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FRANCE

La prise d'otage à la prison de la Santé se termine sans heurts

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/04/2010

Le détenu Francis Dorffer a libéré le psychiatre qu'il avait pris en otage pendant plus de cinq heures à la prison de la Santé. Les deux hommes sont indemnes. Dorrfer demandait son transfèrement dans l'est de la France, où vit sa famille.

AFP - Un détenu considéré comme dangereux, condamné pour le meurtre d'un codétenu et déjà auteur de deux prises d'otages, a pris pendant plus de cinq heures mercredi un psychiatre en otage à la prison de la Santé, à Paris, avant de le relâcher indemne.

Peu avant 17H00, Francis Dorffer, 26 ans, a libéré son otage, le Dr Cyrille Canetti, psychiatre réputé et spécialiste du milieu carcéral.

Selon un surveillant, il avait fait cela pour réclamer son transfèrement dans l'est de la France, où se trouve sa famille.

Le Dr Canetti, chef du service médico-psychologique régional (SMPR) de la Santé, n'a pas été blessé et a été libéré indemne.

Francis Dorffer a été condamné à plusieurs reprises pour viol, violences, homicide volontaire et prise d'otage. Il purge notamment une peine de 30 ans de réclusion, assortie de 20 ans de sûreté, pour avoir tué un codétenu, égorgé avec une fourchette.

Il a été transféré à la Santé peu après la prise d'otage dont il s'était rendu coupable le 17 novembre à la centrale de Clairvaux (Aube), lorsqu'il avait retenu un surveillant durant cinq heures.

Il avait alors libéré son otage et s'était rendu au terme de négociations avec le GIGN, qui a fourni des éléments sur sa personnalité aux négociateurs de la BRI.

Selon des sources syndicales, il est inscrit au fichier des "détenus particulièrement signalés" (DPS), qui répertorie les détenus considérés comme présentant des risques pour l'ordre et la sécurité. La Santé compte en général une dizaine de ces prisonniers, détenus en quartier de sécurité.

En novembre 2006, Francis Dorffer, incarcéré depuis l'âge de 15 ans, avait déjà pris en otage une psychiatre à la prison de Nancy durant deux heures pour dénoncer ses conditions de détention.

Selon le surveillant Régis Grava, l'homme aurait "dissimulé dans ses parties intimes un bout de bois pointu, qui n'a pas été détecté lors de la fouille" à la Santé. Lorsqu'il s'est trouvé avec le psychiatre, qu'il voit lors de rendez-vous réguliers, il l'a pris en otage en "le menaçant au niveau du cou".

Il y a eu dans la prison "un peu d'agitation au début" de la prise d'otage. Mais "depuis, l'ambiance est calme, les parloirs famille et les promenades ont eu lieu", a-t-il assuré.

L'avocat de M. Dorffer, Me Thomas Hellebrand, a déclaré par téléphone à l'AFP qu'il avait été dans la journée "en contact avec les personnes qui mènent les négociations (...) Je le suis depuis qu'il a 16 ans".

Christian Lambert, directeur de cabinet du préfet de police et ancien chef du Raid, l'unité d'élite de la police nationale, nommé mercredi préfet de la Seine-Saint-Denis, s'est rendu à la prison de la Santé.

La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, s'est rendue à la cellule de crise mise en place à la Direction de l'administration pénitentiaire.

La maison d'arrêt de la Santé, dans le 14e arrondissement, est une construction du XIXe siècle. Sa capacité totale de 920 places est réduite de moitié du fait de travaux en cours depuis environ quatre ans.

Première publication : 07/04/2010

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