Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Début des audiences de Charles Blé Goudé devant la CPI

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacques Weber, un colosse du théâtre français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Papa Wemba, invité du Journal de l'Afrique !

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : elle filme au péril de sa vie à Raqqa, fief de l'EI en Syrie

En savoir plus

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les sports oubliés dans le vent

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

  • Vidéo : Marine Le Pen voit la diplomatie française comme "un canard sans tête"

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Quinze ans de prison requis contre le leader de Sharia4Belgium

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • La dette française dépasse pour la première fois les 2 000 milliards d'euros

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

Asie - pacifique

L'armée boucle le quartier financier de Bangkok

Vidéo par Valérie DEFERT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/04/2010

Des centaines de soldats thaïlandais ont pris position dans la nuit de dimanche à lundi à Silom, le quartier financier de Bangkok, se préparant à bloquer une éventuelle manifestation des "chemises rouges" prévue ce lundi.

AFP - Des centaines de soldats thaïlandais se sont déployés dans la nuit de dimanche à lundi pour protéger le quartier financier de Bangkok d'éventuelles manifestations anti-gouvernementales, premières manoeuvres importantes depuis les affrontements sanglants du 10 avril.

Les militaires et policiers anti-émeutes, dont une partie en armes, se sont déployés et ont amassé des stocks de fils barbelés pour protéger le quartier de Silom, coeur économique et financier de la capitale, où les "chemises rouges" avaient promis de manifester.

"S'ils viennent à Silom, nous bloquerons les +chemises rouges+. Nous ne les attaquons pas, nous les bloquons seulement", a indiqué un soldat sous couvert de l'anonymat.

Les "rouges", partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, réclament depuis plus d'un mois la démission du gouvernement d'Abhisit Vejjajiva et ont pris le contrôle d'un vaste quartier touristique et commercial de la capitale.

Une offensive militaire le 10 avril pour les déloger d'une artère de la vieille ville, plus à l'ouest, avait tourné à la débâcle.

L'armée avait dû renoncer après de violents combats de rue, qui avaient fait 25 morts et plus de 800 blessés. Le pouvoir accuse depuis des "terroristes" non identifiés d'avoir ouvert le feu en profitant du chaos. Des images ont depuis montré des individus vêtus de noirs et cagoulés, équipés d'armes de guerre.

"Il y a plusieurs unités actuellement armées pour se protéger des attaques des terroristes qui se cachent parmi les manifestants", a indiqué à l'AFP lundi matin Panitan Wattanayagorn, porte-parole du gouvernement.

"L'idée de reprendre contrôle de la zone demeure, mais les responsables devront décider quand et comment, pour éviter les affrontements", a-t-il ajouté.

La nuit a été particulièrement tendue, les "rouges" affirmant qu'une nouvelle attaque de l'armée était imminente alors que les militaires prenaient position.

A l'aube, certains soldats étaient allongés, prêts à faire feu, sur des passerelles surplombant la rue pendant que d'autres cherchaient le sommeil sur le trottoir après une nuit agitée.

Samedi, les leaders "rouges" ont certes annoncé leur reddition le 15 mai prochain. Mais ils ont aussi réaffirmé leur détermination d'ici là à poursuivre leur bras de fer avec le gouvernement. Une nouvelle manifestation est prévue mardi.

La Thaïlande est profondément divisée entre les "rouges", qui ont juré de faire tomber le gouvernement d'Abhisit, et leurs ennemis jurés, les "chemises jaunes", qui souhaitent le voir rester en place avec le soutien des élites de Bangkok, palais royal compris.

Dimanche, le mouvement royaliste des "jaunes" est pour la première fois intervenu dans cette crise, en lançant un ultimatum d'une semaine au gouvernement pour qu'il mette un terme aux manifestations, suscitant des craintes sur ce qui pourrait advenir d'un face-à-face entre les groupes ennemis.

Les deux forces rivales ont pris la rue par intermittence depuis le milieu des années 2000, fragilisant l'équilibre politique du royaume. Et le pays craint par-dessus tout l'hypothèse d'un affrontement direct entre elles.

Car derrière cette opposition de couleurs se dissimule une profonde fracture de la société thaïlandaise, entre les élites traditionnelles de la capitale ("jaunes") et les masses rurales et populaires du pays ("rouges").

Ces derniers jugent Abhisit illégitime et affirment qu'il est au service des élites. Le Premier ministre, enjeu central de cette crise, a pour sa part exclu de démissionner et n'envisage pas d'élections avant la fin de l'année.

Première publication : 19/04/2010

  • THAÏLANDE

    À Bangkok, les "chemises rouges" défilent avec leurs morts

    En savoir plus

  • THAÏLANDE - EXCLUSIF

    Au cœur des affrontements entre armée et "chemises rouges" à Bangkok

    En savoir plus

  • THAÏLANDE

    Une télévision de l'opposition de nouveau censurée

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)