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Asie - pacifique

Les dirigeants des "chemises rouges" échappent à la police

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/04/2010

Des forces spéciales ont encerclé vendredi un hôtel du centre de Bangkok où se trouvaient les dirigeants du mouvement d'opposition des "chemises rouges", mais ces derniers sont parvenus à s'échapper.

AFP - La tension est brusquement remontée vendredi à Bangkok où les forces de l'ordre ont tenté d'interpeller des leaders des "chemises rouges", ces opposants qui manifestent depuis plus d'un mois pour obtenir le départ du Premier ministre et des élections anticipées en Thaïlande.

Les "rouges" ont réussi à mettre en échec une opération lancée dans la matinée par le pouvoir pour arrêter six de leurs chefs rassemblés dans un hôtel de la capitale.

"L'opération a échoué (...) Mais nous allons en mener d'autres", a affirmé le porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn.

L'intervention policière a de nouveau fait monter la tension dans la capitale après trois jours de calme liés aux célébrations festives du Nouvel an bouddhiste.

Elle démontre que le pouvoir semble décidé à remettre la pression sur les "rouges", six jours après les violents affrontements ayant fait 23 morts et plus de 850 blessés dans le centre de Bangkok.

Ces violences, les pires depuis près de 20 ans dans le royaume, avaient renforcé la détermination des "rouges" qui ont consolidé cette semaine le blocus du quartier commercial qu'ils occupent depuis début avril.

"Si c'est aujourd'hui le jour décisif, alors nous sommes prêts", a averti vendredi Nattawut Saikuar, cadre de l'opposition.

Plusieurs milliers de "rouges" ont convergé vers l'hôtel du nord de la capitale dès l'annonce de l'intervention des forces de l'ordre.

Ils ont aidé un de leurs leaders, Arisman Pongruangrong, à s'échapper en s'encordant puis en se laissant glisser le long de la façade de l'hôtel.

Arisman a accusé la police d'avoir tenté de le tuer en "jetant une grenade" dans sa chambre. "Mais, heureusement, je me suis jeté par la fenêtre et j'ai utilisé une corde électrique pour descendre du troisième étage".

"Notre patience a atteint ses limites", a-t-il prévenu. "Notre mission est désormais de traquer (le Premier ministre) Abhisit (Vejjajiva) et Suthep" Thaugsuban, vice-Premier ministre chargé de la sécurité.

Abhisit, en poste depuis décembre 2008, est contraint d'habiter dans une caserne militaire depuis le début des manifestations à la mi-mars.

Le pouvoir a imposé la semaine dernière l'état d'urgence dans la capitale et lancé des mandats d'arrêt contre les principaux meneurs des manifestants la semaine dernière. Mais aucun d'entre eux n'a jusqu'à présent été interpellé.

Lors d'une allocution télévisée vendredi, le vice-Premier ministre a appelé les "personnes innocentes à quitter les manifestations, car les autorités vont prendre des mesures décisives contre les terroristes".

Le gouvernement accuse ces "terroristes" non identifiés d'avoir tiré, à l'aide de fusils d'assaut, sur les soldats lors des affrontements de samedi dernier.

Depuis ces violences, les "rouges", considérés comme proches de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, ont annoncé qu'ils refusaient toute négociation politique avec le pouvoir.

Ils réclament la dissolution de la chambre basse du Parlement pour la tenue d'élections dès que possible, ainsi que le départ d'Abhisit, arrivé au pouvoir de manière "illégitime".

Le Premier ministre, qui a exclu de démissionner, n'envisage pas d'élections avant la fin de l'année, soit un an avant le terme de la législature.

La Thaïlande connaît une situation politique tendue depuis le putsch militaire ayant renversé Thaksin en 2006. Cet état de crise témoigne, selon des experts, de la fracture profonde entre la masse des déshérités du pays, représentées par les "rouges", et les élites de Bangkok qui gravitent autour du palais royal, des hauts fonctionnaires, magistrats et certains hommes d'affaires.

Première publication : 16/04/2010

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