Dernière modification : 21/04/2010 

- Mexique - Trafic de drogues


Règlements de comptes sanglants entre narcotrafiquants à Ciudad Juarez

Règlements de comptes sanglants entre narcotrafiquants à Ciudad Juarez

Les cartels de la drogue ont à nouveau fait couler beaucoup de sang à Ciudad Juarez, ville la plus meurtrière du Mexique. Dans la seule journée de mardi, quelque 16 personnes ont été assassinées lors d'opérations punitives menées par des trafiquants.

Par Dépêche (texte)
 

AFP- Seize personnes ont encore été assassinées mardi dans des opérations imputées aux cartels de la drogue dans le nord du Mexique frontalier avec les Etats-Unis, dont treize à Ciudad Juarez, face à El Paso au Texas, ont indiqué mercredi les autorités locales.

Quatre hommes ont ainsi été mitraillés par "un groupe de tueurs" devant un lycée de Ciudad Juarez: "deux sont morts sur place, un troisième a été blessé et le dernier a réussi à s'échapper indemne", a indiqué le ministère public.

Ciudad Juarez est la ville la plus meurtrière du Mexique, avec plus de 4.000 morts ces trois dernières années.

Cette métropole de 1,3 million d'habitants est le théâtre d'une véritable guerre des cartels pour le contrôle du marché local et du trafic vers l'énorme marché américain, premier client mondial de la cocaïne.

La guerre des cartels et leurs affrontements avec les autorités ont fait près de 23.000 morts au Mexique depuis l'arrivée au pouvoir en décembre 2006 du président Felipe Calderon, qui a érigé la lutte contre le trafic de drogue en priorité nationale.
 

Commentaires (1)

Et Morelos ?

Personne ne parle de l'État de Morelos, où depuis la capture du capo Beltran Leyva, les narcos s'entretuent pour la main-mise sur le territoire. Plus de 60 morts officielement liés à cette guerre depuis le début de l'année, des corps découpés, pendus, mitraillés, émasculés ; il y a pourtant du sensationnel à pas cher. Étonnant que personne n'en parle, à moins que, comme le dise le gouvernement en place, nous n'ayons rien à craindre. Je poserai la question aux militaires que l'on croise dans la rue tous les cent mètres, ils ont sans doute une opinion. Ou pas...

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