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EUROPE

L'Eurogroupe mobilise 30 milliards d'euros pour aider la Grèce

Vidéo par Clément MASSE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/04/2010

Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord pour mettre à disposition de la Grèce un plan d'aide avec des prêts d'au moins 30 milliards d'euros. Mais Athènes n'a, pour l'instant, "pas demandé l'activation du mécanisme".

AFP - Le gouvernement grec a salué dimanche l'accord "très important" de la zone euro sur les conditions d'une aide éventuelle à la Grèce tout en précisant qu'il n'avait pas demandé d'activer le mécanisme.

"Une décision très importante a été prise", a déclaré le ministre des Finances George Papaconstantinou à la télévision.

"Le gouvernement grec n'a pas demandé l'activation du mécanisme bien qu'il soit immédiatement disponible. Nous croyons que nous pourrons continuer d'emprunter sans entraves sur les marchés", a-t-il ajouté.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord dimanche sur les conditions d'une aide éventuelle à la Grèce, passant par des prêts bilatéraux d'un montant d'au moins 30 milliards d'euros, qui seraient consentis à un taux d'environ 5%.

Le Premier ministre grec George Papandréou a estimé dans un communiqué que cet accord constituait un avertissement à l'égard des spéculateurs.

"Avec la décision d'aujourd'hui, l'Europe envoie un message clair : personne ne peut jouer avec notre monnaie commune, personne ne peut jouer avec notre destin commun. L'UE était, est et demeure une communauté de valeurs et d'objectifs communs et de solidarité", a déclaré le chef du gouvernement.

"Aujourd'hui, avec la décision de l'Eurogroupe, le filet de sécurité a pris forme. La solidarité européenne s'est étoffée. C'est une décision importante pour l'Europe elle-même, pour l'UE", a souligné M. Papandréou.

M. Papaconstantinou a indiqué que la Grèce se joindrait lundi aux travaux d'une commission technique réunissant des responsables de la zone euro, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international. Le dispositif européen d'aide à la Grèce doit être complété par des financements du FMI pour un montant encore indéterminé.

La Grèce, dont le déficit public est monté en flèche, s'efforce depuis plusieurs mois d'abaisser le coût de ses emprunts.

Mais l'accord conclu le 25 mars entre les 16 pays de la zone euro pour venir en aide en cas de besoin à la Grèce ne donnait aucun détail, notamment sur le niveau des taux d'intérêt.

Faute d'informations concrètes sur les termes de l'accord, la Grèce a subi une nouvelle hausse des taux qu'elle doit consentir pour pouvoir emprunter sur les marchés financiers internationaux.


Le taux des obligations d'Etat grecques à 10 ans a bondi la semaine dernière à 7,5%, son plus haut niveau depuis 1998, soit plus du double du taux des emprunts de référence allemands. La Bourse d'Athènes a perdu 8% en trois jours avant de se redresser de 3,4% vendredi.

La Grèce a l'intention de lancer mardi une émission de bons du Trésor de 1,2 milliard d'euros et envisage une tournée aux Etats-Unis dans la perspective du lancement d'une emprunt en dollars, après l'accueil médiocre réservé par les marchés à sa dernière opération en euros.

La Grèce doit emprunter quelque 11,5 milliards d'euros d'ici le mois prochain, dans le cadre d'un programme d'emprunts global de quelque 54 milliards d'euros cette année afin de refinancer sa dette et de faire face à ses besoins budgétaires les plus pressants.

La dette totale de la Grèce s'élève à quelque 300 milliards d'euros.

La crise de la dette grecque qui ébranle l'Europe depuis plusieurs mois accentue les craintes des investisseurs sur l'accroissement des niveaux d'endettement et fait baisser le taux de change de l'euro.

Première publication : 11/04/2010

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