Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

EUROPE

Un deuxième débat plus vif mais moins déterminant

Vidéo par David THOMSON , Cyrielle ABEHSERA

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/05/2010

Aucun candidat n'est sorti vainqueur du deuxième débat télévisé en vue des législatives, où le ton était plus vif que lors du précédent. L'"outsider" Nick Clegg a bien résisté aux attaques de ses rivaux Gordon Brown et David Cameron.

AFP - Plus combatifs qu'à leur premier débat télévisé en vue des législatives, les chefs des trois principaux partis britanniques ont échangé leurs arguments sur l'Europe, l'Afghanistan, le climat ou l'immigration sans qu'aucun prenne un avantage déterminant, jeudi soir.
   
Le Premier ministre Gordon Brown a reproché au leader libéral-démocrate Nick Clegg de contribuer à affaiblir le Royaume-Uni et au chef des conservateurs David Cameron de vouloir l'isoler en Europe lors du deuxième débat axé sur la politique étrangère.
   
La prestation de Nick Clegg, déclaré vainqueur haut la main du premier débat par les médias, était très attendue. Elle avait suscité un regain de popularité dans les sondages du parti libéral-démocrate (centriste), traditionnellement le troisième parti de la vie politique britannique.
   

SUR LES OBSERVATEURS


"Nick vous nous laisseriez faibles, et David vous nous laisseriez isolés en Europe", a accusé M. Brown, en concluant ce débat organisé par la chaîne Sky News à Bristol (sud-ouest). Guère épris des caméras de télévision, le Premier ministre avait auparavant souhaité un débat portant sur la substance pas sur "le style et les relations publiques".
   
Il ne sert à rien de "répandre la peur", a rétorqué avec assurance M. Clegg, dont le parti pourrait servir de pivot à une coalition gouvernementale dans l'hypothèse, très probable au vu des sondages, où aucun parti ne remporterait la majorité absolue aux élections.
   
A plusieurs reprises, MM. Clegg et Brown ont semblé former une alliance tacite pour dénoncer le risque posé à leurs yeux par David Cameron, dont le parti tente de revenir au pouvoir après 13 ans d'opposition.
   
"Nous sommes plus forts ensemble et plus faibles séparément", a estimé le très europhile Nick Clegg, en défendant avec vigueur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne.
   
A M. Cameron qui disait vouloir "être dans l'Europe, pas dirigé par l'Europe", M. Brown a répondu en l'accusant de vouloir une "Grande-Bretagne étriquée", isolée de ses partenaires.
   
M. Clegg n'a pas mâché ses mots en reprochant aux Tories d'avoir quitté le PPE,

"Beaucoup de pression également sur David Cameron"
l'alliance de centre-droit au Parlement européen, pour rallier un petit bloc anti-fédéraliste avec des partis tchèques et polonais, une bande de "barjots" antisémites selon lui.
   
Une vive passe d'armes l'a opposé à M. Brown sur la volonté des "Lib Dems" de renoncer à la modernisation du système britannique de missiles balistiques nucléaires Trident - dont le coût est estimé par le gouvernement à 20 milliards de livres - à l'horizon 2020.
   
"Un peu de bon sens", a lancé le chef du gouvernement à M. Clegg en évoquant le danger nucléaire représenté selon lui par l'Iran ou la Corée du Nord.
   
Alors que les derniers sondages ont ramené les libéraux-démocrates presque au niveau des Tories, la presse conservatrice avait attaqué jeudi le "troisième homme" Nick Clegg.
   
Le Daily Telegraph avait consacré sa Une aux "révélations" sur des dons d'hommes d'affaires versés directement sur le compte bancaire de Nick Clegg et non sur celui du parti. Lors du débat, M. Clegg les a balayées du revers de la main, les qualifiant de "balivernes".
   
Une moyenne de cinq sondages instantanés diffusés immédiatement après le débat donnait MM. Clegg et Cameron quasiment à égalité (respectivement 33,8% et 32,8% d'avis favorables), devant M. Brown (27,6%).
   
"Gordon Brown a été bien meilleur, Nick Clegg est resté fort, et David Cameron a fait mieux que se défendre", estimait le Guardian dans son éditorial. Surtout, le débat "a montré que la poussée des Libéraux-démocrates n'était pas un accident et sera probablement durable", argumentait le quotidien de centre-gauche.

 

 

Première publication : 23/04/2010

  • SUR LES OBSERVATEURS

    Nick Clegg transformera-t-il l'essai ?

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    Les débats télévisés électoraux, une révolution réglée au millimètre

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    Brown, Cameron et Clegg prêts à en découdre sur le Web

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)