Dernière modification : 16/04/2010 

- Environnement - Japon - Pêche


Thon rouge, la pêche continue au Japon

Les Japonais raffolent de ce poisson menacé d’extinction. Malgré la pression internationale, le Japon a réussi à repousser l’interdiction de la pêche du thon rouge. Des marchés de Tokyo aux ports de pêche traditionnelle, FRANCE 24 a enquêté sur un pays tiraillé entre impératifs écologique et goûts de ses consommateurs.

Par Nathalie Tourret et Julien Alric
Fin Mars, après une intense campagne de lobbying, le Japon a obtenu que le commerce du thon rouge de Méditerranée et de l’Atlantique Est ne soit pas suspendu. Les enjeux étaient décisifs pour ce pays qui consomme 80% du thon rouge pêché dans le monde.
 
Or c’est avant tout la grande distribution qui profite du maintien de cette pêche. En achetant d’énormes quantités de thon rouge  - dont une partie est stockée dans de gigantesques congélateurs en attendant d’être commercialisée -, elle parvient à assurer un approvisionnement constant et des prix bas. C’est ainsi que le thon rouge est passé au Japon du statut de mets de fête à celui de poisson de consommation courante.
 
Pourtant, cette démocratisation du thon rouge est loin de ravir tout le monde sur l’archipel. Afin de réduire les coûts, la grande distribution ou les grandes entreprises de pêche s’approvisionnent de plus en plus fréquemment auprès des pêcheurs. Une partie croissante du commerce de thon rouge ne transite donc plus par les grands marchés au poisson et les négociants voient leurs chiffres d’affaires baisser.
 
Du côté des pêcheurs aussi, les inquiétudes se font de plus en plus fortes. Notamment auprès des pêcheurs qui utilisent des méthodes traditionnelles, telle la pêche à la palangre. La pêche industrielle au filet dépeuple les mers et ils rencontrent de plus en plus de difficultés à capturer des thons rouges. A cela s’ajoute la baise du prix d’achat du poisson qui menace, là aussi, leurs revenus.
 
Mais les autorités japonaises cherchent aussi des solutions. Inquiètes du faible taux d’autosuffisance alimentaire du pays, elles investissent depuis des années dans la recherche. C’est ainsi qu’une université japonaise a été la première à parvenir à élever des thons rouges en cycle complet, depuis l’œuf jusqu’à l’âge adulte. Une solution qui pourrait permettre de réduire la pêche industrielle qui participe à la raréfaction de l’espèce. 
 
Pour l’heure, cependant, les capacités du centre d’alevinage restent bien inférieures à l’appétit de l’archipel en thon rouge.

Commentaires (8)

peche industrielle

les pecheurs japonais qui rencontrent des difficultes a pratique la peche dans leur pays peuvent bien se delocaliser dans les pays du golf de guinee notamment au cameoun qui offre qux investisseurs dans ce secteur d enormes avantages fiscalo douaniers pour peu qu ils signent des accords de partenariat avec des PME locales detenteurs d aqrement a la peche industrielle

debat

et ben je trouve que c'est tres interessant comme debat alors que la premiére fois........

à mon a vis il y a des autres

à mon a vis il y a des autres especes qui sont en train de disparaision notament en afrique par exemple les opirations de braconnage qui se font en cachette de l'oeil de l'autorité vont rendre la continent desertée de son patrimoine d'animeaux sauvage

le thon ,l'homme,la faim ,la fin

J'admire ce journalisme qui met en relief l'erreur humaine ,comme
ces mouvements pour sauver le peu de nature saine qui se raréfie.Si le monde assimilait l'image de la dérive des continents ,c'est le vertige qui pose question en se couchant .

L'élévage du thon; une absurdité

Ne pensez surtout pas que l'élevage du thon rouge permettra de relâcher la pression sur les ressources sauvages. Il faut compter entre 3 et 5 kg de poissons pour produire 1 kg de poissons carnivores. Ces aliments; il faut bien aller les pêcher!!!

Ainsi les sardines et anchois (sauvages) terminent en huile et en farine pour nourrir thons, saumons et turbots.

En élevant du thon, on ne fait que déplacer le problème, une fois de plus. Pour rappel on a tellement pêché d'anchois le long des côtes patagoniennes pour nourrir les saumons d'élevage que cela a mis en péril un grand nombre de prédateur, comme les manchots, les baleines, les phoques et les dauphins,qui se nourrissent eux aussi d'anchois.

Je ne perdrai pas de temps à rebondir sur les messages postés précédemment. La prochaine fois, méditez ces quelques mots de Rabelais avant d'ajouter un commentaire: "science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

Arnaud G

desinformation

merci miam pour cette precision.
Mais juste pour votre culture, vivant au japon je vois la consommation hebdomadaire de Thon rouge, soit 1 fois par semaine et deux petits bouts par personne. Et oui les japonais aiment les sushi et autres poissons crus. Mais a croire les journaux occidentaux, les japonais ne mangent que du thon ... et bien la reponse est NON. il y a beaucoup d'autres poissons dont les japonais sont friands.

Comme quoi cette histoire de thon rouge est plus economique qu'ecologique. Apres chacun est libre de se renseigner correctement sur un sujet pour pouvoir juger de la situation. Par exemple est ce qu'un journaliste pourrait publier la consommation de thon rouge par pays occidental et par an (par exemple). Et ensuite comparer avec le japon et faire un ratio par habitant. Ensuite on verrait qui ferait mieux de ne plus pecher de thon rouge. Ce serait beaucoup mieux que de simplement avancer des faits et surfer sur la vague des pseudo ecolo de green peace qui cherchent seulement a donner bonne conscience a l'occident

Miam

un sushi c'est petit, un thon rouge c'est très gros. Vraiment il n'y a pas à s'inquiéter.

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