Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 2)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 1)

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le Festival de Carthage souffle ses 50 bougies !

En savoir plus

FOCUS

Angela Merkel au sommet de son pouvoir?

En savoir plus

MODE

Les collections de l'été 2015 déjà au salon Who's Next à Paris

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Xavier Bettel, Premier ministre luxembourgeois

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Alexander Stubb, Premier ministre finlandais

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Françoise Degois, auteur de "Quelle histoire!"

En savoir plus

DÉBAT

Israël – Gaza : l’offensive se durcit, le bilan s’alourdit

En savoir plus

  • Vol MH17 : les boîtes noires vont être analysées au Royaume-Uni

    En savoir plus

  • Londres relance l'enquête sur la mort de l'ex-espion russe Litvinenko

    En savoir plus

  • Tour de France : l'Australien Mick Rogers vainqueur dans les Pyrénées, Pinot sur le podium

    En savoir plus

  • Les télévisions libanaises unissent leur voix pour soutenir Gaza

    En savoir plus

  • Gaza : l'armée israélienne annonce la disparition d'un de ses soldats

    En savoir plus

  • Le FBI accusé de transformer des citoyens musulmans en terroristes

    En savoir plus

  • Les négociations de paix en Centrafrique tournent court à Brazzaville

    En savoir plus

  • Paris confirme la livraison du premier Mistral à Moscou, le second en suspens

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : victoire du réformateur Joko Widodo

    En savoir plus

  • Transferts : le Colombien James Rodriguez quitte Monaco pour le Real Madrid

    En savoir plus

  • Dunga sélectionneur : le manque d’imagination du football brésilien

    En savoir plus

  • À Sarcelles, des dignitaires juifs et musulmans ont prié pour la paix

    En savoir plus

  • Transferts : Patrice Evra quitte Manchester United pour la Juventus Turin

    En savoir plus

  • Gaza : au Caire, Ban Ki-moon et Kerry veulent arracher un cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Les milices libyennes s’affrontent pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli

    En savoir plus

  • "Quelle opération ciblée !", quand Kerry ironise sur les frappes israéliennes

    En savoir plus

  • Sous pression, Moscou dément avoir livré des missiles aux pro-russes

    En savoir plus

Asie - pacifique

Le Premier ministre menace de reprendre le centre de Bangkok par la force

Vidéo par Karina CHABOUR

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/04/2010

Le chef du gouvernement a annoncé que les chemises rouges, qui manifestent depuis un mois dans le centre ville de Bangkok, seraient délogés par la force. Les opposants demandent la tenue d'élections législatives anticipées.

AFP - Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a réaffirmé dimanche sa volonté de déloger les manifestants qui paralysent le centre de Bangkok, dans une émission télévisée aux côtés du chef de l'armée censée témoigner d'une certaine unité au sommet du pouvoir.
   

À la Une : Thaïlande, anatomie d'une contestation

"Il y aura une opération pour reprendre Ratchaprasong mais nous ne pouvons révéler le processus, les mesures et le moment, parce que cela dépend de plusieurs facteurs", a déclaré Abhisit.
   
Les "chemises rouges", qui exigent des élections anticipées, manifestent depuis la mi-mars pour faire tomber le gouvernement et occupent depuis trois semaines un quartier touristique et commerçant autour duquel ils ont érigé des barricades.
   
Nombre de femmes et quelques enfants y campent actuellement, rendant une opération des forces de l'ordre particulièrement délicate. La crise a déjà pris un tour radicalement violent avec les affrontements du 10 avril (25 morts, plus de 800 blessés) et les attaques à la grenade de jeudi (un mort, 85 blessés).
   
"Le problème n'est pas tant de savoir s'il faut ordonner une dispersion mais plutôt de savoir comment régler la crise", a ajouté Abhisit, contraint depuis six semaines d'expédier les affaires courantes depuis un camp militaire en banlieue de Bangkok.
   
Pressé par son camp d'en finir, le Premier ministre est apparu avec le chef de l'armée, Anupong Paojinda, pour faire taire des rumeurs de désaccords.
   
"Nous sommes une armée pour la nation, pour la monarchie et pour le peuple. Nous ferons notre travail sans prendre parti. Nous suivrons la politique du gouvernement", a assuré le général lors de cette émission pré-enregistrée samedi.
   
Le général avait pris la parole publiquement jeudi, dans un entretien avec l'AFP, pour indiquer qu'il n'entendait pas recourir à la force contre les manifestants. Des déclarations en contradiction avec des propos très durs d'un porte-parole militaire quelques heures avant.
   
La presse et de nombreux analystes ont par ailleurs fait état depuis des semaines de divisions au sein des forces de l'ordre. Anupong s'est employé à les minimiser.
   
"Quant à une scission au sein de l'armée, il est possible qu'il y ait des scissions dans une grande organisation, mais le nombre de personnes qui ont des idées différentes est très faible et ne pose pas de problème", a-t-il expliqué.
  
Les "chemises rouges" affirment qu'une opération militaire est imminente, citant des sources amies au sein de l'armée. "Abhisit a ordonné la répression de nos partisans sous 48 heures", avait affirmé samedi l'un des cadres du mouvement, Nattawut Saikuar.
   
L'armée reste un acteur incontournable de la vie politique, à l'origine du coup d'Etat qui a renversé en 2006 l'ex-Premier ministre en exil et idole des "rouges", Thaksin Shinawatra.
   
La communauté internationale - Etats-Unis et ONU en tête - a appelé à plusieurs reprises les protagonistes du conflit à proscrire la violence et résoudre le conflit de façon pacifique.
   

Mais les espoirs d'un règlement de la crise semblaient s'éloigner après le rejet par Abhisit d'une offre des manifestants, qui s'étaient déclarés prêts au dialogue sous réserve de dissolution dans un délai de 30 jours et d'élections sous trois mois.
   
Le chef du gouvernement a accepté l'idée d'organiser des élections avant l'expiration de son mandat fin 2011, mais rejette le délai réclamé par les "chemises rouges". Les prémices d'un dialogue s'étaient déjà soldées par un échec fin mars.
   
Une dissolution de la chambre basse "doit être effectuée pour le bien de tout le pays et non simplement pour celui des +chemises rouges+, et cela doit être fait au bon moment", a-t-il estimé.

 

Première publication : 25/04/2010

  • THAÏLANDE

    Quelques clés pour comprendre la crise thaïlandaise

    En savoir plus

  • SUR LES OBSERVATEURS

    Malgré les violences en Thaïlande, "les étrangers ne sont pas très inquiets"

    En savoir plus

  • THAÏLANDE - EXCLUSIF

    Au cœur des affrontements entre armée et "chemises rouges" à Bangkok

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)