- Déficit - Finance - Grèce
L'agence Fitch dégrade encore la note de la dette grecque
Les pays de la zone euro se sont mis d'accord, ce vendredi, sur les modalités d'une aide à la Grèce, sous forme de prêts. Mais les marchés sont sceptiques : l'agence Fitch a baissé de deux crans sa note de la dette à long terme d'Athènes.
REUTERS - Un accord a été trouvé vendredi entre pays de la zone euro sur les modalités techniques des prêts bilatéraux qui seraient fournis à la Grèce en cas de besoin, a-t-on appris de sources européennes, ce qui a provoqué un certain soulagement sur les marchés.
L'euro est remonté face au dollar et les marchés européens ont fini en hausse, mais les investisseurs restent prudents alors que l'agence de notation Fitch a abaissé sa note sur la dette souveraine grecque à BBB- avec perspective négative.
"Un accord a été trouvé", a-t-on dit de source proche des discussions, avant de préciser que les taux d'intérêt appliqués à ces prêts reprendraient une méthodologie très proche de celle appliquée par le Fonds monétaire international.
"Il s'agit pratiquement d'une copie au papier carbone des modalités du FMI", a précisé cette source, qui participait à une réunion à Bruxelles de responsables des ministères des Finances et de banquiers centraux de la zone euro destinée à préparer les réunions des ministres de Finances de la zone euro (Eurogroupe) et de l'Union européenne (Ecofin) la semaine prochaine.
"Pour les prêts jusqu'à trois ans, c'est le taux des DTS (droits de tirage spéciaux) plus 300 points de base, plus 50 points de base de commission de service", a-t-on précisé.
Le taux d'intérêt payé par la Grèce serait ainsi supérieur à 5%, supérieur à ce qu'Athènes demandait mais inférieur aux 7,3% actuels, selon les données de Tradeweb.
Une seconde source a ensuite indiqué que le montant et la maturité de ces prêts dépendrait des éventuels besoins de financement grecs.
"La procédure serait la suivante: la Grèce dit qu'elle n'a pas accès au financement par le marché, la Commission européenne et la BCE fournissent une analyse pour dire que c'est bien le cas et disent quel montant et quelle durée sont nécessaires", a-t-on expliqué.
"Elles proposent combien, je pense après consultation des Grecs et ensuite, un accord de l'Eurogroupe à l'unanimité est nécessaire", a-t-on ajouté.
Selon plusieurs autres sources européennes, l'hypothèse sur laquelle travaillent les Etats est celle de "crédits relais" sur une période n'excédant pas deux ans et distribués en plusieurs tranches, chaque pays conservant la faculté de participer à son rythme, en fonction du contexte politique et des contraintes légales de chacun.
LES MARCHÉS RESTENT SOUS TENSION
Les banques grecques ont rebondi de plus de 7% à la Bourse d'Athènes sur cette information après avoir perdu 6% jeudi et l'euro s'est apprécié face au dollar, touchant un moment 1,3491 dollar.
La prime de risque que demandent les investisseurs pour détenir des emprunts grecs à dix ans plutôt que des Bunds allemands qui servent d'étalon s'est resserrée mais reste à un niveau supérieur à 410 points de base.
Les marchés restent cependant sous tension. Vendredi après-midi, l'agence de notation Fitch a abaissé la note de la dette souveraine grecque à BBB- avec perspective négative.
En outre, les difficultés de la Grèce peuvent apparaître dissuasives pour certains pays candidats à l'euro. Ainsi, le gouvernement bulgare a annoncé le report de son projet d'adhésion à l'euro, en raison d'un déficit 2009 plus important que prévu.
Dans la matinée, plusieurs données économiques avaient assombri les perspectives de la Grèce pour 2010.
La production industrielle s'est contractée de 9,2% en février par rapport au même mois l'année passée alors que l'inflation est remontée à 3,9% en mars.
Les analystes s'attendent désormais que la contraction de l'économie grecque soit supérieure en 2010 aux 2% prévus, rendant plus difficile l'objectif de réduire de 4% le déficit budgétaire pour le porter à 8,7%.
TEST MARDI POUR LA DETTE GRECQUE
Face à cette pression continue des marchés, les principaux responsables de la zone euro avaient réaffirmé vendredi leur soutien à la Grèce et leur disposition à intervenir de manière immédiate si le besoin s'en fait sentir.
La France, l'Allemagne, l'Italie et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ont tour à tour insisté sur le fait que le mécanisme de prêts bilatéraux agréé fin mars lors d'un sommet européen était opérationnel à court terme.
Le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, a également redit que son pays n'avait pas besoin de faire appel au mécanisme d'aide pour le moment, même si les marchés financiers pensent le contraire.
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a quant à lui déclaré dans une interview qu'aucun renflouement n'était nécessaire pour le moment.
Un premier test aura lieu mardi prochain lorsque la Grèce placera sur les marchés pour 1,2 milliard d'euros à six et douze mois.
Le pays doit emprunter environ 11 milliards d'euros d'ici fin mai pour refinancer sa dette et quelque 53 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année.


























Commentaires (6)
la merde greque
la grece est au bord du gouffre ! ou est donc cette belle alliance qui devait unifier l'europe ? on n'a pas su evaluer les situations des pays qui sont entrés dans l'euro , aujourd'hui on va tenter de se faire du beurre sur le dos des grecs en leur facturant au prix fort les erreurs commises par nos commités qui ont admis sans restriction des pays au stade de primo evolution eux qui avaient payé la guerre au prix fort tant par l'allemagne que par la russie et qui depuis ont peiné pour s'alligner , quel bel esprit d'unité ! il est vrai que notre pays est mal placé pour la morale avec les dettes entretenues par notre grand president plutot tyran que social et si notre pays est developpé ce n'est par de son fait car peu s'en faut pour que l'on suive l'exemple de la grece , ce qui ferait sourire les allements. quand aux americains a qui notre sarko veut donner des conseils ils auraient la revanche des prises de position de de gaule qui n'a pas hesité
l'agence fitch
de quel droit cette agence se permett'elle de noter des pays alors que ses dirigeants on participés à l'escroquerie de
MADOFF en donnant des notes qui prouvent la non independance de telles agences et leurs nocivitées vis à vis des peuples,à quand
des sanctions contre les banques qui pretent l'argent à des taux
abusifs sinon usuraires à la GRECE
l'agence fitch
de quel droit cette agence se permett'elle de noter des pays alors que ses dirigeants on participés à l'escroquerie de
MADOFF en donnant des notes qui prouvent la non independance de telles agences et leurs nocivitées vis à vis des peuples,à quand
des sanctions contre les banques qui pretent l'argent à des taux
abusifs sinon usuraires à la GRECE
A propos de La dette Grècque
Ou est l'OR de la réserve de la banque Nationale de Grèce volé par les Allemands lorsqu'ils ont quitté la Grèce à la fin de la guerre ?? L'état Allemand n'aurait il aucune responsabilité de ses actes ?? Une Grècque qui a de la mémoire. pouvez vous répondre ??
qui note l'agence fitch
quand les politiques vont reprendre le pouvoir ?
On est pas dans la merde.
On est pas dans la merde.
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