13 avril 2010 - 22H23  

Anniversaire de la guerre du Liban: match de foot fraternel entre politiques
Des hommes politiques libanais se sont affrontés mardi lors d'un match amical de football, symbole de la paix retrouvée, pour marquer le 35e anniversaire du début d'une guerre civile sanglante qui a duré 15 ans.
Des hommes politiques libanais se sont affrontés mardi lors d'un match amical de football, symbole de la paix retrouvée, pour marquer le 35e anniversaire du début d'une guerre civile sanglante qui a duré 15 ans.

AFP - Des hommes politiques libanais se sont affrontés mardi lors d'un match amical de football, symbole de la paix retrouvée, pour marquer le 35e anniversaire du début d'une guerre civile sanglante qui a duré 15 ans.

Deux équipes, dans lesquelles jouaient ensemble des membres des partis politiques habituellement adversaires à l'Assemblée, ont disputé un match de 30 minutes, baptisé "Nous sommes tous une seule équipe", à la Cité sportive de Beyrouth, sous les yeux du président de la République Michel Sleimane.

L'équipe "rouge" du Premier ministre Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire soutenue par l'Occident, l'a emporté 2 à 0 sur les "blancs" de Ali Ammar, député du Hezbollah, le mouvement chiite appuyé par Damas et Téhéran qui mène l'opposition.

Le match, mené à un train de sénateur et dans une ambiance bon enfant, s'est déridé grâce à un doublé du député chrétien Sami Gemayel, 29 ans, auteur de beaux gestes techniques sur les deux buts.

L'un des moments forts de la soirée fut l'hymne national, chanté à l'unisson par des adversaires politiques. A la fin du match, tous les joueurs se sont embrassés avant de se rassembler devant les bancs de touche pour une photo de groupe.

Le match, qui n'était pas ouvert au public pour des raisons de sécurité, était diffusé en direct à la télévision.

La guerre civile a fait plus de 150.000 morts et des milliers de disparus entre avril 1975 et octobre 1990.

En mai 2008, des affrontements entre sympathisants et adversaires du gouvernement antisyrien dans plusieurs villes du Liban avaient fait craindre un nouveau conflit.

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