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EUROPE

L'affaire Sophie Toscan du Plantier relancée 13 ans après les faits

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/04/2010

Un juge français chargé d'enquêter sur le meurtre, en décembre 1996, de Sophie Toscan du Plantier a délivré un mandat d'arrêt européen visant un journaliste irlandais, un suspect déjà entendu dans cette affaire.

AFP - L'enquête sur le meurtre en 1996 en Irlande de Sophie Toscan du Plantier, jamais élucidé, a connu un nouveau rebondissement en France avec l'émission d'un mandat d'arrêt européen visant un journaliste anglais, Ian Bailey, qui a longtemps fait figure de principal suspect.

Le juge d'instruction parisien Patrick Gachon a émis le 19 février un mandat d'arrêt européen contre Bailey, déjà entendu à deux reprises par la police irlandaise et qui a toujours clamé son innocence.

La justice irlandaise a accusé réception le 9 mars de ce mandat d'arrêt européen, selon une source proche du dossier.

Le meurtre le 23 décembre 1996, près de sa maison dans le sud-ouest de l'Irlande, de l'épouse du producteur et ancien patron de Gaumont, Daniel Toscan du Plantier, aujourd'hui décédé, n'a jamais été élucidé.

Personne n'a été mis en examen en Irlande pour le meurtre de Mme Toscan du Plantier, 39 ans, retrouvée le crâne fracassé sur le chemin menant à sa maison de campagne près du village de Skull (sud-ouest). L'agresseur avait frappé la nuit à la porte de sa cuisine. Sophie Toscan du Plantier avait ouvert, apparemment sans méfiance.

Sa famille, qui a déposé plusieurs plaintes en France, s'est constamment battue pour faire progresser l'enquête.

"C'est une étape importante même si Ian Bailey dispose de nombreuses voies de recours et va sans doute saisir la +High Court+ irlandaise", a commenté à l'AFP un des avocats de la famille Toscan du Plantier, Me Alain Spilliaert.

Soupçonné par la police, Bailey, un journaliste pigiste anglais qui travaillait pour plusieurs journaux irlandais, avait été arrêté à deux reprises au cours de l'enquête menée en Irlande. Il avait même été placé en garde à vue durant 24 heures, mais n'a jamais été inculpé, faute de preuve.

Bailey avait fait naître les soupçons en étant parmi les premiers sur les lieux du crime puis en faisant état dans des articles d'éléments que seuls les enquêteurs et le meurtrier étaient censés connaître.

Bailey avait également été visé par le témoignage d'une femme, Marie Farrel, qui affirmait avoir vu le journaliste indépendant la nuit du meurtre vers 03H00 rodant à proximité du domicile de la victime. Mais Mme Farrel s'était ensuite rétractée en accusant la police irlandaise de lui avoir soufflé ses déclarations.

En décembre 2005, les parents de la victime, Georges et Marguerite Bouniol, avaient publié une lettre dans l'Irish Times accusant le meurtrier de "lâcheté et de perversité" et disant leur détresse de ne pas savoir qui a tué leur fille. Jeudi soir, Marguerite Bourniol a estimé sur RTL que ce mandat d'arrêt international constituait le "départ d'une action qui en principe devrait aller jusqu'au bout", ajoutant que "le juge (français) a en main tout ce qu'il faut pour que le coupable soit arrêté et jugé".

Ian Bailey est "perplexe" après avoir appris par les médias l'existence d'un mandat d'arrêt européen à son encontre, a indiqué son avocat à l'AFP jeudi à Dublin.

"Il n'a reçu aucune information sur l'existence (du mandat d'arrêt) à part les questions des médias irlandais", (...) "c'est quelque chose qui le laisse perplexe", a déclaré Me Frank Buttimer selon qui son client se trouve actuellement en Irlande et n'a pas été approché par la police à ce stade.

 

Première publication : 09/04/2010

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