Dernière modification : 26/04/2010 

- Christian Estrosi - Économie française - France - Industrie - Islande - Tourisme - UMP - Volcan


Christian Estrosi, ministre de l’Industrie

Michael Szames reçoit Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, pour débattre de la crise du secteur aérien et du tourisme après l’éruption volcanique en Islande.

Regardez la première partie de Politiques avec Pierre Moscovici.

Lire l'intégralité de l'interview :

Michael Szames.- Bonjour et bienvenue dans « Politiques ». Quelles sont les conséquences économiques du passage du nuage volcanique au-dessus de l'Europe ? Le secteur aérien traverse l'une des plus graves crises de son histoire et que dire du tourisme ? Le gouvernement français va-t-il débloquer des aides et à hauteur de combien ? On va en parler avec notre invité, Christian Estrosi, ministre de l'Industrie. Avec lui nous parlerons également de la proposition de loi pour interdire le port du voile intégral en France et de ce coup de barre à droite du président de la République avec le retour du thème de la sécurité. Bonjour Christian Estrosi.

Christian ESTROSI.- Bonjour.

MS.- Merci d'avoir accepté notre invitation. On va évidemment commencer avec ce thème d'actualité qui est la question du voile intégral. Il y a eu une réunion très importante à l'Elysée ce matin sous l'égide du président de la République.

Christian ESTROSI.- C'était le conseil des ministres tout simplement.

MS.- Mais il y a eu aussi une réunion avec le président de l'Assemblée, le président du Sénat. Pourquoi cette urgence sur la question du voile intégral ?

Christian ESTROSI.- C'est un débat qui a été ouvert il y a déjà de nombreuses semaines, de nombreux mois. Nous étions un certain nombre à être favorables à ce qu'il y ait une loi d'interdiction. Aujourd'hui le Premier ministre a communiqué très clairement lors du conseil des ministres sous l'autorité du président de la République et c'est dans cette direction que nous nous acheminons.

MS.- Mais la loi va beaucoup plus loin parce qu'on parle de la mettre sur tous les lieux publics alors qu'il était question simplement des services publics. Là, ce sera carrément dans la rue. Une interdiction dans la rue. C'est possible ?

Christian ESTROSI.- Ouis mais je pose la question. Est-ce qu'on doit faire quelque chose à moitié plein, à moitié vide ? Comment va-t-on l'évaluer ? Bon, sincèrement, nous considérons que, dans une société où nous devons veiller à ce que la femme bénéficie de toute sa liberté, pour nous le voile intégral est une sorte d'emprisonnement de la femme, c'est une sorte de discrimination qui n'est pas acceptable dans le pays des Lumières, dans le pays des droits de l'homme et du citoyen.

MS.- Mais, Christian Estrosi, pour en revenir à la loi, le gouvernement dont vous êtes membre va aller plus loin que les recommandations du Conseil d'Etat. Vous n'avez pas peur qu'il y ait un problème de loi justement ?

Christian ESTROSI.- Simplement nous avons des valeurs, nous avons des convictions. La France est un pays où nous voulons offrir au monde entier l'image du pays des Lumières, du pays où la femme a droit à sa pleine et entière liberté et ne doit pas subir la moindre forme de contrainte qui soit. Nous savons que le voile intégral n'a rien de religieux. Vous le savez bien. Mais absolument rien de religieux. Ça ne fait partie d'aucune préconisation d'aucune religion, quelle qu'elle soit. A partir de là, nous ne voulons pas avoir un débat complexe. Et, vous savez, je considère tout simplement, à titre personnel, que la République, ça ne se vit pas en tenue de camouflage, ça se vit à visage découvert, en pouvant se regarder tout simplement droit dans les yeux.

MS.- Jean-François Copé demande l'urgence pour ce texte. C'est normal ?

Christian ESTROSI.- L'urgence... Vous savez, nous avons de grands débats au plan social, au plan économique. Nous sortons d'une crise difficile. Si, effectivement, le calendrier parlementaire le permet, pourquoi pas ? Ce qui est important en même temps et avant tout, ce qui me paraît le plus urgent en ce qui me concerne, c'est de regarder la sortie de crise et de consacrer tout le temps du débat parlementaire nécessaire aux enjeux stratégiques pour la sortie de crise et pour retrouver la voie de la croissance et de l'emploi. Mais, si le calendrier permet qu'on légifère sur le voile intégral tout de suite, pourquoi pas ?

MS.- Avant l'été ?

Christian ESTROSI.- Ecoutez, je vous suggère de poser cette question à mon collègue Henri de Raincourt, ministre en charge des Relations avec le Parlement.

MS.- Très bien. On va passer au problème du volcan. Le nuage a empoisonné un petit peu ces cinq, six derniers jours. Est-ce que, finalement, vous pouvez faire un bilan sur nos industries ? Est-ce qu'elles sont touchées ?

Christian ESTROSI.- Nos industries ne sont pas touchées. Nous savons aujourd'hui qu'il y a, à cause du problème de la paralysie des vols aériens, des difficultés économiques dans les échanges. Nous avons une baisse de l'activité économique globalement de 40 %...

MS.- Ce qui est beaucoup.

Christian ESTROSI.- ... dans l'ensemble des pays qui sont concernés. En tant que ministre de La Poste, je peux vous indiquer, par exemple, qu'il y a des difficultés d'acheminement du courrier évaluées à un taux de près de 58 %, notamment avec l'étranger et également en France avec nos territoires d'outremer. Forcément, ça n'est pas sans conséquences économiques mais, pour autant, ça n'a pour l'instant aucune conséquence sur la chaîne industrielle. Ça pourrait en avoir. Imaginons, par exemple, qu'il y ait une pièce défectueuse sur une chaîne de montage et que cette pièce défectueuse soit un composant qui provienne de l'étranger. Eh bien ça montrerait à quel point d'ailleurs il est essentiel de produire français et exclusivement français dans un certain nombre de situations.

MS.- Comment on fait pour le secteur aérien et pour le secteur du tourisme qui ont quand même été touchés ?

Christian ESTROSI.- Oui mais nous sommes confrontés à un problème naturel important.

MS.- On les aide ? Le gouvernement va les aider ?

Christian ESTROSI.- Mais nous étudierons au cas par cas. Je peux vous dire que moi-même, qui suis responsable d'un grande collectivité territoriale, Nice Côte d'Azur, qui est le deuxième pôle touristique de France, nous avons forcément un certain nombre de nos visiteurs qui n'ont pas pu être fidèles à leurs réservations. Ça n'est pas sans conséquences sur l'activité des congrès. Tout cela sera étudié. S'il y a des conséquences importantes en termes d'emploi, de chiffre d'affaires et d'équilibre pour un certain nombre d'entreprises, bien évidemment, le gouvernement étudiera au cas par cas les situations.

MS.- Au Medef, Laurence Parisot demande une aide pour le secteur qui a été touché : le tourisme, le secteur aérien. Vous êtes d'accord ?

Christian ESTROSI.- Pour l'instant nous ne sommes pas sortis. Nous avons encore des milliers de nos compatriotes qui n'ont pas encore pu rentrer en France. Nous sommes en train de nous préoccuper prioritairement de leur permettre de regagner leur foyer, de regagner leur famille dans les meilleures conditions possibles. C'est difficile et nous devons le faire dans l'urgence. Il sera temps de dresser le bilan dans quelques jours et, à ce moment-là, nous étudierons les choses.

MS.- Ce n'est pas une urgence ?

Christian ESTROSI.- On ne va pas se précipiter. Attendez, ça fait cinq ou six jours que nous sommes dans cette situation. Je pense que nous avons connu, par exemple, avec le drame de Xynthia, des situations beaucoup plus graves, beaucoup plus dramatiques. En tout cas la situation que nous connaissons aujourd'hui peut nous laisser quelques jours pour qu'il y ait un comité interministériel qui analyse dans le détail les difficultés et qu'ensuite nous y répondions. Pour l'instant il y a d'abord des réponses humaines à apporter. Et moi, je voudrais qu'on se soucie d'abord des problèmes humains. Parce que, quand ça fait plus de huit jours qu'on n'a pas pu regagner sa famille, que celle-ci est dans l'inquiétude et qu'il faut absolument trouver des moyens d'acheminement pour permettre à chacun de rentrer chez soi, il me semble que les problèmes humains doivent passer avant les problèmes matériels.

MS.- C'est une crise européenne. Est-ce que vous êtes d'accord avec Bernard Kouchner quand il dit que, finalement, l'Europe n'a pas très, très bien géré cette crise ?

Christian ESTROSI.- Je trouve qu'il y a eu une coordination quelquefois difficile mais, en tout cas, la France, une fois de plus, est à l'honneur. Pourquoi ? Parce que si, aujourd'hui, de nouveau il y a des corridors qui sont ouverts, parce que si de nouveau il y a un début de réorganisation des vols sur l'ensemble du périmètre européen et même transcontinental, c'est parce que c'est la France qui a été la première à prendre des initiatives et à pousser ses partenaires européens à trouver et à chercher des solutions. Voilà. Donc...

MS.- Donc vous dites : « Cocorico ! » C'est ça ?

Christian ESTROSI.- Oui, je dis : « Cocorico ! » On a trop souvent tendance à considérer que la France est au milieu ou en queue du peloton. Il se trouve que la France, une fois de plus, est en tête du peloton. La France est un pays particulièrement performant et organisé. La France a mesuré que, si elle ne prenait pas l'initiative en termes de coordination avec ses partenaires européens, nous risquions de perdre encore quelques jours.

MS.- Justement, c'est un problème, le manque de coordination, le manque de coordination européen ? Est-ce qu'il va falloir revoir tout ça ? A vingt-sept, c'est difficile.

Christian ESTROSI.- Il y a des pays qui n'étaient pas forcément...

MS.- Qui n'étaient pas d'accord avec la position française ?

Christian ESTROSI.- ... pressés de voir une véritable organisation se mettre en place pour pouvoir analyser les facteurs de risque, voir jusqu'à quel niveau il fallait mettre en place le principe de précaution et le faire jouer à plein ou, au contraire, trouver des solutions qui permettent progressivement au trafic aérien de trouver des solutions et de nouvelles voies. La France a été à l'initiative. Nous avons vu la France si souvent, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à l'initiative, que ce soit dans la crise internationale, la crise bancaire, les grandes politiques d'investissement, les grandes politiques environnementales. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à un risque naturel important qui a paralysé le trafic aérien, chacun s'est un peu cherché et la France a pris l'initiative. Eh bien c'est à l'honneur de notre pays.

MS.- Mais ça demande encore un petit peu de coordination.

Christian ESTROSI.- Alors c'est le moment, de votre part, de rendre hommage au gouvernement français.

MS.- Vous le faites, Christian Estrosi.

Christian ESTROSI.- Lorsque vous dites que ça manque de coordination, c'est pas de la part de la France que ça manque de coordination. C'est la France qui pousse à la coordination là où, malheureusement, d'autres n'étaient pas au rendez-vous.

MS.- Vous l'avez dit. Il y a un thème qui revient énormément sur le devant de l'actualité par le président de la République, c'est le thème de la sécurité ou de l'insécurité, de la lutte contre l'insécurité. Le président de la République était en visite à Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis. Pourquoi ce retour du thème de la sécurité aujourd'hui ?

Christian ESTROSI.- Ça n'est pas le retour du thème de la sécurité.

MS.- Il avait été un peu délaissé.

Christian ESTROSI.- Il a été constant, le thème de la sécurité. Depuis 2002 où Nicolas Sarkozy est ministre de l'Intérieur. Il y a une réalité que personne ne peut contester. 2002. Monsieur Jospin, qui avoue avoir été un peu naïf sur les problèmes de sécurité où nous avions vu de manière l'exponentielle l'insécurité monter en puissance et devenir un facteur pour nos concitoyens, jusqu'à leur donner le sentiment qu'ils étaient privés de leurs libertés les plus fondamentales de pouvoir se déplacer et de pouvoir avoir toutes les garanties nécessaires de pouvoir s'épanouir en famille, dans leur travail, à l'école, au collège, au lycée, pour eux-mêmes, pour leur famille. 2002 arrive. Depuis 2002, de manière constante, la courbe n'a cessé de chuter. Nous avons vu les taux d'élucidation monter jusqu'à plus de 35 %, l'insécurité chuter de près de 17 %. Aujourd'hui, on n'a pas gagné la guerre. On a gagné des batailles et il faut continuer.

MS.- Christian Estrosi, vous avez gagné des batailles. Par contre, vous n'avez pas gagné les régionales et on a vu que c'était une claque sur un thème qui était manquant, c'était la sécurité.

Christian ESTROSI.- Pourquoi ? Vous considérez que...

MS.- Christian Estrosi, je termine juste ma question. Le Front national a fait un score assez important sur un thème qui était la sécurité. Est-ce que là il n'y a pas un rapport avec l'arrivée de ce thème aujourd'hui sur le devant de la scène ?

Christian ESTROSI.- Je n'ai pas le sentiment que le FN ait gagné sur le thème de l'insécurité. Je constate simplement qu'il y a eu une très forte abstention à l'occasion des élections régionales et qui, sincèrement, n'était pas plus à l'honneur pour la majorité en place au plan national que pour les majorités régionales. Car, quand on vote FN, j'ai l'impression qu'on ne vote peut-être pas pour le gouvernement mais on ne vote pas non plus pour le gouvernement régional, donc pour les présidents régionaux sortants. Donc vouloir attribuer ce résultat à l'insécurité... Moi, je constate simplement une chose, c'est que, depuis quatre ou cinq élections, systématiquement, à mi-mandat, les gouvernements, de gauche comme de droite, perdent les élections régionales parce que les Françaises et les Français ne se sont pas approprié le fait régional. Si les présidents de Région sortants avaient gagné la bataille de la Région, ils auraient convaincu les citoyens de leur Région à quel point l'action de la Région était utile, performante etc. Par contre, la sécurité, c'est un vrai sujet, effectivement, qu'il faut rappeler. Pourquoi dans ma ville ?

MS.- A Nice.

Christian ESTROSI.- Pourquoi dans ma ville ? A Nice. Aujourd'hui, un sondage fait par la SOFRES la semaine dernière me crédite de 70 % de taux de satisfaction de la part des Niçois dans la politique de lutte contre l'insécurité que je conduis. Pourquoi, même sur certains indices, qui touchent même à la prévention, 86 % des Niçois disent qu'ils sont favorables au couvre-feu pour les mineurs, 83 % disent qu'ils sont favorables à la politique de sanction des familles qui manquent au devoir d'éducation des enfants et à l'absentéisme scolaire etc., etc. ? Eh bien tout simplement parce que la sécurité est un problème de coproduction. Il doit y avoir l'action du gouvernement et il doit y avoir en même temps l'action de la municipalité ou de la collectivité locale. Pourquoi, dans ma ville, l'insécurité a-t-elle chuté au cours de l'année écoulée de près de 5 % alors qu'au plan national elle a chuté de 1 % ?

MS.- On vous entend bien.

Christian ESTROSI.- Eh bien sans doute parce que, malheureusement, les principaux exécutifs des collectivités locales de notre pays, et c'est ce qui m'inquiète au lendemain des élections régionales, sont plutôt de gauche, parce qu'ils n'accompagnent pas la politique conduite par le président de la République et par le gouvernement. On voit que, quand il y a une vraie coproduction, l'insécurité chute plus vite que la moyenne nationale.

MS.- On va parler d'un thème qui est la SNCF. Il y a eu un petit problème de friture sur la ligne, si on peut dire, entre vous et un syndicat, SUD-Rail. Vous avez dit textuellement que SUD-Rail aurait été capable de faire la grève du déblaiement en Haïti. Qu'est-ce que vous avez voulu dire exactement ?

Christian ESTROSI.- J'ai tellement été indigné par le fait que, ne serait-ce que dans la nuit de samedi à dimanche, près de 600 personnes qui avaient pu être rapatriées puisque l'aéroport international de Nice était ouvert, puis dans la nuit de dimanche à lundi près de 400 personnes abandonnées sans sanitaires sur le quai de la gare simplement parce que, face à un phénomène naturel, on a considéré, dans le syndicat SUD-Rail, qu'il fallait continuer à persister dans la grève. Je suis pour la grève. Le droit de grève est une réalité inscrite dans notre pays. Mais le devoir de responsabilité de la part d'un certain nombre de grévistes dans des situations comme celle-ci est aussi une exigence. C'est le droit des personnes qu'il nous faut respecter en l'occurrence, et le droit des personnes n'a pas été respecté.

MS.- Christian Estrosi, SUD-Rail a réagi et ils disent : « Monsieur Estrosi aurait mieux été inspiré de faire la grève des déclarations idiotes et provocatrices. » Vous regrettez vos paroles ?

Christian ESTROSI.- Que devrais-je regretter ? De dénoncer le fait qu'on ait laissé des citoyens qui pourraient être votre épouse, votre fils, votre mère, votre père sur un quai de gare pendant des nuits entières sans s'en préoccuper, sans sanitaires, sans couvertures, sans rien puisque j'ai dû y subvenir moi-même ? Vous trouvez que c'est normal qu'il y ait des gens qui, au nom d'un mouvement de grève et d'un mouvement syndical, se comportent comme tel dans notre pays ? Ça n'est pas l'idée que je me fais du mouvement syndical. Il y a dans notre pays des mouvements syndicaux qui sont responsables et je leurs rends hommage parce que ce sont des partenaires sociaux de grande qualité. Et je dis que, dans des situations comme celle que nous avons traversée, un phénomène naturel sans précédent, un trafic aérien gelé sur l'ensemble de l'Europe, le seul moyen qui restait pour se déplacer, c'était le transport ferroviaire. Dans ces moments-là, il faut savoir se comporter en responsables.

MS- Ce qui n'est pas le cas de SUD-Rail, c'est ça ?

Christian ESTROSI.- C'est un problème de dignité humaine. Respecter la personne humaine. On ne peut pas laisser des gens, dans une société comme la nôtre, dans l'indignité, dans la difficulté et dans la détresse comme ils l'ont fait.

MS.- Merci Christian Estrosi d'avoir été l'invité de « Politiques ».

 


Commentaires (2)

la sncf

un seul point sur lequel je suis d'accord avec lui mais pour le coup je pense qu'il a vraiment completement raison : l'irresponsabilité de sud-rail et de ses greviste qui se donnent le droit (qui n'existe pas)d'empecher des gens d'aller travailler, de pourrir les vacances de milliers de touristes, entre autre etrangers qui ne reviendront surement pas en france, et de ne pas assurer le transport ferroviaire dans une situation de paralysie du transport aerien ou beaucoup n'ont plus que ce moyen pour rentrer chez eux(plus de place pour bus, ferries, voiture de location) c'est un comportement egocentrique irresponsable grave. le droit de greve ne doit pas empieter sur la fraternité qui demeure dans la devise de la republique mais qui est souvent oubliée !!!

l'interdiction du port du voile

a mon avis je pense que l'etat français est entrain de commetre une grave erreur en allant aussi loin dans l'interdiction du port du voil dans la rue.pour ce qui est des endroit publics et face au terrorisme grandissant, il s'averre nécessaire d'avoir le visage à découvert pour des raison de sécurité.mais quand monsieur christan estrosi avance les raison de liberté de la femme,de la femme prisonniere dans le voile, là il y a de quoi se posere la question pour qui? POUR QUI EST-CE QU'IL S'AVERRE IMPERATIF D'INTERDIR LE VOIL?
voyons sur un autre angle: ne serais que une femme sur dix mille, a l'image de la femme occidental qui préférre se ballader le torse nu, une femme qui a l' absance de toute contraint ( social, familial...) décide elle méme de porter le voil ou mieux encore se sentirer mieux dans sa peau en portant le voile que d'avoir la téte nue.donc dans pareil cas ou serais la liberté de cette femme: la liberté de choisir?

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