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EUROPE

"Il ne faut pas être complaisant avec la Grèce", affirme Christine Lagarde

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/04/2010

Dans un entretien au Journal du Dimanche, la ministre française de l'Économie a expliqué que la solidarité européenne à l'égard de la Grèce ne voulait pas dire "être complaisant" et que des mécanismes de contrôle devaient être mis en place.

AFP - Il ne faut pas être complaisant avec la Grèce, a déclaré Christine Lagarde, ministre française de l'Economie, dans une interview publiée dimanche par le JDD (Journal du Dimanche).
   
Pour Mme Lagarde, aider la Grèce, en très graves difficultés financières, relève de la solidarité, "nous défendons le territoire de l'euro".
   
"Lorsqu'une partie de ce territoire est attaquée, et que notre devise commune est sous pression, on est tous tenus d'être solidaires", a-t-elle ajouté avant de préciser que "que cela en veut pas dire qu'il faille être complaisant".
   
"J'espère, a encore indiqué Mme Lagarde, que le Parlement sera ouvert à cette logique".
   
Le 3 mai prochain, le parlement français va débattre du plan d'aide du gouvernement à la Grèce, qui porte sur 6,9 milliards d'euros, dont 3,9 milliards immédiatement.
   
Si la Grèce rembourse rubis sur l'ongle les 3,9 milliards prêtés par Paris, les intérêts gagnés par la France s'élèveraient à 150 millions d'euros, a encore indiqué Mme Lagarde.
   
Selon la ministre française, la Grèce "n'a pas tenu ses engagements" en rejoignant le cercle de l'euro, en présentant des "chiffres erronés" et en suivant des "politiques économiques inadaptées".
   
Pour Mme Lagarde, "il nous faudra des mécanismes de contrôle pour que l'on soit certain de ne pas tomber dans un puits sans fonds, c'est toute la mission qui incombe à la Commission européenne et au FMI".
   
La ministre a encore donné des indications sur le taux auquel la France va prêter 3,9 milliards d'euros à la Grèce, soit 5%.
   
Ce taux est flanqué sur l'Euribor (un des deux taux en vigueur sur le marché monétaire de la zone euro", auquel la France a rajouté une marge de sécurité de 3%.
   
Si une partie des sommes prêtées n'était pas remboursée intégralement, on rajouterait encore 1% et un complément de 0,5%.
   
Selon Mme Lagarde, la France a emprunté ces 3,9 milliards d'europs à 1,5% sur 3 ans hors assurance. Le mécanisme prévu devrait donc mettre la France "plus qu'à l'abri".
   
Depuis que la Grèce a demandé une aide d'urgence à l'UE et au FMI, des prêts d'urgence sont préparés par les pays de l'UE et le FMI.
   
La prochaine échéance à laquelle doit faire face la Grèce est le 19 mai. Ce jour là, la Grèce doit rembourser 8,5 milliards d'euros.

 

Première publication : 25/04/2010

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