Dernière modification : 23/04/2010 

- Albert II - Belgique - Yves Leterme


Le Premier ministre Yves Leterme présente sa démission

Yves Leterme a décidé de présenter sa démission après que le parti flamand Open VLD a quitté la coalition au pouvoir. Une décision qui intervient alors que la Belgique doit prendre la présidence tournante de l'Union européenne dans deux mois.

Par France 3 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - La Belgique s'est enfoncée jeudi dans une grave crise politique avec la démission de son gouvernement suite à un conflit entre francophones et Flamands, qui repose la question de l'avenir de ce pays à deux mois seulement de sa présidence de l'UE.

En place depuis moins de cinq mois, le gouvernement belge dirigé par Yves Leterme a jeté l'éponge suite au départ d'un parti clé de la coalition au pouvoir, les Libéraux flamands de l'Open VLD. Le roi Albert II s'est toutefois donné le temps de la réflexion avant d'accepter ou pas cette démission.

L'Open VLD a claqué la porte en raison de l'échec de négociations visant à remettre

"Les vieilles tensions linguistiques se réveillent"
Par Kattalin LANDABURU, correspondante en Belgique

en cause des droits linguistiques spécifiques dont jouissent les francophones vivant en Flandre, dans la banlieue de Bruxelles.

La Flandre veut les voir pour la plupart disparaître, sauf dans quelques zones bien délimitées, au nom de l'intégrité territoriale et linguistique de sa région. Les francophones exigent de fortes contreparties pour accepter un tel scénario.

Cette question est au centre du conflit sur l'avenir du pays entre les deux grandes communautés du pays, les Flamands néerlandophones, majoritaires (60%) et les francophones de Wallonie et de Bruxelles.

Les premiers réclament une autonomie régionale de plus en plus poussée, voire l'indépendance pour les plus radicaux. Parmi les seconds, certains redoutent le début de la fin de la Belgique créée en 1830.

D'autant qu'à présent les partis flamands, à bout de patience, semblent déterminés à passer en force en faisant voter dès que possible la suppression des droits de manière unilatérale à la Chambre des députés, où ils détiennent la majorité. Ce qui créerait une véritable crise de régime.

"Il n'y a pas d'autre choix pour Yves Leterme"
Par Christophe ROBEET, specialiste de politique internationale

Cherchant à calmer le jeu, le roi Albert II a commencé à consulter les partis pour voir s'il y a un moyen de maintenir le gouvernement en place, ne serait-ce que quelques jours afin de donner une nouvelle chance aux négociations.

Le souverain a estimé "combien, dans les circonstances actuelles, une crise politique serait inopportune et porterait un grave préjudice d'une part au bien-être économique et social des citoyens et d'autre part au rôle de la Belgique sur le plan européen".

La Belgique, où l'Europe a son siège avec Bruxelles, risque en effet de démarrer en pleine pagaille politique la présidence tournante de l'UE qui lui revient en juillet.

"C'est dramatique pour la Belgique compte tenu du contexte européen. C'est terrible pour le prestige de notre pays", s'est inquiété le président du Parti populaire européen (conservateur), Wilfried Martens, un ex-Premier ministre belge.

Si le roi se résout à la chute du gouvernement, la convocation d'élections législatives anticipées courant juin serait inéluctable.

Elles se tiendraient juste avant le début de la présidence belge de l'UE, et alors que les formations flamandes indépendantistes sont en pleine progression dans les sondages: elles représenteraient quelque 40% de l'électorat flamand.

Déjà jeudi, une trentaine d'élus du parti nationaliste flamand Vlaams Belang ont salué à leur manière la démission du gouvernement en investissant la Chambre des députés belges pour y déployer une banderole réclamant l'indépendance de la Flandre. D'autres, se sont réunis devant le siège du Premier ministre, aux cris de "Que la Belgique crève!". Et une manifestation a rassemblé entre 1.000 à 3.000 personnes à Vilvorde.

La chute du gouvernement "ne fera gagner en Flandre que ceux qui veulent le séparatisme et la fin du pays", a réagi un dirigeant francophone, Olivier Maingain.

Selon Pierre Vercauteren, politologue à l'université de Mons en Belgique, la situation est sérieuse: "On croit de moins en moins à la survie de la Belgique à moyen ou long terme".

Commentaires (9)

Pauvre Mr Leterme

oui, ok Mr Leterme n'est pas disons "...en meilleur forme...". Mais en analysant son parcours, vous verrez que les francophones n'ont pas été tendres, mais la Flandre a été carrément insipide avec lui. Ils l'on poussé dans ses cordes : il doit rejeté la Belgique, et garder la Flandre. Le seul problème, c'est qu'en Belgique, la population ne vote pas pour tout le pays, mais selon les régions linguistiques. Donc, ils votent pour leur hommes politiques linguistiques. Et ceux ci doivent leur faire miroiter des tas de sornettes selon la langue, et la région linguistiques. Une fois, élu, ils sont confronté à la réalité économique du pays entier, des tas d'interactions que les régionalistes ne doivent pas gérer. Et là, ils sont hors des vecteurs. On est donc dans la contradiction, et quand cela se cristalise comme en ce moment, c'est galère. Et Mr Leterme a fait un très bon score, et donc a créer des jaloux en Flandre... Et il a pas tenu sa promesse politique, impossible, il fallait s'y attendre, et les partis flamands le savent, et jouent leur images de jeunes premiers, et de plus extrémistes que l'extrémiste... Je le plains plus, je me dit que c'était inévitable. Les partis sont pris à leur propre jeux, "de séparatistes doux = confédéralisme" qui changera dans 2 ans en "conséparatisme" sur la siscion du canal van den broek, de la région Bruxelloises et l'obligation de payer pour sortir de Bruxelles vers la Flandre, déjà les bus doivent changer le nom de la destination selon la région traversée...Et cela pas pour rire.

immaturire notoire

IL EST VRAI QUE LA BELGIQUE EST CONFRONTEE A DE PROBLEMES TRES COMPLEXES DU COMMUNAUTARISME. PAR CONTRE, YVEZ LETERME FAIT PREUVE D`UNE IMMATURITE NOTOIRE. COMBIEN DE FOIS DOIS-T-IL DEMISSIONER DANS SA VIE POLITIQUE?? RAPPELLEZ VOUS , CELLE-CI- N`EST PAS LA PREMIERE. EN OUTRE, QUANT ON FORME UN GOUVERNEMENT DE COALITION, UNE FOIS QUE LA COALLITION SE CASSE, IL EST QUE LE GOUVERNEMENT N`EST PLUS FORCEMENT LEGITIME, POUR RENFORCER CETTE LEGITIMITE, IL YA 3 SOLUTIONS: 1. ORGANISER DES ELECTIONS ANTICIPEE

2. LA DEMISSION DU GOUVERNEMENT

3. CONVAINCRE LE PARTI SORTI DE LA COALITION A LA REJOINDRE

APPAREMMENT MONSIEUR LETERME A CHOISI LA DEUXIEME SOLUTION.

Ce problème ne se résoudra

Ce problème ne se résoudra pas. La Flandre achète Bruxelles, aux Wallons. Le but paraît idiot, pourtant il révèle une action réfléchie et d'avenir. L'avenir, il y aura scission, que l'on veuille ou non. Le combat actuel, est surtout imposer la direction géographique flamande à une capitale européenne. La zone autour de Bxl deviendra citadine dans le futur. Imposer cette langue, c'est imposer que les finances iront bien vers elle dans le futur. Le reste c'est du bruit. La seule problèmatique, c'est l'Europe, qui se tait sur le territoire où elle existe réellement et physiquement. Les Européens sont pris entre la politique régionaliste, et la volonté de ne pas intervenir. Ce régionalisme qu'elle promeut est une porte ouverte aux « nationalisme-régional ». Les partis extrémistes l'ont compris, ils laissent le régionalisme s'installer, ce qui casse la politique nationale, puis ils imposent leur rythme « d'autonomie » dans toute l'Europe. Les partis flamands sont pris à la gorge, ils deviennent les potentiels gestionnaires du présent sans avenir national prévu à long terme, puisque les moyens légaux et financiers sont « européens ». Ils doivent pour exister pousser sur le régionalisme. Le problème ce sont les partis wallons qui n'arrivent pas à évoluer. Ils sont pris dans une nuée de problèmes économique, où le clientèlisme de grand papa existe toujours, et assure leurs ascendant dans la région. J'en arrive à penser que pour éviter de détruire toute nos chances économique avec Bruxelles, il faudrait l'intervention de l'Europe, et un référendum des habitants de Bruxelles, et périphérie pour une zone neutre sous l'Europe et gérer par elle. Ensuite, une scission réelle et rapide gérer par le monde international(comme la naissance). C'est honteux, mais inévitable, car dans un futur proche nous nous haïrons comme les serbes, ou le Kosovo. Ce que le parti flamand hier a fait, montre qu'il y a pas d'autre solutions, c'est accepter les impositions flamandes, contre des subsides(qui reste encore à discuter), ou refuser et se retrouver contre le VB sans rien avoir. Est ce réellement un accord, une transaction ou un marché de dupe qui dure depuis + de 10ans ?

bhv

bruxelles-hal-vilvoorde (pas vilgorde). Cela permet également à des francophones, d'être jugé dans leur langue en deuxième instance.

Un triste exemple

Voila ce qu'il se passe lorsque l'on donne trop de droits aux communautées et qu'on laisse impunément l'extrémisme se développés et envahi la sphère publique. La classe politique belge et aujourd'hui diviser (coté flamand comme coté wallon) entre extrémiste (qui ne représente pas les intérêt de la population) et immobiliste qui attende sans rien faire comme des poissons rouges dans leur bocal et regrde leur pays tomber en miette, sans jamais protester ni jamais s'indigner fortement contre les responsables.
La barrière linguistique fut la plus grand erreur de la belgique et c'est un bien triste exemple pour l'Europe qui nous démontre tout de même une chose; L'Europe ne pourra se construire durablement que sur un projet politique commun (parlement élu au suffrage universel direct) et pas sur des formes détournées de communautarisme archaïque qui ne conduirons qu'à la scission et à l'implosion du système.

l'allemagne n'a rien à dire ?

Tiens, ici on va noyer un pays où se trouve la communauté européenne. Ce qui a de super, c'est ici, il y a une économie pratiquement négative, et le déficit est évident. Mais, en plus, c'est un pays où se trouve la capitale européenne, et les extrémistes détruisent les relations entre communauté. Superbe image ... la capitale dans une guerre sociale, un lieu d'insécurité, et en plus avec des gouvernement qui tombent. Heu, c'est ça l'Europe ?

uncapable!

Ce monsieur doit demissioner maintenant une fois pour toute dans sa vie . Pour moi yves est trop incapable et irresponsable
un mauvais politicien
Qu´il change de Job car dans la politique il ne poura rien faire
je le suggere d aller pecher
Pardonner mes fautes car je sius Allemand.

La Belgique et la France ont

La Belgique et la France ont toutes deux de nombreux problèmes à résoudre. Mais, leurs politiciens préfèrent évoquer le problèmes de la Burqa pour détourner leur peuple de la réalité du pays.

Demission du 1er ministre Belge

Qu'est ce qui se passe réellement dans ce petit Pays d'europe occidental?

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