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Asie - pacifique

L'armée boucle le quartier financier de Bangkok

Vidéo par Valérie DEFERT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/04/2010

Des centaines de soldats thaïlandais ont pris position dans la nuit de dimanche à lundi à Silom, le quartier financier de Bangkok, se préparant à bloquer une éventuelle manifestation des "chemises rouges" prévue ce lundi.

AFP - Des centaines de soldats thaïlandais se sont déployés dans la nuit de dimanche à lundi pour protéger le quartier financier de Bangkok d'éventuelles manifestations anti-gouvernementales, premières manoeuvres importantes depuis les affrontements sanglants du 10 avril.

Les militaires et policiers anti-émeutes, dont une partie en armes, se sont déployés et ont amassé des stocks de fils barbelés pour protéger le quartier de Silom, coeur économique et financier de la capitale, où les "chemises rouges" avaient promis de manifester.

"S'ils viennent à Silom, nous bloquerons les +chemises rouges+. Nous ne les attaquons pas, nous les bloquons seulement", a indiqué un soldat sous couvert de l'anonymat.

Les "rouges", partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, réclament depuis plus d'un mois la démission du gouvernement d'Abhisit Vejjajiva et ont pris le contrôle d'un vaste quartier touristique et commercial de la capitale.

Une offensive militaire le 10 avril pour les déloger d'une artère de la vieille ville, plus à l'ouest, avait tourné à la débâcle.

L'armée avait dû renoncer après de violents combats de rue, qui avaient fait 25 morts et plus de 800 blessés. Le pouvoir accuse depuis des "terroristes" non identifiés d'avoir ouvert le feu en profitant du chaos. Des images ont depuis montré des individus vêtus de noirs et cagoulés, équipés d'armes de guerre.

"Il y a plusieurs unités actuellement armées pour se protéger des attaques des terroristes qui se cachent parmi les manifestants", a indiqué à l'AFP lundi matin Panitan Wattanayagorn, porte-parole du gouvernement.

"L'idée de reprendre contrôle de la zone demeure, mais les responsables devront décider quand et comment, pour éviter les affrontements", a-t-il ajouté.

La nuit a été particulièrement tendue, les "rouges" affirmant qu'une nouvelle attaque de l'armée était imminente alors que les militaires prenaient position.

A l'aube, certains soldats étaient allongés, prêts à faire feu, sur des passerelles surplombant la rue pendant que d'autres cherchaient le sommeil sur le trottoir après une nuit agitée.

Samedi, les leaders "rouges" ont certes annoncé leur reddition le 15 mai prochain. Mais ils ont aussi réaffirmé leur détermination d'ici là à poursuivre leur bras de fer avec le gouvernement. Une nouvelle manifestation est prévue mardi.

La Thaïlande est profondément divisée entre les "rouges", qui ont juré de faire tomber le gouvernement d'Abhisit, et leurs ennemis jurés, les "chemises jaunes", qui souhaitent le voir rester en place avec le soutien des élites de Bangkok, palais royal compris.

Dimanche, le mouvement royaliste des "jaunes" est pour la première fois intervenu dans cette crise, en lançant un ultimatum d'une semaine au gouvernement pour qu'il mette un terme aux manifestations, suscitant des craintes sur ce qui pourrait advenir d'un face-à-face entre les groupes ennemis.

Les deux forces rivales ont pris la rue par intermittence depuis le milieu des années 2000, fragilisant l'équilibre politique du royaume. Et le pays craint par-dessus tout l'hypothèse d'un affrontement direct entre elles.

Car derrière cette opposition de couleurs se dissimule une profonde fracture de la société thaïlandaise, entre les élites traditionnelles de la capitale ("jaunes") et les masses rurales et populaires du pays ("rouges").

Ces derniers jugent Abhisit illégitime et affirment qu'il est au service des élites. Le Premier ministre, enjeu central de cette crise, a pour sa part exclu de démissionner et n'envisage pas d'élections avant la fin de l'année.

Première publication : 19/04/2010

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