- Conflit israélo-palestinien - Eau - Union pour la Méditerranée
Le conflit israélo-palestinien plombe à nouveau l'Union pour la Méditerranée
Une conférence de l'UPM sur l'accès à l'eau a échoué à cause d'une référence aux "territoires occupés" sur laquelle Israël et les pays arabes ne se sont pas accordés. L'organisation s'étaient déjà divisée lors de l'opération Plomb durci.
AFP - Une référence aux "territoires occupés" a suffi mardi à sceller l'échec d'une conférence ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) sur l'accès à l'eau, portant un coup dur à la mise en marche de cette organisation naissante.
"Il y a des fois où à l'impossible nul n'est tenu, malheureusement nous ne sommes pas parvenus à un accord", a annoncé pendant la conférence de presse finale le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, déplorant un "échec".
Israël et les pays de la Ligue arabe ont fait capoter l'adoption d'une "stratégie pour l'eau en Méditerranée" censée garantir l'accès de cette ressource rare et empêcher qu'elle serve à l'avenir de détonateur à de nouveaux conflits dans la région.
Une référence aux "territoires occupés" par Israël a empêché l'adoption de ce document.
L'Etat hébreu a rejeté cette appellation tandis que la partie arabe s'opposait à la formulation alternative de "territoires sous occupation" proposée par les Européens, a expliqué M. Lellouche.
"Je suis en proie à une grande tristesse" car cet échec "fait planer des doutes sur l'avenir de l'UPM", a déploré son propre secrétaire général, le Jordanien Ahmad Massa'deh, qui a été installé cette année dans ses fonctions.
"L'UPM est un projet fondamental pour le devenir de la paix dans cette région qui n'a rien perdu de validité parce que les défis qui sont devant nous sont considérables", a estimé pour sa part M. Lellouche.
"Ma déception n'a d'égal que mon espoir, cette structure est irréversible (...) Les délégations n'étaient pas d'accord sur tout, mais d'accord sur 99%" des questions techniques liées à l'eau. Nous sommes un peu victimes de la dégradation du conflit au Proche-Orient", a-t-il ajouté.
L'UPM, créée en 2008 à Paris par la France et l'Egypte, ambitionne justement de surmonter les difficultés politiques dans la région en donnant à travers des projets concrets, comme l'accès à l'eau, un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne inaugurée en 1995 à Barcelone, et restée lettre morte.
Elle regroupe 43 Etats (les pays de l'Union européenne, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée).
L'UPM a été mise en veilleuse début 2009 en raison des tensions provoquées par l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza.
Elle doit avoir son IIe sommet le 7 juin à Barcelone, où est installé son siège. M. Lellouche a espéré que les chefs d'Etat parviendraient à surmonter l'échec de la conférence sur l'eau à cette occasion.
Le ministre israélien des Infrastructures, Uzi Landau, a rejeté la responsabilité de l'échec de la réunion sur les pays de la Ligue arabe, alors que les participants étaient parfaitement d'accord sur la quasi-intégralité du document soumis à leur approbation.
"Nous voulions juste nous concentrer sur des problèmes d'eau et éviter d'entrer dans des thèmes politiques. Mais les pays de la Ligue arabe ont versé dans la pure propagande et des déclarations politiques contre l'Etat d'Israël. Ils ont décidé de faire obstruction à la réunion", a-t-il commenté en marge de la conférence de presse.
La question de l'accès à l'eau est pourtant cruciale pour les habitants du bassin méditerranéen.
Quelque 290 millions de personnes risquent d'ici à 2025 de manquer cruellement d'eau, selon des données de l'ONU, sous les effets conjugués d'un boom démographique, de l'accroissement des besoins de l'agriculture, de l'industrie et du tourisme, ainsi que du réchauffement climatique.
Plus de 180 millions de personnes y manquent d'eau et plus de 60 millions de personnes font face à une pénurie chronique, d'après les experts de l'UPM.


























Commentaires (4)
TAO ou BP
De Tao (territoires arabes occupés)qui est le terme consacré jusqu'à présent par toutes les instances internationales, et au vu des politiques de discrimination,de spoliations successives de leurs habitations et de cantonnement que les palestiniens subissent de manière systématique et quotidienne, je propose que l'on adopte l'appellation BP (BANTHOUSTANS PALESTINIENS).
En Juin 1967, l'armée
En Juin 1967, l'armée israélienne a occupé Gaza et la Cisjordanie. Depuis lors, Israël a maintenu un contrôle réel et effectif sur le territoire palestinien occupé et la population indigène palestinienne. Ainsi, Israël occupe les territoires palestiniens occupés. Cela a été la position de l'Organisation des Nations Unies (ONU) du Conseil de sécurité, l'Assemblée générale des Nations Unies, la Cour internationale de Justice (CIJ) et le Comité international de la Croix-Rouge. Ce statut de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza demeure pas moins que d'un territoire occupé en vertu du droit international, malgré l'application des accords intérimaires.
Problème compliqué
Pourquoi ne pas s'en tenir à "Cisjordanie" et "bande de Gaza" ?
au moins, ça, tout le monde sera d'accord pour les appeler comme ça !
Ensuite, s'il fallait les qualifier, un seul qualificatif ne peut englober ces deux territoires, qui sont dans des situations très différentes.
Concernant la Cisjordanie, la terminologie de l'ONU est "territoire disputé"
Concernant la bande de Gaza, c'est plus compliqué...
Je ne comprends pas pourquoi
Je ne comprends pas pourquoi les Arabes et le Liban devraient fournir ou partager ses eaux avec Israël. Israël a commis beaucoup de crimes contre les Arabes et les Libanais, je ne vois aucune raison comment cela peut être géré. Vous ne pouvez pas venir à un terrain et pousser tout le monde autour.
- Beyrouth
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