Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Les marchés prudents après la victoire d'Angela Merkel

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le crépuscule d'Angela Merkel"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le Sénat résiste à la vague Macron"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Kamel Daoud : "Enfermer la femme, c'est s'emprisonner soi-même"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Macron signant les ordonnances : une mise en scène "à l'américaine"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

L'île Maurice dépassée par le trafic de drogue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

La Catalogne en instance de divorce avec l'Espagne ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Législatives en Allemagne : indétrônable Merkel ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Fusillade entre armée et trafiquants au Mexique et des solutions pour les règles des femmes en Inde

En savoir plus

Asie - pacifique

Quelques clés pour comprendre la crise thaïlandaise

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/04/2010

Le face à face tendu entre "chemises rouges" et "chemises jaunes", ou "anti" et "pro" gouvernement, se poursuit à Bangkok. Le pays est divisé depuis le coup d'État militaire de 2006.

Les sit-in et manifestations se succèdent depuis près de quatre ans en Thaïlande, du côté des "chemises rouges" comme des "chemises jaunes". Les premiers jugent l'actuel gouvernement de Abhisit Vejjajiva illégitime, les seconds accusent l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra de corruption.

- Qui sont les "chemises rouges" ?
Le mouvement d’opposition thaïlandais, le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD), est plus connu sous le nom de "chemises rouges". Principalement composé de populations rurales pauvres, il compte aussi des étudiants et des activistes. Ce courant s'oppose au gouvernement du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, qu'il juge illégitime et élitiste. Il réclame la dissolution du Parlement et la convocation de nouvelles élections. Une partie seulement des "chemises rouges" soutient l'ancien Premier ministre, mais tous réclament une meilleure représentation des classes populaires, promise par Thaksin Shinawatra lorsqu'il était au pouvoir.

- Qui sont les "chemises jaunes" ?
Ce mouvement rassemble essentiellement des Thaïlandais des classes moyennes et aisées, qui soutiennent le gouvernement actuel. Ils sont favorables à la monarchie et fermement opposés à Thaksin Shinawatra, qu'ils accusent de corruption. Fin 2008, ils ont occupé l'aéroport de Bangkok et obtenu la dissolution du parti au pouvoir (Parti du pouvoir du peuple). Abhisit Vejjajiva, du Parti démocrate, est devenu Premier ministre à l'issue de législatives. Actuellement, les "chemises jaunes" dénoncent la paralysie du pays depuis l'occupation du centre-ville par les "chemises rouges". A leur tête, se trouvent un magnat des médias, Sondhi Limthongkul, et un ancien général, Chamlong Srimuang.

Les dates-clé de la crise thaïlandaise

19 septembre 2006 : Le Premier ministre Thaksin Shinawatra est renversé par un coup d'État militaire alors qu'il est en voyage aux États-Unis. Depuis, le pays est coupé en deux.

26 février 2010 : La Cour suprême de Thaïlande conclut que Thaksin Shinawatra a caché une partie de ses avoirs lorsqu'il était au pouvoir et ordonne la saisie de plus de la moitié de sa fortune (1,4 milliards de dollars).

14 mars 2010 : Des dizaines de milliers de "chemises rouges" envahissent le centre-ville de Bangkok et entament un siège dans les quartiers commercial et financier.

7 avril 2010 : L'état d'urgence est décrété.

10 avril 2010 : Les militaires tentent, sans succès, de déloger les "chemises rouges" d'un quartier de la vieille ville de la capitale. Les affrontements font 25 morts et plus de 800 blessés.

22 avril 2010 : Une série d'explosions meurtrières a lieu dans le quartier de Silom, à Bangkok.
 

Première publication : 23/04/2010

COMMENTAIRE(S)