer dans un climat de haine 16 après la fin de l'apartheid.
En effet, depuis l'annonce de sa mort, le mouvement d'Eugène Terreblanche, qui milite pour la suprématie blanche dans le pays, semble reprendre de la vigueur. Plusieurs sympathisants, à l'image de ce vidéoblogueur, ont réagi sur la Toile pour condamner son assassinat et lui rendre un dernier hommage.
Ce blogueur tente lui de dresser la liste des milliers de fermiers blancs assassinés depuis 1987. Indigné par des messages incitant à la haine publiés sur Facebook, il dénonce l'atmosphère délétère qui règne actuellement en Afrique du Sud.
Des tensions exacerbées par une récente dispute autour d'une chanson datant de l'époque de l'Apartheid et appelant à tuer les Boers, c'est-à-dire les colons blancs. Le mois dernier, Julius Malema, un responsable de l'ANC, le parti au pouvoir, avait entonné ce chant en public, ce qui avait suscité la polémique.
Un dérapage que condamne les Sud-africains interrogés par un site de journalisme citoyen. Cet homme se dit ainsi très déçu de l'attitude de Malema et souligne que son message est dangereux pour l'avenir du pays.
CYBERGUÉRILLA ACTIVISTE
Internet a été le théâtre d’une guérilla virtuelle. L’association Greenpeace s’est attaquée à un géant de l’agroalimentaire pour dénoncer ses pratiques. Son arme : le web. Rien de plus efficace. Chronique d’un affrontement 2.0.
Tout a commencé avec cette vidéo parodiant une publicité de la marque. Une action choc pour se faire entendre. Car les dénonciations de Greenpeace ne datent pas d’hier. Selon l’association, la production d’huile de palme indispensable à l’industrie agroalimentaire serait à l’origine de nombreux dégâts écologiques et menacerait de faire disparaître certaines espèces animales.
Sur ce site dédié à cette campagne, traduit en plusieurs langues, Greenpeace note qu’en Indonésie, principal pays producteur d’huile de palme, la forêt est détruite un peu plus chaque jour par cette industrie.
Et pour mobiliser les militants, l’association ne s’est pas arrêtée là. Elle a mis en ligne des logos détournés, ou des lettres types à envoyer aux représentants de l’entreprise attaquée.
Réaction de la marque : demander le retrait de la première vidéo pour atteinte à la propriété intellectuelle. Une démarche qui a eu pour effet de renforcer la mobilisation militante contre elle. Des centaines d’internautes se sont attaqués à sa page officielle sur Facebook.
Face aux critiques, les responsables de la marque se sont laissés déborder et ont voulu supprimer les commentaires des utilisateurs détournant leur logo. Avant de créer une page questions/réponses.
Ce blogueur qui a décrypté les conséquences de l’affaire pour la multinationale note que désormais plus aucune entreprise n’étant à l’abri de ce type d’action en ligne, elles doivent repenser leur façon de communiquer notamment sur les réseaux sociaux.
ONE EYED DOLL
One Eyed Doll est un groupe de punk originaire du Texas. Des musiciens atypiques comme la chanteuse Kimberley que le réalisateur David Bruce Bates a suivi au quotidien pendant leur tournée à travers les Etats-Unis. Son documentaire, tourné avec les moyens du bord, a été mis en ligne en intégralité sur Youtube. Sachant qu'un DVD sur un groupe inconnu n'allait pas être rentable, le réalisateur a en effet préféré offrir aux internautes cette plongée dans la scène musicale underground.
MARK JENKINS
Découvrez le site de l’artiste américain Mark Jenkins, connu pour ses œuvres installées la rue. Son projet le plus connu s’intitule « Embed », soit « incruster » en français. Une série qui consiste à habiller ses sculptures de formes humaines, les exposer dans des positions insolites dans la rue, et photographier les réactions des passants.
VIDÉO DU JOUR
Faire vivre aux internautes son périple autour du monde en 80 secondes en utilisant la technique très à la mode du stop motion : voici le défi que s’est lancé le réalisateur de ce petit film qui vous emmènera dans les rues du Caire, de Bombay ou encore de New York. Un projet sponsorisé par un fabriquant d’appareil photos et pour lequel il aura fallu parcourir plus de 32 000 km et compter environ 3 semaines de travail.


























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